Plusieurs projets d’aménagements seront passés au crible ce jeudi soir lors du Conseil municipal de Besançon. Seront évoquées les opérations de Saint-Jacques, Viotte, les Vaites, le Haut-du-Chazal ou encore Vauban.
Quelques ajustements devront être effectués sur certains projets comme celui de Saint-Jacques après le départ de Vinci et la remise à plat du projet et les compléments d’études lancés (passant de 18 à 20 millions la participation de la Ville).
Concernant le sujet des Vaîtes, Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, affirme qu’aucune évolution n’est prévue et qu’un travail est en cours. Face à ses détracteurs, il affirme s’être toujours opposé au R+9 et R+10 qui était initialement présenté (neuf à 10 étages des trois tours). Dans la continuité du projet, la construction d’une école est prévue. Son coût ? "Aux alentours de 12 millions", nous indique-t-on ce jeudi en conférence de presse. Un chiffre, qui, selon le maire, était équivalent à la réhabilitation.
Sur ce point, les avis divergent. Au début du mois de septembre 2026, nous nous étions rendus dans un des jardins des Vaîtes. Les six organisations (Jardin des Vaîtes, France Nature Environnement, Solidaire 25, Confédération Nationale du Logement, Alternatiba et la Confédération Paysanne) s’associaient pour annoncer un recours au tribunal administratif afin de s’opposer à la zone d'aménagement concerté (ZAC) et au projet d’école. En cause ? Une rénovation estimée "à 4-5 millions", nous indiquait-on.
Avisé de ce point en conférence de presse ce lundi matin, le maire affirme avoir eu les résultats d’une étude et préférer créer un bâtiment neuf afin de procéder à l’installation d’un système de géothermie sur ce groupe scolaire. "L’association des Vaîtes prend les chiffres qui l'arrangent", souligne le L. Fagaut qui insiste sur le fait qu’il était d'ailleurs "à peine plus coûteux de réhabiliter l’école".
Au total, 120 élèves de maternelle et 160 élèves en élémentaires seront accueillis "à la rentrée de septembre 2028". Qu’en est-il d’un possible retard du projet face au recours au TA ? À cette question, le maire répond que ce dernier "n’est pas suspensif" et "n’empêche pas le développement des projets".
À propos du projet des Vaîtes
Guillaume Bailly, élu en charge de l’urbanisme, a refait un point sur les détails du projet des Vaîtes. La Ville de Besançon est engagée à hauteur de 16 millions d’euros (sur un coût global de 32 millions d’euros). "Nous avons 4,5 M€ d’acquisition de terrain, 2,6 M€ d’études et honoraires, 19 M€ de travaux de réalisation et construction, 1,2 M€ de frais de gestion et de commercialisation, 149.000 € de taxes et impôts sur les acquisitions, 3,1 M€ la rémunération de la société Territoire 25, 1,9 M€ de frais financiers de l’opération. En recette, nous estimons les cessions foncières à 15,6 M€", précise l’adjoint.
Le tout avec un déficit de 58 millions d’euros pour "l’ensemble des projets structurants"et "récupérés par l’actuelle mandature", rappelle le maire.
Une modification de l’article 15 du règlement intérieur
Autre point qui va susciter le débat ce jeudi : la modification du règlement intérieur. Selon la volonté du maire, deux temps de parole de cinq minutes seront désormais autorisés par groupe politique et par rapport (pour rappel, le conseil municipal de Besançon compte quatre groupes d’opposition).
Cette décision a été prise suite à la longueur du dernier conseil communautaire (8h15) : "On fait face à une obstruction démocratique par notre opposition (…) on se doit d’avoir un débat de fond, fluide et lisible. Pas un débat noyé avec 13 personnes de l’opposition (…) le Conseil municipal n’est pas non plus une tribune nationale", affirme Ludovic Fagaut qui prend en exemple les débats organisés à la Région qui comportent deux interventions de trois minutes par groupe.
Aussi, le maire tient à préciser que les élus de l’opposition pourront "s’exprimer plus longuement" lors des débats budgétaires.
Concernant un éventuel recours au tribunal administratif, le maire a rappelé la "victoire politique" de son arrêté anti-mendicité agressive.


