Besançon : organiser des obsèques, comment ça se passe et combien ça coûte ?

Publié le 30/10/2022 - 18:00
Mis à jour le 28/10/2022 - 19:52

Si nous sommes régulièrement confrontés à la mort au cours d’une vie, l’organisation d’obsèques reste une étape plus rare, et donc plus méconnue. Partant de ce constat, Audrey Garnier-Chapuis a accepté de nous ouvrir les portes de l’agence PFG de Besançon, dont elle est la responsable, afin de permettre au grand public de découvrir son métier, qui est aussi une passion.

Cette situation vous est peut-être déjà arrivée, et arrivera probablement un jour. La mort est notre lot à toutes et tous ; la nôtre, inévitablement, mais aussi celle de nos proches. Face au choc et à l’incompréhension, il peut être difficile pour certaines personnes de savoir comment réagir. Que faire, qui appeler ? Une question que nous avons posée à Audrey Garnier-Chapuis, responsable de l’agence PFG (Pompes funèbres générales) de Besançon, 15 rue de Vesoul, implantée dans la ville depuis 1844.

"On dit qu’en moyenne, chacun d’entre nous sera confronté à l’organisation d’obsèques une à deux fois dans une vie" explique-t-elle. Certains défunts peuvent avoir anticipé leur départ avec la signature d’un contrat d’obsèques, ce qui n’est pas le cas de tout le monde, et ce qui peut effrayer la famille au moment du décès.

"Contrat ou pas, il est possible de contacter l’agence 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, y compris les jours fériés comme Noël et le jour de l’an. Nous mettons un point d’honneur à accompagner les gens dans ces moments douloureux." - Audrey Garnier-Chapuis, responsable de l’agence PFG de Besançon

Dans le cas où un contrat a été signé, PFG s’engage à l’exécuter ; la famille n’a donc rien à débourser. Les volontés du défunt seront quant à elles respectées à la lettre. "Dans le cas contraire, nous accompagnons les proches et nous les aiguillons en fonction de la situation et de leurs besoins. Chaque famille est unique" souligne Audrey Garnier-Chapuis.

Que faire lorsqu'un décès survient ?

Les obsèques d’un défunt s’organisent en plusieurs étapes, à commencer par l’établissement d’un certificat médical par un médecin professionnel pour attester du jour et de l’heure du décès, même si la mort survient à domicile.

Après appel auprès d’une entreprise de pompes funèbres, le corps est pris en charge et transféré afin que des soins de conservation et de présentation soient effectués, si la famille le souhaite. Les proches se rendent ensuite en agence, où un contrat d’obsèques sera établi, s’il n’a pas déjà été acté du vivant de la personne. Il sera alors possible de choisir le cercueil (ceux de PFG Besançon sont fabriqués à Jussey, en Haute-Saône), les ornements, l’urne (dans le cas d’une crémation), la parution d’un avis de décès dans le journal et l’organisation de la cérémonie.

Suivent ensuite la mise en bière, moment où le corps est déposé dans le cercueil avant sa fermeture, ladite cérémonie et, comme dernière étape, la crémation ou l’inhumation. Dans ce premier cas, les cendres peuvent être remises à la famille pour dispersion dans la nature ou au jardin du souvenir. Autrement, l'urne peut être déposée au cimetière, dans le caveau familial ou dans un colombarium, par exemple. En revanche, il est interdit de les conserver chez soi.

Quel budget pour un contrat d'obsèques ?

Toutes ces démarches ont forcément un coût, auquel la famille devra faire face si aucun contrat d’obsèques n’a été anticipé par le défunt. Cette somme, estimée entre 4.000 et 7.000 €, prend en charge l’intégralité des étapes énumérées plus haut.

"Tout le monde est égal face à la mort" assure Audrey Garnier-Chapuis, qui insiste sur l’exigence auprès de son équipe : "Nous mettons un réel point d’honneur sur l’accompagnement. Nous identifions les besoins évoqués par la famille et nous personnalisons nos prestations, en fonction des volontés exprimées par le défunt et ses proches. Il faut être à l’écoute à chaque instant."

"Pour faire ce métier, il faut aimer les gens"

Gérer une agence de pompes funèbres et côtoyer la mort tous les jours, ce n’est pas quelque chose d’anodin. "Il s’agit d’un métier passion, pour moi comme pour mon équipe" explique Audrey Garnier-Chapuis. "Il faut aimer les gens, faire preuve de disponibilité et d’écoute, être attentif, empathique."

Pour la responsable des PFG de Besançon, "il n’existe aucune question bête. En venant ici, vous ne serez pas jugé. Ce sont nos valeurs. Le plus beau compliment que l’on puisse nous faire à la fin d’une cérémonie, c’est tout simplement de nous dire merci."

Société

La Ville de Besançon intensifie la lutte contre les mégots dans l’espace public

La Ville de Besançon a réuni jeudi 18 juin 2026 commerçants, associations et entreprises engagés dans la lutte contre l’abandon des mégots de cigarette dans l’espace public. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du partenariat conclu avec l’éco-organisme Alcome. À cette occasion, Manon Bouchet-Thuret, déléguée régionale d'Alcome, ainsi que des représentants du service propreté de la Ville de Besançon ont présenté les actions déjà engagées sur le territoire ainsi que les outils proposés aux partenaires pour accompagner cette démarche.

