70 ans et pas une ride pour la 7e brigade blindée de Besançon

Publié le 19/02/2025 - 11:40
Mis à jour le 19/02/2025 - 11:46

D’ordinaire commandée par le général Philippe Le Carff, qui avait pour l’occasion laissé la présidence de la cérémonie au général de corps d’armée Pierre-Yves Rondeau, la 7e brigade blindée, a fêté son 70e anniversaire mardi 18 février 2025 au coeur de la Citadelle de Besançon. 

Créée en 1955 en Allemagne, mais présente depuis 1977 à Besançon, la 7e brigade blindée (7e BB) a célébré cet anniversaire "dans sa ville de cœur" avec la présence exceptionnelle de son ancien commandant de brigade (2019-2021), et pas inconnu des Bisontins, puisqu'encore général de la 1re Division jusqu’à l’été dernier, Pierre-Yves Rondeau, a été nommé général de corps d’armée en août 2024.

La cérémonie s’est tenue dans la cour des cadets de la Citadelle de Besançon avec drapeaux et étendards des régiments présents à la création de la brigade, des régiments qui en font aujourd’hui la fierté mais également des associations patriotiques locales et des représentants de l’État et de la Ville de Besançon. 

© Élodie R.

Nommée à sa création 7e Division mécanique rapide, par le général François Huet après les expérimentations Javelot de 1953 et 1954, cette division "fer de lance" voit le jour le 16 février 1955 à Constance en Allemagne, et répond aux besoins de son époque : rapidité, vélocité, puissance de feu. Équipée des nouveaux matériels de l’armée de Terre, "elle est en pointe de l’innovation de cette époque", a précisé le général Rondeau lors de son allocution. 

De la division "fer de lance" à la brigade "bonne de guerre" de l’armée de Terre

Aujourd'hui composée d'un état-major et d'une compagnie de commandement et de transmissions blindée basés à Besançon, de sept régiments (35e régiment d'infanterie à Belfort, 152° régiment d'infanterie à Colmar, fer régiment de tirailleurs à Épinal, 1er régiment de chasseurs de Thierville, 5e régiment de dragons à Mailly, 68e régiment d'artillerie d'Afrique sur le camp de La Valbonne et 3e régiment du génie à Charleville-Mézières), et d'un centre de formation initiale des militaires du rang à Valdahon, "la brigade participe à toutes les missions, sur tous les continents, tout en étant plus particulièrement "sectorisée" annuellement alternativement Europe du Sud-Est et Golfe persique" a complété le général.

70 ans après sa création, l’armée de Terre désigne son héritière, devenue 7e brigade blindée, comme brigade "bonne de guerre". Préparée aux conflits majeurs, elle est sectorisée sur le flanc Est de l’Europe et est équipée des matériels blindés majeurs.

© Élodie R.

Le général Rondeau nous a confié être revenu à Besançon "avec beaucoup de plaisir" pour célébrer cet anniversaire qu’il "ne pouvait pas manquer". Avant d’ajouter "je pense que ça a beaucoup de sens pour les gens ici, au-delà de ma petite personne, je pense qu’ils sont heureux d’avoir un ancien chef qui a gravé les échelons et qui sait aussi porter les couleurs de la brigade et de l’esprit que ça représente. Au-delà du symbole, il y a un vrai attachement un peu familial à ces unités ici".

Célébrer l’anniversaire de la création de la 7e BB est également l’occasion pour lui de "fédérer autour de messages forts" dans une époque "qui nous prête à la cohésion et au fait qu’il faut resserrer les rangs derrière notre nation et derrière les chefs militaires". 

Un "laboratoire d'innovation"

Si 70 ans cela peut paraître jeune, la 7e a surtout su rester moderne dans les concepts. "La 7 a toujours été un laboratoire d’innovation", il y a toujours "eu cet esprit d’innovation et de transformation, ce que d’autres unités n’avaient pas forcément et le combat blindé étant par définition un peu moderne, il a fait l’objet de nombreuses évolutions", a expliqué Pierre-Yves Rondeau. 

Un sentiment partagé par le général Le Carff, pour qui la 7e BB n’a "pas perdu son ADN" et demeure "une brigade toujours innovante qui s’adapte facilement". Un atout essentiel et désormais devenu indispensable en raison de l’évolution géopolitique, tactique et technique d’"une époque troublée" où "le rythme des innovations est désormais mensuel". 

© Élodie R.

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