Alerte Témoin

"Gilets jaunes" : le gouvernement affirme sa détermination

Publié le 04/01/2019 - 16:13
Mis à jour le 04/01/2019 - 16:20

Le gouvernement a affiché ce vendredi 4 janvier 2019 à la fois sa fermeté et son ouverture à la veille d'une nouvelle mobilisation des "gilets jaunes", en opposant "les agitateurs" qui "veulent renverser le gouvernement" aux "gens sincères" avec lesquels l'exécutif est "prêt à discuter".

©Alexane Alfaro
image d'illustration ©Alexane Alfaro

"La loi, rien que la loi, toute la loi", a martelé Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, à l'issue du premier conseil des ministres de l'année.

Placée sous le signe des voeux, cette réunion a donné l'occasion à Emmanuel Macron de mobiliser le gouvernement, au début d'une année qui s'annonce difficile, et que l'exécutif débute sous la pression populaire.

Le fait "d'agitateurs" ?

Il espère que le huitième samedi de mobilisation des Gilets jaunes confirmera la décrue observée ces dernières semaines, plus d'un mois et demi après le début de la crise la plus grave du quinquennat.

Pour Benjamin Griveaux, ce mouvement est désormais "devenu, pour ceux qui restent encore mobilisés, le fait d'agitateurs qui veulent l'insurrection et, au fond, renverser le gouvernement".

Les "plus radicalisés", dont certains "sont habitués des plateaux télés", sont "dans un combat politique", a-t-il dénoncé, faisant allusion notamment à Éric Drouet, médiatique et controversé Gilet jaune interpellé mercredi soir près des Champs-Elysées.

"Qu'ils soient certains d'une chose : force restera à la loi", a insisté le porte-parole, reprenant la ligne de fermeté tenue par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ces derniers jours.

Sondages en berne

Dans le même temps, le gouvernement s'affirme "prêt à discuter avec des gens sincères qui ne font pas d'instrumentalisation politique", selon Benjamin Griveaux. Et d'appeler les Français à "participer activement" au "grand débat national" qui doit se tenir jusqu'en mars.

Ce débat sera "libre", a assuré vendredi Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), qui va l'organiser. "On est aux ordres de personne, on est aux ordres des Français simplement, pour garantir leur droit à la participation, sinon j'arrête tout de suite", a-t-elle prévenu.

Les détails de cette consultation restent encore flous, dans l'attente de "la lettre aux Français" qu'adressera Emmanuel Macron à la mi-janvier pour en "cadrer" les termes.

Apparu sur la défensive ces derniers mois, l'exécutif veut profiter de la nouvelle année pour reprendre l'initiative, malgré les très mauvais sondages sur son bilan et sa popularité.

Seuls 25% des Français se disent "satisfaits" de l'action du gouvernement depuis l'élection de mai 2017, soit 15 points de moins qu'en avril, selon un sondage Odoxa Dentsu consulting pour Le Figaro et France Info. Et tous les ministres, à l'exception de celle de la Santé Agnès Buzyn, perdent des points.

Appelant à "la lucidité", Emmanuel Macron a estimé que le gouvernement avait "pris le bon chemin", mais que "des choses" pouvaient "être améliorées", a relaté Benjamin Griveaux. En citant les reproches des Français, qui "n'ont pas connu de progrès substantiels" depuis le début du quinquennat.

"Plus radicaux dans nos méthodes"

"Nous devons aller sans doute encore plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, nos manières de faire, dans notre style", pour "aller au bout de l'envie de changement des Français, car c'est cette envie qui nous a portés au pouvoir", a-t-il fait valoir. "Peut-être avons-nous trop composé avec certains conservatismes, nous allons changer cela".

Après 20 mois de pouvoir, des changements commencent à intervenir dans l'entourage du chef du l'État. Sylvain Fort, son conseiller communication et chargé des discours, a annoncé son départ à la fin janvier, et le conseiller politique Stéphane Séjourné, un autre proche, va prendre en charge la campagne de La République en Marche pour les Européennes.

Ces mouvements prennent part dans "le cycle naturel du renouvellement" des effectifs, a justifié l'Élysée. Mais ils poussent à "s'interroger sur la gouvernance erratique qui caractérise" Emmanuel Macron, a dénoncé le député LR Guillaume Larrivé.

"Il faut voir ce que c'est que l'intensité de la vie politique, de la vie au plus près du pouvoir et de l'Élysée. C'est nor"Gilets jaunes" : le gouvernement affirme sa détermination
mal que certains souhaitent passer à autre chose"
, a plaidé Emmanuelle Wargon, la secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique.

