Vendanges : Besançon renoue avec son passé viticole

Publié le 17/09/2014 - 20:04
Mis à jour le 18/09/2014 - 15:05

Dire qu’en 1830, le vignoble de Besançon s’étendait sur 1.200 ha ! Aujourd’hui, les vignes de la ville de Besançon ne font que 30 ares. Elles sont situées au lieu-dit  « Les Equeugniers », chemin d’Avanne à Velotte avec trois cépages : Trousseau, Pinot Noir et Chardonnay. Ce mercredi matin, une quarantaine de vendangeurs s’est succédé pour la récolte du pinot noir. La récolte est confiée à Géraud Fromont, un jeune viticulteur jurassien et bisontin d’origine…

Des membres d'associations partenaires, des agents municipaux de la Direction des Espaces verts, et quelques élus se sont prêtés au jeu des vendanges ce mercredi 17 septembre avant un casse-croûte bien mérité. C’est en 2010 que la Ville de Besançon décidé de renouer avec son passé viticole en plantant une vigne de 30 ares.

 30 ares de vignes

  • Chardonnay : 1500 m² 
  • Pinot  1000 m²
  • Trousseau 500 m²  

Les toutes premières vendanges ont donné du jus de raisin...  L'année dernière, les vendanges ont permis de vinifier du Crémant. Près de 800 bouteilles ! Les premières dégustations sont programmées au mois de février 2015. Ce vin ne sera pas commercialisé, mais servira aux réceptions de la Ville de Besançon ou quand il sera par exemple offert aux habitants.

Pour la récolte 2014, si le Chardonay s'en sort bien, le Pinot récolté ce mercredi matin a souffert de l'été pluvieux d'où un tri méticuleux  des raisins ce matin. Résultat : la cuvée 2014 ne produira que du blanc et des Crémants en blanc de noir.

Les vignes de Besançon entrent dans le cadre du projet de reconquête d’anciens terrains agricoles et dans le programme de valorisation des flancs de collines. L’opération est conduite en  lien avec le Centre Omnisport Pierre Croppet (COPC), l’association des jardins et vergers familiaux et l’association pour le renouveau de la vigne à Besançon

Du vin bio en 2015 

La vendange 2015 pourra officiellement être déclarée « biologique ». La labellisation et le suivi sont assurés par la groupe Ecocert. Le travail du sol de la vigne est effectué avec un cheval par le COPC (Croppet) dans le cadre d’un chantier d’insertion.

HISTOIRE DE LA VIGNE À BESANÇON

1161-62 : le vicus de Vignier est signalé. Un chroniqueur parle en 1961 de la qualité des vins, mais on ignore la date des premières vignes à Besançon.

1289 : Rodolphe de Habsbourg fait arracher les vignes lors du siège de la ville

XIIe siècle : des terres sont aménagées en vignes moyennant augmentation du cens. Des clos en ville appartiennent aux clercs (St Vincent, St Jacques) et sur la rive droite du Doubs (Battant).

1452 : les autorités fixent la taxe des vins qui varie suivant trois qualités de vins. Ils fixent également le ban des vendanges (jusqu’en 1841), interdisent le travail à la tâche de peur qu’il soit mal fait, font surveiller les vignes et les chemins vicinaux, contrôlent la qualité des produits livrés sur les marchés, recommandent des plants nobles, pinot, trousseau, savagnin. Les crus sont classés selon les normes de qualité soigneusement définies. Beaucoup sont relativement ordinaires, destinés à la clientèle pauvre locale. Mais certains sont renommés et font l’objet de soins jaloux, comme ces hautes costes de Ragot ou Tuffet. Pour réaliser de meilleurs profits, on cherche à limiter l’extension des plants médiocres tels que les gamays, les melons ou les bregins (édit répétés en 1507, 1548, 1592, 1703, 1710, 1731, 1732, 1782). 

1522 : un édit des gouverneurs précise : ” le vignoble est la vraie substance de la cité”. Besançon était une ville à moitié agricole. Hors des murs, plus de 15% du territoire communal lui sont désormais consacrés.

