Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille prépare son dernier rendez-vous

Publié le 06/03/2026 - 09:15
Mis à jour le 06/03/2026 - 08:51

Après 25 ans d’existence, le Festival de la Paille s’apprête à tirer sa révérence. L’événement musical organisé à Métabief tiendra sa dernière édition les 24 et 25 juillet 2026. Les organisateurs annoncent une édition “légendaire”, conçue comme une célébration collective après un quart de siècle d’histoire.

L’équipe explique vouloir marquer la fin du festival par un moment fort : “après un quart de siècle d’histoire, d’émotions et de musique, cette édition unique sera une grande célébration collective, une ode à la vie, à la fête, à la liberté et aux rencontres.”

Une fin revendiquée comme un aboutissement

Pour les organisateurs, cette ultime édition ne doit pas être perçue comme une disparition brutale mais comme une conclusion choisie. Le festival insiste sur la volonté de terminer l’aventure dans un esprit positif :“il ne s’agit pas d’une fin, mais d’un aboutissement, d’un moment rare où l’on choisit de terminer avec force, lumière et intensité.”

L’équipe évoque également un contexte économique difficile pour les festivals indépendants. Elle affirme vouloir rester fidèle à ses principes : “préserver la liberté artistique, refuser les logiques purement marchandes, et défendre la culture en milieu rural comme un acte de résistance et de joie partagée.”

Cette dernière édition “incarne cette audace et cette sincérité qui ont toujours fait de La Paille bien plus qu’un festival : une aventure humaine.”

La programmation 2026 se déroulera sur deux jours, les 24 et 25 juillet, avec deux scènes et plus de 18 concerts. Le public pourra également profiter d’un camping avec animations et afters, permettant de prolonger l’expérience au cœur du festival. Les organisateurs décrivent l’événement comme “une expérience à vivre, une page d’histoire à écrire ensemble”, invitant le public à participer à cette dernière édition.

Une programmation éclectique

Pour cette ultime édition, la direction artistique annonce une programmation fidèle à l’identité du festival. Elle est présentée comme “une célébration musicale totale”, reposant sur “éclectisme, découverte, audace et esprit festif”.

L’objectif est de mêler artistes confirmés et talents émergents, tout en valorisant la scène régionale. Les organisateurs expliquent vouloir “offrir une expérience fédératrice et intergénérationnelle” afin de rassembler les fidèles du festival et un nouveau public.

Vendredi 24 juillet

  • Boulevard des Airs – chanson pop
  • Biga*Ranx – vapor dub
  • L’Entourloop – dub / hip-hop
  • Luiza – pop cumbia
  • Copycat – pop-rock
  • Poligone – indie pop
  • Alexandrie – pop française
  • Shao × Cinza – rap (création spéciale)
  • Follo – techno mélodique

Samedi 25 juillet

  • Kyo – pop
  • Skip The Use – rock
  • Youssoupha – rap
  • Les Wampas – punk rock
  • Dead Chic – rock
  • Fallen Lillies – métal
  • Damantra – rock psyché
  • Miki – pop
  • THK – dub / bass music

Une dernière édition tournée vers l’avenir

Malgré l’arrêt du festival, les organisateurs souhaitent inscrire cette édition dans une dynamique de transmission. Ils rappellent leur attachement à la diversité artistique et à la culture en milieu rural. La dernière édition se veut ainsi “un moment de transmission et de renouveau”, affirmant qu’elle “ne marque pas une fin, mais l’ouverture vers de nouvelles dynamiques culturelles sur le territoire.”

La billetterie a ouvert jeudi5 mars avec un “Tarif Voyageur” destiné aux festivaliers souhaitant participer à cette ultime édition. Les organisateurs résument l’esprit de l’événement : “faire partie de cette édition légendaire, c’est appartenir à un moment unique dans l’histoire du festival, une ultime épopée que seuls ceux qui seront là pourront raconter.”

Infos pratiques

Culture

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, revient sur l’acquisition de l’œuvre Le Désespéré de Gustave Courbet par Qatar Museums. Saisi de cette situation, l’élu a interrogé la ministre de la Culture afin de comprendre les conditions dans lesquelles cette œuvre majeure a quitté le territoire français.

Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

L’institut Gustave Courbet célèbre les 50 ans de la donation du musée Gustave Courbet au Département du Doubs

Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

La Bourgogne-Franche-Comté s’allie à l’Onda pour soutenir la diffusion du spectacle vivant

La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé, dans un communiqué du 9 avril 2026, la signature prochaine d’un partenariat avec l’Office national de diffusion artistique (Onda). L’objectif est de soutenir la diffusion des œuvres régionales à l’échelle nationale et d’accompagner les évolutions du secteur du spectacle vivant.

Une nouvelle salle d’exposition permanente au musée comtois de la Citadelle

Situé au cœur de la Citadelle de Besançon, le Musée comtois, inaugure une nouvelle salle permanente consacrée aux migrations en Franche-Comté, a-t-on appris ce jeudi 9 avril 2026. Elle propose de découvrir une histoire souvent méconnue : celle d’une région façonnée depuis des siècles par les circulations, les départs et les arrivées de femmes et d’hommes venus d’horizons variés. À travers des objets, des archives, des photographies et des témoignages, ce nouvel espace "invite à mieux comprendre ces mobilités humaines et leurs impacts sur la société régionale", précise la Citadelle.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.77
ciel dégagé
le 23/04 à 12h00
Vent
5.35 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
41 %

Sondage