"Compte-tenu de la gravité des faits et de l'émoi qu'ils ont suscité", ces deux anciens élèves de l'établissement, un garçon et une fille, ont été présentés au parquet de Besançon, a précisé à l'AFP le procureur Cédric Logelin.
Le débat devant le juge des libertés et de la détention était en cours mardi en fin de journée. Le parquet a demandé le placement des deux adolescents sous contrôle judiciaire avec un couvre-feu et l'interdiction d'entrer en contact avec la victime et entre eux.
Les suspects, poursuivis pour "destruction par moyens dangereux"
Lundi à 9H40, la voiture d'une femme de 25 ans, assistante prévention et sécurité au collège Voltaire, a pris feu sur un parking situé à proximité de l'établissement, dans le quartier de Planoise à Besançon.
Les deux adolescents, identifiés par la police grâce à un témoin et à la vidéo-surveillance, "ont reconnu avoir mis le feu à la voiture, mais ils ont déclaré qu'ils ne savaient pas à qui elle appartenait", selon M. Logelin. La victime se sentait au contraire "visée" et "elle avait des soupçons sur ces deux mineurs" qu'elle avait connus dans l'établissement, a-t-il relevé. Ils avaient été exclus du collège dans le cadre d'une procédure disciplinaire, a ajouté le magistrat, sans en préciser les raisons.
Une audience d'examen de la culpabilité des deux adolescents aura lieu le 9 juin devant le tribunal pour enfants de Besançon. Une seconde aura lieu ultérieurement pour déterminer leur peine. Les suspects, poursuivis pour "destruction par moyens dangereux", n'ont pas d'antécédents judiciaires.
Les cours ont repris mardi matin dans la "sérénité", a confié l'inspecteur d'académie du Doubs, Samuel Rouzet, devant le collège Voltaire, où il est venu apporter son soutien aux élèves et aux personnels, qui avait exercé la veille leur droit de retrait.
"Il faut que les établissements restent des havres d'apprentissage, de paix, et c'est le cas", a-t-il estimé. Ces faits "inadmissibles" ne doivent pas "entacher la réussite scolaire" des élèves, selon lui. La jeune femme dont la voiture a été incendiée a repris le travail mardi matin, selon l'inspecteur d'académie qui a salué "sa dignité et son courage". Elle a été mise sous protection fonctionnelle, avec une assistance juridique renforcée.
"Elle montre aux élèves qu'il ne faut pas se laisser déstabiliser par cet événement", a-t-il ajouté. Également sur place, la directrice de cabinet du préfet, Jennifer Rousselle, a souligné la "résilience" de la surveillante qui a été "très soutenue ce matin par les élèves".
(Source AFP)


