Violences antiparlementaires : Philippe fait le point avec les parlementaires

Publié le 05/03/2019 - 06:09
Mis à jour le 16/04/2019 - 08:41

Après plus d’une centaine d’actes de violence envers des parlementaires dans le contexte de crise des « gilets jaunes », Édouard Philippe a reçu les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi que des représentants des groupes des deux Chambres lundi 4 mars 2019 dans la soirée.

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Le chef du gouvernement a échangé pendant près d'une heure trente avec plus d'une dizaine d'élus lors de cette réunion à Matignon à laquelle ont également participé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner et le ministre chargé des Relations avec le Parlement Marc Fesneau.

"Le Premier ministre a fait état de ses inquiétudes, le ministre de l'Intérieur (a mis en avant) la disponibilité de son ministère et puis des mesures qui ont été prises pour que ce climat ne perdure pas", a affirmé devant la presse le député communiste Stéphane Peu. "Mais il n'y a eu aucune annonce précise de faite si ce n'est d'entendre les différents groupes parlementaires pour constater qu'il y avait une montée de la violence inquiétante, qu'il fallait agir et que le gouvernement agissait", a ajouté l'élu de Seine-Saint-Denis.

"Le ministre de l'Intérieur nous a indiqué qu'il avait été dénombré 117 cas d'attaques, d'agressions ou de menaces vis-à-vis des parlementaires", a souligné Bertrand Pancher qui représentait le groupe "Libertés et territoires" de l'Assemblée.

Alors que des propriétés privées ont été prises pour cible, les questeurs du Palais Bourbon ont décidé en février d'étendre le dispositif d'indemnisation en cas de dégradation des permanences aux domiciles et biens des députés tels leurs véhicules.

Pancher a formulé des "propositions", notamment pour "revisiter le système de protection judiciaire des élus". Cet élu de la Meuse suggère aussi d'organiser une "campagne de communication auprès du grand public" pour "rétablir la vérité sur le fonctionnement des élus", constatant qu'il "se raconte souvent n'importe quoi sur les réseaux sociaux concernant notamment les rémunérations des députés".

Stéphane Peu a appelé les responsables politiques à "ne pas ajouter, par des attitudes ou des propos excessifs, de la tension".

(AFP)

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