Arthur Ténor : "On ne nait pas écrivain, on le devient…"

Publié le 19/09/2015 - 13:50
Mis à jour le 30/11/2015 - 13:12

Augustin et Iliès, deux collégiens de 3° du collège Lumière à Besançon ont interrogé Arthur Ténor. L’auteur jeunesse présent aux Mots Doubs jusqu’à dimanche soir  vient de sortir un livre fantastique, « Le royaume des sept tours ».

Arthur Ténor est un habitué des "Mots Doubs". Cinq années de suite qu’il y vient ! "Quand on aime on ne compte pas (…) Les gens sont sympas. Il y a un très bon accueil et une très bonne organisation. C'est un bonheur absolu d'être ici. Sinon, je ne reviendrais pas !"  Arthur Ténor, de son vrai nom Christian Escaffre, est devenu écrivain car il pense que c’est ce le domaine où il était le moins mauvais. Il a commencé à écrire à l’âge de dix-huit ans mais n'a été édité pour la première fois qu'à 38 ans . "Ce fut la croix et la bannière" déclare-t-il tout en avouant qu'il avait certainement eu besoin de ces vingt années pour se perfectionner. "On ne naît pas écrivain, on le devient".  Très accessible, nous l'avons interrogé à partir des questions réfléchies en classe.

Iliès et Augustin 

C'est vous Arthur Ténor ?

Arthur Ténor, c'est en fait un pseudo. C'est un héros. C'est le personnage que j'aurais voulu être. Il est vachement sympa et super bon en dessin (rires) et il a un côté truculent que je n'ai pas moi, je suis un garçon sérieux.   

"Pourquoi variez-vous les thèmes de vos romans ?"

Aimeriez-vous manger tous les jours des frites à midi, à quatre heures et le soir ? Et bien moi j'ai pas envie de me manger un roman fantastique toute la journée. Moi, j'aime bien diversifier les plaisirs, je diversifie les genres même si j'ai parfois des périodes (…) Je me suis fait 6 romans d'horreur l'un derrière l'autre. C'était frites matin et soir durant deux ans … quand même ! J'ai fini par faire des cauchemars et je me suis donc mis à écrire de l'héroique fantaisie dont celui qui vient de sortir le royaume des sept tours… et de temps en temps, je me fais un petit drame, une guerre ou un quelque chose de marrant.

Au mois de janvier va sortir un livre que j'ai écrit juste après les attentats de Charlie Hebdo. Ca m'a tellement touché que j'ai arrêté ce que j'étais en train de faire  pour écrire ce roman qui sortira en janvier, le jour anniversaire de l'attentat.

Comment êtes-vous devenu écrivain ?

J'ai écris mon premier roman à l'âge de 18 ans et j'ai été publié pour la première fois à l'âge de 38 ans. Un vrai chemin de croix pour une raison simple. Il y a des choses que l'on aimerait faire mais il faut travailler.  Par exemple, tu ne peux pas dire que tu veux devenir un champion olympique du jour au lendemain, de saut à la perche tiens ! Moi c'est pareil je ne peux pas dire je veux venir un écrivain du jour au lendemain et être publié. Il y en a qui mettent un an, deux ans, trois ans pour se faire publier. Moi j'ai mis 20 ans !  Mais je me suis rattrapé depuis ! Et mes deux premiers romans édités  n'étaient pas des chefs d'œuvre. On a chacun son rythme ! (…) J'ai eu aussi la chance de rencontrer un écrivain connu, René Barjavel. Par ces conseils, il m'a donné confiance notamment sur le fait qu'on ne nait pas écrivain, on le devient. Le problème était de savoir si j'avais des aptitudes. Les éditeurs sont aussi précieux pour ça. Ce sont des gens qui sont du métier. Tout seul, je ne pourrais pas y arriver.  Aujourd'hui, plus j'avance, plus écrire devient une drogue !Ne touchez jamais la cigarette ou tous ces trucs. Par contre, le bouquin allez-y ça ne fait pas de mal !'

Y a-t-il un de vos livres que vous n'aimez pas ?

Ah non, ce n'est est pas possible. C'est comme si tu avais quinze enfants. Tu les aimes tous, tu ne peux pas dire que tu en détestes un. Même le boiteux, tu l'aimes. Bon, comme ça reste des livre, il y a en a que tu apprécies vraiment. Comme celui là, "le royaume des sept tours", c'est certainement un des meilleurs romans dans le genre fantastique que j'ai pu écrire. Enfin pour moi ! A écrire c'était un pur délice !  

  • Arthur ténor est sur le stand jeunesse des Mots Doubs jusqu'au dimanche 20 septembre

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