Quand le sous-sol d'un CFA bisontin se transforme en Tour Paris 13...

Publié le 14/03/2014 - 10:55
Mis à jour le 14/03/2014 - 11:47

Le sous-sol du CFA Hilaire de Chardonnet à Besançon se transforme en locaux dédiés au street art ! Emmanuel Dumont, professeur d’arts appliqués depuis plus de 15 ans dans l’établissement a décidé d’intégrer à son programme la découverte et l’application de ce « mouvement artistique contemporain, pluridisciplinaire, complexe et populaire » à ses 300 élèves… Les portes ouvertes se dérouleront samedi 15 mars ! Pour l’occasion, les oeuvres seront mises en valeur par le travail de lumières de Spot Light.

maCommune.info : Quel est l’objectif de Street art en sous-sol ?

Emmanuel Dumont : "Le street art n'est pas une fin en soi, mais constitue pour les élèves la porte d'entrée vers l'art. Par la diversité de ses réalisations, fresques, graffitis, installations, anamorphoses(...) le street art permet aux élèves de s'approprier des formes d'expressions artistiques contemporaines variées et d'en découvrir les techniques."

mC : Comment avez-vous eu l’idée d’organiser cette exposition avec du street art ?

E-D : "Depuis plusieurs années, avec ma compagne nous parcourons la plupart des expositions de Street art en France, nous visitons des galeries, des festivals.Bien Urbain, le festival d'Art Urbain de Besançon a trouvé sa place, son public et ne cesse de croitre, il porte l'image de Besançon en France et à l'international, dans ce secteur artistique en plein essor.

Je souhaitais vraiment que mes élèves ne passent pas à coté de ce mouvement artistique contemporain, pluridisciplinaire, complexe et populaire."

mC : Qui réalisent ces oeuvres ? Quels niveaux ont-ils ? Y-a-t-il des intervenants extérieurs au CFA ?

E-D : "Chaque œuvre est réalisée par un ou plusieurs élèves. Ils sont de niveaux différents, CAP, Mention Complémentaire, BP, BAC PRO...Nous envisageons des partenariats avec des interventions extérieures, à ce jour une seule à eu lieu avec les professionnels de l'ASEP, mais j'ai des contacts avec divers noms du Street art français, qu'il me faut faire aboutir."

mC : Quelle surface est utilisée dans le sous-sol ?

E-D : "Je tente de saturer l'espace, chaque recoin, chaque centimètre carré fait l'objet d'un traitement à la longue."

mC : Pourquoi travailler en sous-sol ?

E-D : "Les sous-sols sont utilisés comme vestiaires et salle de Tennis de Table par mes collègues d'EPS, ils offrent une grande surface de travail potentiel (plusieurs centaines de mètres carrés), leur revêtement en béton brut s'adaptait parfaitement à la technique du graffiti en pochoir, préparé en salle puis bombé ensuite."

mC : Quelles techniques artistiques sont employées pour décorer, remplir les murs du lieu ?

E-D : "Durant le cours, mes élèves appréhendent des techniques proches de celles de leur secteur d'activité, notamment le pochoir encore. Je veille à élargir le champ des techniques afin de leur permettre de mieux développer leur créativité et d'acquérir ces techniques."

mC : Quels styles artistiques y trouve-t-on ? Du Pop art ?

E-D : "En effet l'inspiration Pop art est bien présente, ainsi que l'Opt art et ses illusions d'optiques, des hommages aux grands graffeurs ont été réalisés, Blake le Rat l'inspirateur de toujours de Banksy... C 'est notre tour Paris 13 à nous.

mC : Est-ce que les apprentis artistes ont des consignes à respecter pour s’exprimer dans le sous-sol ou est-ce qu'ils ont carte blanche ?

E-D : "Je choisis en général les emplacements pour veiller à la cohérence globale, les élèves choisissent leurs visuels, le respect d'autrui et de la dignité humaine sont quasiment les seules règles."

mC : Pouvez-vous nous donner des exemples qui inspirent vos élèves ?

E-D : "Aprés la reproduction d’œuvres de locomotives du Street art, Blake le Rat, Banksy, Sheapard Fairey, ou d'artistes, Delacroix, Hecher, les personnages de chez Marvel ainsi que les héros de leurs jeux ou dessins animés ont fait leur apparition, la Mode également, avec une paire de Talons Louboutin..."

mC : Combien de temps leur a-t-il fallu pour remplir l’espace ?

