Hôpital : une minute de silence pour se faire entendre…

Publié le 04/02/2022 - 15:15
Mis à jour le 04/02/2022 - 15:44

"Silence, on crie !" • Le syndicat Sud Santé Sociaux s’associe au mouvement « une minute de silence » pour dénoncer tous les vendredis à 14h  « la mort en cours de l’hôpital public. » Pour ce premier rassemblement à Besançon, une dizaine de manifestants s’est retrouvée sur le parvis de l’hôpital de Besançon.
 

Tous les vendredis à 14h une minute de silence est actuellement observée dans plusieurs établissements devant les hôpitaux de La Pitié Salpétrière, Lariboisière, à Strasbourg, Bordeaux, Aubagne, Caen, Bichat, Cochin, Wissembourg, Grenoble, Orthez, Marignane, Haguenau, Colmar, Clermont-Ferrand, La Rochelle, Lille, Marseille, Pau, Paul Brousse, Saint Louis, Rennes, Versailles, etc.

À partir de ce 4 février 2022, cette minute de silence sera observée tous les vendredis à 14h sur le parvis du CHU Minjoz de Besançon. Marc Paulin, du syndicat Sud Santé Sociaux a rappelé auparavant les problématiques humaines de l'hôpital de Besançon en rappelant le chiffre de 16 % d'arrêt de travail et des problématiques de recrutement.  "60% des élèves des Ifsi (institut de formation en soins infirmiers) en Franche-Comté sont issus d’autres régions et ne veulent pas rester dans la région. Les 40% restant ne veulent pas bosser à l’hôpital…" déplore-t-il en soulignant les effets post-Covid sur les usagers. "Aujourd’hui le CHU n’est plus en mesure d’affronter le flux des patients dont les opérations ont été repoussées sans compter les 20% de patients estimés dont un cancer n’a pas été diagnostiqué…"

"Sur Besançon, depuis 2019, casserolades multiples, hurlement de sirènes, manifestations bruyantes, cris de détresse, chants partisans ... aucun bruit ni vacarme n’ont été suffisants pour nous faire entendre..."indique le syndicat Sud Santé qui appelle les usagers et l'ensemble des agents hospitaliers à participer au silence bisontin afin de réclamer "un service de santé public à la hauteur des enjeux" et "un plan d’urgence d’ampleur pour l’hôpital public."

Santé

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