Programmation budgétaire : le Sénat vote un texte plus sévère

Publié le 03/11/2022 - 09:09
Mis à jour le 03/11/2022 - 09:09

Le Sénat dominé par la droite a adopté dans la nuit de mercredi 2 à jeudi 3 novembre 2022 le projet de loi de programmation budgétaire 2023-2027, moyennant des réductions des dépenses publiques plus ambitieuses que celles prévues par le gouvernement. Ce texte de "pilotage" avait été rejeté fin octobre en première lecture par l'Assemblée nationale, faute de majorité absolue pour les macronistes.

 © Sénat
© Sénat

Le gouvernement ne se résout pas à abandonner son projet de loi. "Laisser notre pays sans cadre et sans trajectoire écornerait profondément sa crédibilité", notamment auprès de ses partenaires européens, a insisté le ministre des Comptes publics Gabriel Attal devant le Sénat. "La France a besoin d'une loi de programmation des finances publiques", des fonds européens risquant de ne pas être versés, avait aussi affirmé plus tôt Pierre Moscovici, président du Haut Conseil des Finances publiques, en commission à l'Assemblée.

Le déficit public devra passer sous les 3% du PIB dès 2025, et non en 2027

Le Sénat a bien validé le projet de loi, mais remanié. Députés et sénateurs devraient prochainement chercher un compromis sur ce texte, afin qu'il puisse poursuivre favorablement son cheminement parlementaire. Selon la version validée dans la nuit de mercredi à jeudi, le déficit public devra passer sous les 3% du PIB dès 2025, et non en 2027 comme le prévoit le gouvernement. Les dépenses "ordinaires" des administrations centrales devront pour cela diminuer de 0,5% en volume chaque année dès 2023, comme les dépenses des collectivités.

La "nouvelle trajectoire de baisse des dépenses" est "plus sérieuse et plus ambitieuse", a vanté le rapporteur général Jean-François Husson (LR). "Vous avez proposé (...) 37 milliards d'euros de réduction des dépenses, nous allons dire que c'est ambitieux, très ambitieux", avait lancé plus tôt le ministre de l'Economie Bruno Le Maire, disant toutefois espérer un compromis.

Mais les sénateurs sont au contraire allés plus loin durant la séance, en votant un amendement des Indépendants pour prévoir une réduction de 5% sur l'ensemble du quinquennat des emplois publics, au lieu d'une stabilité globale comme le souhaite le gouvernement. Concernant les collectivités, ils ont refusé "l'inacceptable système de surveillance et de sanctions" inscrit à l'article 23 du texte pour garantir le respect de l'évolution de la dépense locale.

Sur un autre volet, un amendement écologiste a été approuvé afin que la politique énergétique nationale intègre les "moyens financiers nécessaires à l'atteinte des objectifs" fixés.

La gauche s'est cependant prononcée contre l'ensemble du projet de loi, qui traduit "une obsession pour la baisse des impôts" au détriment de "politiques volontaristes" d'après les socialistes. Les communistes ont dénoncé "l'austérité" et une "surenchère de la majorité sénatoriale".

(AFP)

Politique

Carte scolaire : le département du Doubs retenu pour une expérimentation nationale

Le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, a réagi dans un communiqué du 11 mai 2026 suite à l’annonce du ministère de l’Éducation nationale concernant la sélection du département parmi les territoires pilotes d’une expérimentation nationale sur la démographie scolaire et l’organisation de la carte scolaire.

Doubs : l’opposition dénonce un désengagement sur l’eau et des incertitudes autour du Fort Griffon

À l’issue de l’Assemblée départementale du 27 avril 2026, le groupe Doubs social écologique et solidaire (DSES) alerte sur plusieurs dossiers qu’il juge préoccupants : la politique de l’eau, la gestion du Fort Griffon et la stratégie en matière de logement.

Chômage des travailleurs frontaliers : une plus longue prise en charge par la Suisse

L’accord trouvé apporte une correction attendue : la durée pendant laquelle le pays d’emploi paie l’indemnisation du travailleur sera portée de trois à six mois. Le député européen Christophe Grudler (Renew Europe / MoDem), rapporteur du Parlement européen pour les relations avec la Suisse, se félicite de l’accord trouvé sur la révision des règles européennes de coordination des systèmes de sécurité sociale, après près de dix ans de négociations à Bruxelles et à Strasbourg.

Bourgogne Franche-Comté : 42,6 M€ de financements votés lors de la dernière commission permanente

Réunis en commission permanente à Dijon, jeudi 30 avril 2026, les élus de la Région Bourgogne-Franche-Comté ont adopté un ensemble de financements représentant un montant global de 42,6 millions d’euros. Ces décisions couvrent un large éventail de politiques publiques, allant du développement économique à la culture, en passant par l’agriculture, les mobilités, la transition énergétique ou encore le sport.

Les élus du Département du Doubs interrogent le cumul des mandats de Ludovic Fagaut

Dans un communiqué du 30 avril 2026, les élus bisontins de l'opposition "Doubs Social Écologique et Solidaire" (DSES) réagissent à la situation de Ludovic Fagaut et à ses différents mandats au sein de la mairie de Besançon, de Grand Besançon Métropole et du Département du Doubs.

151 nouveaux maires reçus à la préfecture du Doubs

Aux côtés de plusieurs acteurs de la région tels le Département du Doubs, l’ARS, la DDT ou encore les finances publiques, 151 nouveaux maires se sont rendus ce 28 avril 2026 à la préfecture du Doubs. Une journée dédiée aux nouveaux élus qui pourront poser leurs questions au cours des différents ateliers proposés.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.1
légère pluie
le 18/05 à 15h00
Vent
2.71 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
88 %

Sondage