Grande distribution : "on demande toujours plus de productivité"

Publié le 21/12/2012 - 18:15
Mis à jour le 21/12/2012 - 18:52

Une quarantaine de salariés de différentes enseignes (Géant Casino, Carrefour, Monoprix…) se sont réunis dans la journée à Besançon pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail.

 ©
©

En grève

Indignés, ils étaient là pour exprimer leur ras-le-bol. "Nous demandons avant tout une revalorisation salariale. Ce n’est pas normal qu’un salarié à temps plein avec 25 ans d’ancienneté touche 1100 euros net par mois", explique Bernard Lambert, délégué syndical à Géant Casino. Les militants souhaiteraient ainsi toucher 1700 euros brut par mois.

Un juste retour selon eux face à des conditions de travail qui se dégradent et à des rythmes de plus en plus effrénés. La grande distribution connaîtrait en effet une baisse drastique de ses effectifs. "Le Géant Casino de Châteaufarine employait 250 salariés il y a 5 ans, aujourd’hui nous sommes 200", commente Bernard Lambert. "Et on demande toujours plus de productivité."

Même situation au Carrefour à Chalezeule. "Nous étions 340 salariés il y a 10 ans et nous sommes 258 aujourd’hui", remarque Aurore, salariée de l’enseigne depuis 1999. "Si les effectifs ont diminué, la surface de vente, elle, est restée la même !", ajoute t-elle.

30 à 50% du personnel en temps partiel

Les militants racontent ainsi leur quotidien. "Une mère de famille travaille là en moyenne de 8h à 20h30. Bien sûr, elle a des coupures, mais elle ne peut pas se permettre de rentrer chez elle", souligne à son tour Sylvie, responsable régionale CGT commerce.

À cela s'ajoute l’automatisation de certains services. "Les stations services ferment. Il y a également de plus en plus de scanettes dans les magasins. Il n’y a parfois plus de service après-vente et le standard a été remplacé par des boîtes vocales." Conséquence : on a davantage recours au temps partiel. Il concernerait 30 à 50% du personnel dans la grande distribution.

"J’ai des collègues qui vont à la banque alimentaire"

L’autre point dénoncé par les salariés est la paupérisation. "J’ai des collègues qui vont à la banque alimentaire car ils n’arrivent pas à joindre les deux bouts. C’est quand même grave !", s’indigne Bernard Lambert.

Les militants s’étaient d’abord rassemblés dans la matinée, devant le Géant Casino à Châteaufarine, puis en début d’après-midi, devant le Carrefour à Chalezeule. Ils y ont fait signer des pétitions aux clients, qui les ont bien accueillis. Le mouvement de grève avait été lancé au niveau national par la CGT. Il a été suivi dans plusieurs villes.

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Alcool et stupéfiants : opération de contrôle au centre d’examen du permis de conduire de Besançon

VIDÉOS • Ce jeudi 22 janvier 2026, une opération de police effectuée dans le cadre de lutte contre les dérives au volant et les comportements dangereux a eu lieu au centre d’examen du permis de conduire de Besançon. 

Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

Besançon veut renouveller son soutien à la Maison des femmes avant son ouverture en mars 2026

La Ville de Besançon a présenté, mercredi 21 janvier 2026, une délibération portant sur un nouveau soutien financier au fonctionnement de la future Maison des femmes, dont l’ouverture est prévue le 3 mars prochain. Cette présentation a eu lieu lors d’une conférence de presse conduite par Anne Vignot, maire de Besançon, entourée de plusieurs élues, à l’approche du conseil municipal, le 22 janvier.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Les ateliers du mercredi au SYBERT ? Des minijeux pour enfants

PUBLI-INFO • Le 21 janvier, c’est la fête au SYBERT à Planoise ! De 14h30 à 16 heures, les enfants de 6 à 12 ans vont pouvoir venir apprendre en jouant. Apprendre ? Oui, apprendre les bons gestes en matière de tri et de recyclage. Jouer ? Oui, parce qu’en s’amusant, mine de rien, on apprend. Mais attention, nombre de places limité…

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -0.51
partiellement nuageux
le 23/01 à 06h00
Vent
1.51 m/s
Pression
996 hPa
Humidité
93 %