Saluts nazis à la Citadelle : les gestes délictuels se multiplient au musée de la Résistance

Le conseil municipal de Besançon a été informé juedi 18 juin 2026 d'une augmentation des gestes et comportements délictuels constatés à la Citadelle, en particulier au Musée de la Résistance et de la Déportation. Lors d'une intervention en séance, Christine Werthe, adjointe au maire en charge de la Citadelle, a détaillé les mesures prises par la Ville face à ces incidents en forte augmentation.

Concours TGV Lyria : la 3e place pour Léa Medan du restaurant Le Cercle à Besançon

Seconde de cuisine et associée de l’établissement Le Cercle à Besançon, Léa Medan a pris part le 16 juin dernier à la deuxième édition du Grand concours culinaire TGV Lyria 2026 à la gare de Lyon à Paris. La cuisinière de 25 ans a décroché la troisième place du concours.

Le maire de Besançon s’engage à préserver la fresque de Nacle

S’il avait d’abord été question d’un possible nettoyage, la fresque réalisée par Nacle au niveau du boulevard Diderot, à Besançon restera en place. Le maire s’engage à la préserver. Pour rappel, cette dernière a été dévoilée le 14 juin 2026 en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée assassinée dans le Gers au début du mois.

Une jeune Nigériane scolarisée à Dole chante dans un clip pour demander sa régularisation

Elle veut chanter "pour la France", dans l'espoir d'une régularisation exceptionnelle : déboutée du droit d'asile, une lycéenne nigériane de 19 ans plaide sa cause dans un clip publié mercredi sur YouTube, avec le soutien de ses enseignants, émus autant par sa situation que par sa voix.

La préfecture reprend en main le contrôle des stands de tir et armureries du Doubs

VIDÉO • La campagne de contrôles des armureries et structures de tir (ball-trap et stands de tir) du département du Doubs a débuté il y a un an et s’achèvera en juillet 2026. L’une de ces visites, ouverte à la presse, s’est tenue mercredi 17 juin 2026 au stand de tir de l’US Baumoise.

On a testé pour vous les trois nouvelles infusions de la Maison laGrange à Marnay

Depuis mars 2026, la maison laGrange enrichit sa gamme avec trois nouvelles infusions bio aux fèves de cacao : Au goûter de Louis, L’Orangette et Îles Bounty. Curieuses de découvrir ces nouvelles créations, nos trois journalistes amatrices de thés et d’infusions, Élodie, Hélène et Alexane, les ont testées pour vous.

Enedis et le SDIS 25 s’exercent au sauvetage en milieu confiné sous le tramway à Besançon

Enedis et le Service départemental d’incendie et de secours du Doubs (SDIS 25) ont organisé, le 11 juin 2026, un exercice conjoint de sauvetage en milieu confiné dans une chambre souterraine du réseau électrique située sous les voies du tramway, rue Tristan-Bernard à Besançon. Cette opération visait à préparer les intervenants à une éventuelle intervention réelle et à renforcer la coordination entre les différents acteurs concernés.

À Ornans, le futur éco-centre du Sybert prend forme

Le chantier du futur éco-centre d’Ornans se poursuit sur le chemin du Gradion à Ornans, à proximité de la zone d’activités ”Au Malade”. Ce nouvel équipement du Sybert remplacera l’ancienne déchetterie, fermée depuis 2021 et provisoirement remplacée par un site installé rue des Épenottes.

À Besançon, la fresque de Nacle en hommage à Lyhanna reste en place… pour l’instant

Dimanche 14 juin 2026, le graffeur bisontin Nacle a dévoilé sa nouvelle fresque située niveau du boulevard Diderot à Besançon en hommage à Lyhanna, collégienne de 11 ans retrouvée assassinée dans le Gers au début du mois. Réalisée sans autorisation, il a été question de son nettoyage. Dans l’attente d’un compromis, la Ville de Besançon a souhaité réagir ce lundi dans un communiqué.

Il revenait de Suisse avec une tonne de ferraille à Morteau : son camion saisi par les douanes, 10 ans de prison encourus…

La direction régionale des Douanes de Besançon lance une campagne d’information sur les règles encadrant le transport transfrontalier de déchets entre la Suisse et la France. À cette occasion, elle met en avant une saisie réalisée fin mai 2026 par la brigade de Morteau, présentée comme une illustration d’un phénomène régulièrement constaté sur la frontière franco-suisse.

Sondage – La Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable pour vous ?

Depuis plus de 40 ans, la Fête de la musique marque le début de l'été et rassemble chaque année des milliers de personnes dans les rues, les places et les bars. Entre concerts amateurs, artistes confirmés et ambiance festive, l'événement conserve une place particulière dans le calendrier culturel. À quelques jours de l'édition 2026, nous souhaitons connaître votre avis : la Fête de la musique est-elle encore un événement incontournable ? C'est notre sondage de la semaine.

Loi intégrale contre les violences sexuelles : nouveau rassemblement ce lundi à Besançon

À la suite de l’affaire Lyhanna, l’intersyndicale féministe du Doubs Solidaires FSU-CGT Éducation appelle à un nouveau rassemblement ce lundi 15 juin 2026 devant le tribunal judiciaire de Besançon afin d’exiger une loi cadre intégrale contre les violences sexuelles.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 18.21
nuageux
le 21/06 à 00h00
Vent
1.52 m/s
Pression
1022 hPa
Humidité
87 %

Sondage