Bourgogne Franche-Comté : découvrez les caractéristiques de la future grande région

Publié le 15/04/2015 - 07:33
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:14

Une fois réunies, la Bourgogne et la Franche-Comté formeront un territoire de 47 800 km², avec des dynamiques démographiques différentes selon les départements. Le Doubs et la Côte-d'Or enregistrant notamment des croissances de population plus soutenues que les autres. Quels seront les faiblesses et les forces de cette nouvelle région ? Eléments de réponse avec l'Insee.

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Les préfectures (Besançon et Dijon) © CC

Un espace de 2,8 millions d’habitants

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À l’approche de la fusion des régions, l’Institut statistique publie de nouvelles données sur la population, l’emploi et les conditions de vie des territoires regroupés, à travers un ouvrage intitulé « La France et ses territoires ». L’occasion pour l’antenne régionale de s’intéresser au cas Bourgogne Franche-Comté.

Dijon la plus peuplée

Avec 2,8 millions d’habitants, la nouvelle région regroupera 4,4 % de la population métropolitaine. Ce qui la positionne au onzième rang des nouvelles régions, derrière la Bretagne et devant le Centre et la Corse, trois régions dont les contours ne sont pas modifiés par la réforme.

Dans cet espace, 25 communes rassemblent plus de 10 000 habitants et 27% de la population totale. Sans surprise, c’est Dijon qui est la plus peuplée avec 152 071 habitants en 2012 ; Besançon arrivant à la seconde position avec 116 353 habitants.

Une diagonale du vide à l’Ouest

Globalement, c’est à l’Est que le territoire est plus dense, plus jeune et plus dynamique démographiquement, tiré par « la zone frontalière avec la Suisse et l’axe Dijon-Châlon où le revenu médian dépasse respectivement 30 000 euros et 25 000 euros », précise Audrey Mirault, chargé de l’étude à l’Insee Franche-Comté.

À l’inverse, on observe une « diagonale du vide » à l’Ouest du nouveau territoire, « la Nièvre continuant de perdre de la population depuis 30 ans », d’après l’Insee. Seuls Sens et Auxerre resteraient attractifs dans ce secteur. La proportion de plus de 75 ans y est également plus élevée.

La région la plus industrielle mais parmi les moins marchandes

Ces disparités géographiques mettent à jour les problématiques économiques du territoire. Trois zones d’emplois représentent 40% de l’emploi total : il s’agit de l’aire urbaine de Dijon (avec 193 000 emplois), celle de Belfort-Montbéliard-Héricourt (avec 133 700 emplois) et celle de Besançon (avec 125 400 emplois). Et si la Bourgogne Franche-Comté est la première région industrielle de France avec 17,3% d’emplois industriels, elle se classe en revanche en dernière position pour la place du secteur tertiaire marchand.

Il s’agit là de l’une de ses faiblesses, qui explique en partie le décrochage économique vécu au début des années 2000 et la perte des emplois plus rapide qu’en moyenne nationale. « L’économie de la nouvelle région est liée à un moindre dynamisme démographique, mais aussi au fait que le tertiaire marchand n’ait pas pris le relais », explique Patrick Pétour, directeur régional de l’Insee.

Presque toutes les zones auraient ainsi perdu de l’emploi entre 2007 et 2012, à l’exception de Lons-le-Saunier qui « a su diversifier ses activités », note le directeur régional, ainsi que de Pontarlier qui progresse autour du travail frontalier. Le sillon viticole autour de la Côte-d’Or s’en sort également, d’autant que la nouvelle région se place au 4e rang des régions françaises pour sa part de l’emploi dans l’agriculture.

L’aire urbaine de Besançon, elle, concentrerait surtout des activités du tertiaire non marchand (santé, éducation, services publics…) : ce qui représente un enjeu majeur dans la future fusion et la répartition des centres administratifs. La cité comtoise saura t-elle tirer son épingle du jeu, alors que Dijon vient d’être nommée capitale de la future région ?

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