(Source AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

gilets jaunes

Les Gilets Jaunes de retour à Besançon

Ils sont toujours là et ils l'ont à nouveau chanté. Moins d'une semaine après le déconfinement, les Gilets Jaunes ont décidé de poursuivre leur mobilisation ce matin à Chalezeule et en début d'après-midi eu centre-ville de Besançon en soutien aux "premiers de corvée"

Entre 600 et 1.000 manifestants marchent pour le climat à Besançon. Des Gilets Jaunes aux Livres dans la Boucle

"appel à la mobilisation générale" • Entre 600 manifestants et 1.000 manifestants selon la CFDT étaient au rendre-vous de la marche d'Alternatiba ANV (action non violente) Cop 21 au départ du parc Micaud à Besançon. Direction la place Flore pour rejoindre les Gilets Jaunes avec un Die In (mourir sur place). La marche devrait rejoindre les Vaîtes vers 17h avec un village des alternatives en parallèle de la Guinguette des Vaîtes mais le rassemblement s'est scindé. Une centaine de gilets jaunes a décidé de se rendre au centre-ville pour rejoindre les "Livres dans le Boucle". La majorité des marcheurs climatique se sont dirigés en direction des Vaites.

Départ de la présidente de l’UCB : « Un centre-ville ne fonctionne que s’il a des clients. C’est à nous de le faire vivre… »

Après un peu plus de deux ans passés à la tête de l’Union des Commerçants de Besançon (UCB), nous sommes revenus sur les temps forts de la présidence de Cécile Girardet ce mois de septembre 2019. Plus qu'un bilan, c'est aussi un «coup de gueule» que la présidente a souhaité pousser suite aux mobilisations des Gilets Jaunes…

Politique

Ludovic Fagaut appelle l’adjoint à la sécurité à « endosser le costume »

"L’insécurité ne doit pas devenir la norme..."  Suite aux récentes violences et incivilités dans le secteur de la Cité des Arts, le leader de l'opposition au conseil municipal de Besançon, le LR Ludovic Fagaut, appelle dans un communiqué Benoit Cyprinani à endosser le costume d'adjoint à la sécurité.

Acte de violence commis par un policier : Anne Vignot salue la décision immédiate du préfet de saisir l’IGPN

Suite à une vidéo d’une interpellation le 30 juillet 2020 dans le quartier de Planoise à Besançon, montrant un policier assénant un violent coup à un jeune homme à Besançon, qui a été portée à sa connaissance ce vendredi 31 juillet 2020 après-midi, Joël Mathurin, préfet du Doubs, a décidé de saisir "sans délai" l’IGPN. Une décision que salue la maire de Besançon Anne Vignot dans un communiqué.

Macron débloque 10 millions d’euros pour les policiers travaillant la nuit

Au cours d'une visite surprise dans un commissariat parisien dans la soirée du lundi 27 juillet 2020, Emmanuel Macron a annoncé le versement d'une "indemnité spécifique" pour les policiers travaillant de nuit, pour un montant total de 10 millions d'euros. Il s'agit d'une des revendications exprimées par les syndicats de police lors de leur rencontre avec le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, le 20 juillet.

Climat : des mesures concrètes au menu du Conseil de défense écologique

La Convention citoyenne pour le climat trouve un début de traduction concrète : avant les lois prévues pour 2021, le gouvernement a annoncé lundi 27 juillet 202 de premières mesures "réglementaires" inspirées des propositions des 150 citoyens à l'issue du Conseil de défense écologique présidé par Emmanuel Macron, mais jugées timorées par les écologistes et des ONG.

« Concerts debouts » : plus de 1.500 structures signent une lettre ouverte au gouvernement

Depuis le 17 mars dernier, les festivals, les salles de concerts et de spectacles sont toujours fermés au public. Aujourd'hui, personne ne sait quand ils pourront rouvrir, le gouvernement reste vague sur ce sujet. Plusieurs dizaines de milliers d'emplois sont menacés. 1.500 structures et artistes ont signé une lettre ouverte au gouvernement pour demander "des perspectives claires et cohérentes en vue de la réouverture des salles de concerts".
Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

MUNICIPALES 2020

Les résultats dans votre commune

     18.63
    légère pluie
    le 13/08 à 21h00
    Vent
    2.58 m/s
    Pression
    1015 hPa
    Humidité
    69 %

    Sondage