L'expérimentation repose sur des "solutions fondées sur la nature", avec un double objectif affiché : "restaurer la biodiversité tout en garantissant la sécurité, la maintenance et la performance du réseau ferroviaire", précise SNCR Réseau dans son communiqué. Le site, implanté au cœur d'un corridor écologique, combine une mosaïque d'habitats répartis en sept zones, dont cinq aménagements écologiques : une mare pour les amphibiens et les libellules, un totem d'arbres favorisant la vie dans le bois mort, un muret en pierre sèche refuge pour reptiles et insectes, une prairie fleurie pour les pollinisateurs et des gabions abritant serpents et lézards. Deux zones témoin permettront de comparer les effets des aménagements.

D'un montant de 50 000 € financé par SNCF Réseau, le projet s'appuie sur un suivi scientifique mobilisant la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO), le Conservatoire botanique national de Franche-Comté et plusieurs équipes universitaires et experts naturalistes. "Des protocoles de suivi standardisés vont permettre d'évaluer dans la durée les bénéfices écologiques des aménagements réalisés et de produire des méthodes reproductibles à l'échelle national", mentionne le communiqué.
Inspirer de nouvelles pratiques sur l'ensemble du réseau ferroviaire
En Bourgogne-Franche-Comté, SNCF Réseau exploite et entretient 3 000 km de lignes et gère 2 370 hectares d'emprises et d'abords ferroviaires, avec 11,6 M€ consacrés en 2026 à leur entretien. Le site de Deluz doit notamment permettre d'observer l'évolution de la végétation, les besoins de maintenance et la compatibilité des aménagements avec la sécurité ferroviaire, autant de données destinées à "inspirer de nouvelles pratiques sur l'ensemble du réseau ferroviaire".
L'initiative a été récompensée par le prix IMBP 2026 (Infrastructures pour la Mobilité et la Biodiversité et les Paysages), décerné par l'IDRRIM et le CEREMA, qui a souligné "son caractère innovant et son potentiel de déploiement à grande échelle".