1532 :  Gauthiot d’Ancier, hostile au clergé, prescrit l’arrachage des vignes dans la cité (édit des clos), mais Granvelle, qui souhaitait l’appui de l’Église contre la Réforme, fait révoquer l’édit en 1537. 

1575 : Selon le  plan de la ville de 1575, le vignoble occupe toutes les pentes entourant la boucle, à l’exception du sommet de Bregille et de la colline de Chaudanne. Il a fallu rationaliser les méthodes de culture, améliorer la qualité des vins et organiser en même temps que les circuits de vente la défense du marché local 

"Dans le clos des gros propriétaires, les vignes sont généralement traitées en échameys, technique coûteuse, mais efficace, venue d’Alsace. Chaque parcelle est divisée en carrés d’une dizaine de mètres de côté, séparés par des travées d’exploitation. Les ceps sont pourvus d’échalas, ou merrains, d’un bon mètre de haut, reliés entre eux par des perches horizontales sur lesquels on attache les sarments. De cette manière, les raisins sont mieux protégés des intempéries"

1588 :  on interdit la vente de vins étrangers, même ceux du duché sous le fallacieux prétexte qu’ils seraient de moindre qualité et on ne garde que celui de Besançon (cette défense fut renouvelée en 1652 et 1659).

1609 : 28 notables font prévaloir leurs vues : fin de la taxe des vins, rachat de la dîme, prohibition des vins étrangers. À l’inverse on ne dédaigne pas d’exporter les surplus vers la Bourgogne, la Lorraine et l’Alsace. Pour maintenir la paix sociale, les gouverneurs érigent des protections douanières et des droits prohibitifs frappent tous les vins étrangers (en 1732, les droits d’entrée s’élèvent à 20 499 livres). 

1732 : 3000 vignerons ; en 1687, ils étaient 6000.

1739 : "La ville de Besançon ne trouve ses ressources que dans les vignes" Dès qu’un hôte de marque séjourne à Besançon, il repart avec force bouteilles ou une futaille des meilleurs crus (en 1668 Condé est accueilli avec 12 grands brocs de vins).

1820 : les vins du midi arrivent par bateaux et l’achèvement du canal du Rhône au Rhin en 1832 allait accroître ce trafic au grand préjudice des vignerons de Besançon. 

24 septembre1830 : le bureau des agents du fisc est envahi par les Bousbots qui exigent l’ajournement des taxes. Le droit est supprimé puis rétabli (en 1918, il est de 2 francs par bouteille).

À partir de 1851 : la maladie des vignes (mildiou puis phylloxéra en 1882) signe le déclin de la vigne à Besançon, malgré de bonnes récoltes en 1859 et 1870.

Le vignoble bisontin passa de 1200 ha en 1830 à 600 ha en 1900, 151 ha en 1929 et 120 ha en 1920. 

  • Bonnes années : 1812, 1819, 1826, 1848, 1859, 1860, 1875?

  • Mauvaises années : 1810, 1821, 1816, 1818, 1825, 1843, 1850, 1851, 1852, 1853, 1873

Début du XXe siècle : on continue à faire du vin par habitude et pour son usage personnel en allant chercher les grappes non pas dans les vignes, mais à la Viotte, au marché au raisin. 

2008 : le Maire de Besançon, fait part de sa volonté d'établir un lien avec le long et riche passé viticole de la ville en plantant une vigne municipale. Avec l'aide et le conseil des vignerons professionnels et amateurs passionnés, un terrain est choisi à Velotte.

18 mai 2010 : Après le temps nécessaire à la préparation et au repos du sol, les Pépinières Guillaume de Charcenne ont procédé depuis le 18 mai, à la plantation de 30 ares de vignes, répartis en 3 cépages : chardonnay pour le vin blanc, pinot et trousseau pour les vins rouges.

Nature

Bourgogne-Franche-Comté : risque allergique moyen aux graminées et qualité de l’air dégradée

Selon le dernier bulletin d'Atmo Bourgogne-Franche-Comté publié mardi 30 juin 2026, les pollens de graminées demeurent les plus présents dans l'air, même si leur concentration est en légère baisse et les conditions météorologiques actuelles, chaudes et ensoleillées, sont favorables à la production d'ozone dans l'atmosphère.

