À Besançon, l'armée de l'Air et de l'Espace félicite ses futurs "arpètes"

Publié le 02/07/2025 - 18:02
Mis à jour le 03/07/2025 - 10:51

Ce mercredi 2 juillet 2025, le bureau de l’Armée de l’Air et de l’Espace du CIRFA de Besançon a organisé une rencontre avec 7 jeunes Francs-Comtois, prêts à intégrer l’école d’enseignement technique de l’armée de l’air et de l’espace (EETAAE) située sur la base aérienne 722 de Saintes en Charente-Maritime. 

Accompagnés de leurs parents pour cette rencontre au CIRFA, les jeunes sont âgés de 16 à 18 ans et ont été recrutés sur dossier pour intégrer l’EETAAE en classe de première lors de la rentrée 2025.

Cette année avec sept jeunes Comtois admis à l’école, le CIRFA de Besançon n’a pas caché sa joie. "D’habitude on est plutôt sur 4 ou 5 postulants" nous a confié l’adjudant Manière, conseillère en recrutement du bureau de l’Air, elle-même passée par l’école de Saintes. Mais cette année, aucune fille ne figure parmi les candidats retenus. 

Chaque année l’école intègre une nouvelle promotion d’environ 350 élèves, surnommés "les arpètes". Ils suivent ensuite durant deux ans une formation militaire, académique et citoyenne. Si le programme scolaire reste le même que celui de l’Éducation nationale, les élèves ont en revanche "à la fois le statut de lycéen et celui de militaire". Leurs frais d’internat et de scolarité sont pris en charge par l’État et les jeunes perçoivent une rémunération. 

Un contrat "donnant-donnant"

En échange, à l’issue de leur incorporation, ils deviennent militaires à part entière et s’engagent pour une préparation de deux ans, soit la durée de leur scolarité. Ils devront également, une fois leur diplôme en poche, assurer un service de minimum 5 ans dans l’armée. Dans le cas contraire, leurs frais de scolarité devront être remboursés, "c’est du donnant-donnant", rétorque l’adjudant Manière.

Cette réunion est donc en premier lieu l’occasion "de féliciter les recrues et de les faire se rencontrer" et de "rassurer les parents". Malgré leur jeune âge, les futurs élèves font "preuve de beaucoup de courage" en faisant le choix de rentrer dans une institution, qui plus est, "à l’autre bout de la France", insiste la conseillère du CIRFA. 

À l’issue de leur formation, la plupart d’entre eux seront orientés vers l’école de formation des sous-officiers de l’Armée de l’air de Rochefort afin de choisir leur spécialité. D’autres pourront encore intégrer les classes préparatoires aux grandes écoles militaires afin de poursuivre une carrière d’officier dans l’Armée de l’Air et de l’Espace. 

Nohan, futur arpète classé 52e

À seulement 16 ans, Nohan s’apprête à intégrer l’EETAAE de Saintes dès septembre. Pour ce jeune passionné, la décision de postuler était une évidence, tant son parcours semble déjà tout tracé. Nohan avait fait ses preuves au sein de l’Escadrille Air Jeunesse (EAJ) de Cognac, où il a développé une véritable vocation pour l’avionique, la gestion des équipements électroniques de l’aviation. Grâce à son engagement, Nohan a su se démarquer en atteignant la 52e place sur 360 admis, un accomplissement qui fait la fierté de sa famille.

© Élodie R.

Matisse, aspire à un métier de pilote dans l'armée de l'Air

Matisse, également âgé de 16 ans, est impatient de débuter son aventure. Il a acquis une certaine autonomie en étant interne à Grenoble dès la seconde, rendant son départ à Saintes moins stressant, tant pour lui que pour sa mère. Aspirant pilote professionnel ou mécanicien avionique, Matisse nourrit cette ambition depuis quatre ans. Sa détermination à faire carrière dans l’armée de l’air est palpable, et l’idée de s’engager pour cinq ans après l’EETAAE ne lui fait pas peur, bien au contraire.

© Élodie R.

Portraits écrits par Salomé Fabre.

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