E-D : "C'est un lieu vivant en constante évolution, nous avons commencé en janvier 2013, jusqu'en juillet de la même année, depuis janvier de cette année, c'est reparti! La directeur du CFA souhaite à présent que nous investissions aussi d'autre lieux avec d'autres formes d'expression, nous venons de commencer une salle de jeux de l'internat. La salle du self est en discussion."

Infos pratiques

  • Ouverture au public le 15 mars 2014
  • De 9h à 16h30
  • Entrée gratuite
  • CFA Hilaire de Chardonnet
  • 3 Chemin de la Malcombe, 25000 Besançon

Culture

Le Doubs à la Belle Époque, un voyage au cœur de la mémoire comtoise

À travers 300 cartes postales anciennes, l’ouvrage Le Doubs d’antan, sorti le 24 septembre 2026 et signé Jean-Claude Barbeaux, retrace le quotidien des Doubiens au début du XXe siècle. Publié aux Éditions Hervé Chopin dans la collection "Images d’antan", ce livre met en lumière les activités économiques, les transformations des transports et les premiers développements du tourisme dans le département.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

À Besançon, Ludovic Fagaut accusé de dépolitiser l’art

Dans un communiqué de presse, l’ex-adjointe en charge de la Culture et conseillère municipale à la Ville de Besançon, Aline Chassagne (PCF) dénonce une « mise en pratique » de la « cancel culture » par le maire de Besançon Ludovic Fagaut. La raison à cela ? La décision prise par la Ville de Besançon de débaptiser le nom de l’exposition "Ni Dieu ni maître ! Art et anarchie de Courbet à Banksy" qui sera présente à Besançon du 27 février au 4 juillet 2027, pour "L’Art en liberté. De Courbet au Street art". Une décision également dénoncée en vidéo par Hélène Magnin-Feysot, conseillère municipale (LFI) sur ses réseaux sociaux.

À Besançon, Céline Girard redonne vie aux céramiques brisées grâce à l’art japonais du kintsugi

Installée à partir du 4 novembre 2026 Grande Rue, à Besançon, la restauratrice de céramiques Céline Girard perpétue la méthode traditionnelle japonaise du kintsugi. À l’Atelier Yumi Kintsugi, elle répare les objets abîmés à l’aide de laque végétale urushi et de poudre métallique, notamment d’or, pour faire des traces de la cassure un élément esthétique à part entière.

Le Festi’Diff revient faire vibrer la scène au rythme de l’inclusion à Labergement-Sainte-Marie

Le Festi’Diff de l’Espace Mont d’Or proposera une 9e édition placée sous le signe du partage, de la création et de l’inclusion les 13 et 14 novembre 2026 à l’Espace des Vallières de Labergement Sainte-Marie. Un événement pensé pour et autour de l’intégration du public handicapé ou empêché pour que "les différences ne soient plus un handicap, mais un enrichissement".
 

Festival de la photographie à Besançon – Rencontre avec GLADYS, figure singulière de la photographie contemporaine française

VIDÉO • Il y a des photographies que l’on regarde et puis il y a celles qui nous regardent en retour. À Besançon, la rencontre avec la photographe GLADYS appartient à cette seconde catégorie. À l’occasion du Festival de la photographie, organisé par Grain d’Pixel, la Galerie de l'ancienne poste accueille, jusqu'au 25 octobre 2026, le travail de cette photographe française de renommée internationale. Une exposition qui s’inscrit dans un contexte tout particulier : celui du bicentenaire de la photographie, qui invite à célébrer deux siècles d’images, mais aussi à s’interroger sur ce que la photographie continue de raconter de notre époque...
 

Tableau de Gustave Courbet : droit de réponse de Me Béatrice Cohen

DROIT DE RÉPONSE • En tant que conseil de la société adjudicataire du tableau litigieux, Béatrice Cohen, avocate au Barreau de Paris, souhaite apporter plusieurs précisions à la suite de la publication, le 10 septembre 2026, sur le site MaCommune.info, de l’article intitulé Une expertise judiciaire conclut à l’authenticité d’un tableau inédit de Gustave Courbet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 11.94C°
légère pluie
le 17/10 à 20h00
Vent
4.13 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
88 %

Sondage