Une nouvelle école d’ornithologie de la LPO ouvrira en Haute-Saône à la rentrée 2026

La LPO Bourgogne-Franche-Comté poursuit le développement de son offre de formation en ouvrant une nouvelle école d’ornithologie à Vaivre-et-Montoille, Haute-Saône, pour l’année 2026-2027. Cette initiative fait suite au succès de la première école implantée à Belfort.

La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

Dans un communiqué du 27 juin 2026, Séverine Véziès, conseillère municipale La France insoumise (LFI) à Besançon, remet une nouvelle fois en question plusieurs choix de la municipalité concernant la gestion des espaces verts, qu'elle juge incompatibles avec les objectifs d'adaptation au changement climatique puisque les fleurs plantées au printemps dans la ville ne résistent pas à la canicule malgré l'arrosage.

Franche-Comté : un week-end encore très chaud, avec un risque orageux

Selon les prévisions de Météo-France, la Franche-Comté devrait connaître un week-end des samedi 27 et dimanche 28 juin 2026 anormalement chaud. Après plusieurs jours de températures exceptionnellement élevées à l’échelle nationale, les quatre départements francs-comtois resteront sous l’influence d’une masse d’air très chaude et en vigilance rouge "canicule". Les maximales devraient fréquemment dépasser les 30 °C, voire approcher ou dépasser localement les 35 °C dans les secteurs de plaine. Une évolution orageuse demeure toutefois possible samedi. 

Canicule : la LPO Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences pour la faune sauvage

Alors que la France a connu, le 25 juin, sa journée la plus chaude jamais enregistrée avec une température moyenne de 30 °C sur 24 heures, la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Bourgogne-Franche-Comté alerte sur les conséquences de cet épisode caniculaire pour la faune sauvage. En pleine période de reproduction, de nombreux jeunes animaux sont victimes de la chaleur.

Une jeune femelle lynx remise en liberté dans le massif des Vosges

Une jeune femelle lynx a été remise en liberté dans les Vosges du Nord après plusieurs mois de prise en charge et de réhabilitation, a-t-on vendredi 26 juin 2026 de la préfecture de Bourgogne-Franche-Comté. L'animal, qui avait été recueilli à l'automne dernier alors qu'il était en détresse, a retrouvé son milieu naturel à proximité de son lieu de découverte.

Une partie du département du Doubs passe en Alerte renforcée sécheresse

Le département du Doubs avait été placé en "Alerte sécheresse" le 18 juin dernier. Depuis, la situation s’est aggravée avec le passage du département en alerte rouge canicule. Face à ce constat et afin de préserver la ressource en eau, le préfet du Doubs, Rémi Bastile, a décidé de placer une partie du département en "Alerte renforcée sécheresse".

À Besançon, la canicule pèse sur l’activité des commerces du centre-ville

À compter de 12h ce jeudi 25 juin 2026, la Franche-Comté passera en vigilance rouge, c’est-à-dire en vigilance "extrême canicule" selon Météo France. Alors que la saison estivale sonne généralement le début des bonnes affaires notamment avec l’arrivée des soldes mais aussi avec un climat d’été souvent propices aux déjeuners ou verre en terrasse, les fortes températures actuelles ont pour effet d’inverser cette tendance. Rencontres avec quelques commerçants du centre-ville bisontin qui témoignent du fait que la canicule n’est définitivement pas bonne pour les affaires.

Canicule : les 8 départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge à partir de jeudi

Météo-France a placé l’ensemble des huit départements de Bourgogne–Franche-Comté en vigilance rouge canicule à compter de la nuit du mercredi 24 au jeudi 25 juin 2026. Cette décision intervient dans le cadre d’un épisode de chaleur exceptionnel qui touche une grande partie du territoire national et qui devrait atteindre son paroxysme jeudi. Selon Météo-France, la vigilance rouge correspond à une situation météorologique ”d’intensité exceptionnelle” susceptible d’avoir des impacts sanitaires majeurs sur l’ensemble de la population.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.33
ciel dégagé
le 02/07 à 08h00
Vent
1.19 m/s
Pression
1024 hPa
Humidité
89 %

Sondage