Quelles sont les nouvelles mesures du gouvernement pour la sécurité routière ?

Publié le 18/07/2023 - 10:37
Mis à jour le 27/07/2023 - 09:27

Avec pour objectif d'améliorer la prise en charge des victimes et réduire le nombre d'accidents de la route, la Première ministre Elisabeth Borne a présenté 38 nouvelles mesures au Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) dont la création d'une qualification d’"homicide routier”, lundi 17 juillet.

Pour rappel en 2022, près de 3.260 personnes avaient perdu la vie sur les routes de l'Hexagone. Selon la Première ministre, "un accident mortel sur cinq implique un conducteur positif aux stupéfiants, près d'un sur trois est alcoolisé". Face à ce fléau, le gouvernement entend être "intraitable" et souhaite renforcer les sanctions. Concrètement, quelles sont-elles ?

Des sanctions plus lourdes pour la drogue au volant

Pas de seconde chance pour ceux qui prendront la route sous drogue. Les automobilistes perdront huit points sur leur permis de conduire, contre six actuellement et devront se soumettre à un stage obligatoire. Le gouvernement souhaite également systématiser les suspensions administratives prononcées à leur encontre tout comme l'immobilisation des véhicules.

La durée de suspension administrative du permis pourra aller jusqu’à 6 mois et être portée à 1 an en cas d’accident ayant entraîné la mort ou un dommage corporel, ou de refus de se soumettre aux vérifications, a précisé le ministère.

Actuellement, conduire après avoir consommé des drogues peut être puni jusqu'à 2 ans d'emprisonnement et 4.500 euros d'amende. La suspension du permis pour une durée de 3 ans maximum est déjà prévue, sans aménagement possible en dehors de l'activité professionnelle.

"Homicide routier"

Une nouvelle mesure qui fait déjà parler d'elle. Cette requalification d'"homicide routier" remplace celle d'"homicide involontaire", une "infraction nouvelle", "spécifique", "détachée des autres homicides et blessures involontaires" dans le code pénal, selon Gérard Darmanin. Ce changement d'appellation s'appliquerait en toute circonstance, que le conducteur ait consommé ou non, de l’alcool ou des stupéfiants et interviendrait après modification du code pénal. Si le terme change, les peines elles, restent identiques : 5 ans de prison pour un homicide routier simple, et 10 ans pour le même délit commis avec des circonstances aggravantes telles que l'usage de la drogue, de l'alcool ou encore des excès de vitesse.

Excès de vitesse plus lourdement punis

Le gouvernement promet aussi une plus grande sévérité à l'encontre des excès de vitesse qui "restent la première cause d’accidents sur les routes françaises", selon Mme Borne. Ces derniers sont plus durement sanctionnés et deviennent automatiquement un délit, puni par deux mois d’emprisonnement, 3.750 euros d’amende et un retrait de six points.

Dénonciation frauduleuse pour une infraction

Une autre mesure va voir le jour, celle de la dénonciation frauduleuse du conducteur autour d’une infraction. Selon le ministre de la Justice, Éric Dupond-Moretti, cette mesure s'applique aux "petits malins" qui "pour ne pas perdre les points dénoncent le grand-père ou la grand-mère, qui acceptent naturellement d’être le faux auteur de l’infraction".

Suspension temporaire de permis pour vérification médicale

Enfin, Élisabeth Borne a annoncé que le gouvernement allait "permettre la suspension du permis le temps d’une vérification médicale d’aptitude à la conduite, dès lors qu’une infraction aura un problème médical pour origine présumée".

Info +

En 2020, les membres de l'Union européenne ont pris l'engagement de réduire le nombre de tués sur leurs routes à l'horizon 2030. Pour beaucoup, cette nouvelle batterie de mesures reste bien trop timide pour y parvenir.

Politique

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 12.52C°
couvert
le 26/10 à 16h00
Vent
1.85 m/s
Pression
1021 hPa
Humidité
78 %

Sondage