Besançon : 12 logements destinés aux auteurs de violences conjugales

Publié le 18/10/2018 - 18:37
Mis à jour le 18/10/2018 - 18:41

Depuis le 1er octobre 2018, quatre personnes ont été placées sous contrôle judiciaire dans des logements destinés à « accompagner » les auteurs de violences conjugales. Au total, 12 logements soit 15 places sont réservés pour ces derniers à Besançon. Comment sont-ils placés ? Quel est l’objectif ? Réponses…
 
 

Le dispositif "Altérité", structure à part entière de l'Association Départementale du Doubs de Sauvegarde de l'Enfance à l'Adulte (ADDSEA), est dédié à l'accompagnement des auteurs de violences conjugales sur le territoire du Doubs.

Ainsi, 15 places sont proposées par le service dans 12 logements à Besançon. Ils vont du T1 au T2. Deux cas de figure existent :

  • Le premier concerne des personnes éloignées du domicile suite à une décision de justice (contrôle judiciaire) soit après une garde à vue et en amont d'un jugement. Cela peut aller de deux à quatre mois : "Ce placement judiciaire va permettre d'une part de préserver la victime et d'autre part de commencer à initier un travail psychothérapeutique avant même l'audience", explique Étienne Manteaux, le procureur de Besançon.
  • Le deuxième concerne les personnes condamnées pouvant bénéficier d'un aménagement de peine (placement extérieur) : "Il s'agit de permettre d'exécuter, en dehors d'une prison, une partie de leur peine pour des condamnés pour violences conjugales", nous indique-t-on.

Quel est le coût ?

Ce point-ci rejoint notamment la réflexion du type de prise en charge des auteurs de violences : "Sur plus 400 détenus à Besançon, il ne peut pas y avoir de prise en charge spécifiques".

"Nous avons pu accompagner ce projet, car il répond aussi à une stratégie de la politique publique de l'État. Le ministère de la cohésion des territoires nous a mis des moyens à disposition pour mettre en place de projets d'hébergement afin de pendre en compte la situation des personnes autour d'une logique de double finalité : l'hébergement comme prétexte pour accompagner vers l'insertion sociale, durable et la lutte contre la récidive", explique Joël Mathurin, le préfet du Doubs.

Le coût global ? 63 euros par personne et par jour : "c'est moins cher que la maison d'arrêt", poursuit Étienne Manteaux (environ 100 pour une journée en détention par détenu). Une contribution pourrait notamment être demandée pour les personnes qui ont un travail.

"Il faut noter qu'une personne incarcérée perd son travail, là, elle peut continuer à travailler et le coût sociétal est moins lourd", indique Christine de Curraize, vice-procureur de la République.

Éviter "la récidive" par un accompagnement psychothérapeutique

Un des grands enjeux de ces logements est notamment "d'éviter la récidive". La présidente de l'association (ADDSEA) explique que "50% des couples se reforment après des faits de violences". Il paraît donc "important de travailler sur la prévention de la récidive", poursuit-elle.

Des groupes de paroles seront alors mis place afin d "effectuer un travail sur soi", précise le procureur : "Quand on reconnaît certaines de ses difficultés dans les témoignages d'autres personnes et bien, cela a un effet puissamment libérateur et cela permet d'entamer une démarche thérapeutique".

Une psychologue animera donc ces groupes avec des intervenants sociaux. Des thématiques bien précises seront abordées telles que "les relations hommes-femme et la communication dans un couple", explique la psychologue du service.

Info +

  • Un accueil physique et téléphonique est assuré 24h/24.
  • La durée du séjour dépend de la décision de justice.
  • 140 condamnations pour des violences conjugales ont été recensées à Besançon en 2016.

Société

Bourgogne-Franche-Comté : les Petits frères des pauvres cherchent des refuges de fraîcheur pour les aînés isolés

Face aux hautes températures qui touchent actuellement la région Bourgogne-Franche-Comté, les Petits Frères des Pauvres relancent précocement leur opération "Oasis Solidaire" qui consiste à offrir des espaces de fraîcheur aux personnes âgées vulnérables.

Procès Némésis : un rassemblement contre l’extrême droite et en soutien à Anne Vignot ce mercredi à Besançon

Un rassemblement de soutien à Anne Vignot est organisé à l’appel de plusieurs organisations politiques et syndicales mercredi 27 mai 2026 à 12h45 devant le tribunal judiciaire de Besançon. Celui-ci intervient dans le cadre du procès du collectif identitaire d’extrême droite Némésis prévu le jour même.

Le CIRFA de Besançon informe et accompagne les candidats sur tout le territoire

PUBLI-INFO • Le centre d’information et de recrutement des forces armées (CIRFA) de Besançon poursuit sa mission de proximité auprès du public. Ouvert à toutes et tous, il accueille toutes les personnes souhaitant découvrir les métiers, les formations et les différents parcours de recrutement proposés par l’Armée de Terre.

Pesticides interdits : Foodwatch exige le retrait de 2 produits vendus en France

Le 19 mai 2026, des analyses en laboratoire effectuées par foodwatch, ont montré la présence de résidus de plusieurs pesticides dans trois quarts des 64 produits testés tels que le riz, le thé et les épices. L’ONG exige le rappel immédiat de deux produits et en signale 13 autres vendus en France.

Grand Besançon : le comité bisontin des Soulèvements de la Terre mobilisé contre ”l’accaparement des territoires par les bétonneurs”

Les collectifs locaux opposés à plusieurs projets de zones d’activités économiques (ZAE) autour de Besançon annonce une mobilisation samedi 23 mai aux Vaites. Dans un communiqué diffusé le 20 mai 2026, les membres locaux des Les Soulèvements de la Terre dénoncent ”l’accaparement des territoires par les bétonneurs” et alertent sur l’artificialisation des terres agricoles dans le Grand Besançon.

Journée de sensibilisation à la sécurité routière au coeur de Besançon

En partenariat avec la Préfecture du Doubs, la Police municipale de Besançon a organisé mercredi 20 mai 2026 une action de sensibilisation à la sécurité routière sur l’esplanade des Droits de l’Homme du centre-ville bisontin.

L’État et Coallia signent un nouveau contrat pour l’accueil des demandeurs d’asile en Bourgogne-Franche-Comté

La préfète de la région Bourgogne-Franche-Comté et les représentants de l’État ont signé, lundi 19 mai à Dijon, un nouveau contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) Asile Bourgogne-Franche-Comté avec l’association Coallia pour la période 2026-2030. Ce partenariat vise à renforcer l’accueil, l’hébergement et l’accompagnement des demandeurs d’asile et des réfugiés dans la région.

De nouvelles mesures pour assurer la tranquillité publique au square Saint-Amour de Besançon

VIDÉO • Alors que l’arrivée de l’été semble imminente, la Ville de Besançon a souhaité s’attaquer à un problème de tranquillité publique qui empoisonne la vie de certains riverains dès que les beaux jours pointent leur nez au square Saint-Amour. Ce mardi 19 mai 2026, au centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a annoncé les nouveaux dispositifs déployés au sein du square pour tenter d’enrayer le phénomène d’incivilités observés depuis près d’un an par les autorités locales.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 15.51
légère pluie
le 31/05 à 06h00
Vent
3.07 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
89 %

Sondage