Il n'y aura pas de "licenciement économique" dans la fonction publique, assure Stanislas Guerini

Publié le 11/04/2024 - 14:00
Mis à jour le 11/04/2024 - 12:30

Il n'y aura pas de "licenciement économique" dans la fonction publique, a assuré mercredi 10 avril 2024 le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini, tout en rappelant que le statut des fonctionnaires prévoit une possibilité de "licenciement pour insuffisance professionnelle".

Stanislas Guerini, Délégué général de La République © Hélène Loget © Hélène Loget
Stanislas Guerini, Délégué général de La République © Hélène Loget © Hélène Loget

M. Guerini a lancé mardi la concertation autour de son projet de réforme de la fonction publique, qui vise notamment à accentuer la rémunération au mérite des fonctionnaires et faciliter les mutations d'une branche à l'autre de la fonction publique (Etat, collectivités, hôpitaux). Le ministre s'est heurté d'emblée à la colère des syndicats.

"Je veux qu'on lève le tabou du licenciement dans la fonction publique", a notamment déclaré mardi Stanislas Guerini dans Le Parisien, pointant une "culture de l'évitement sur ces sujets-là".

"Le statut de la fonction publique, c'est la garantie de l'emploi"

Au micro de France Inter mercredi matin, le ministre a estimé qu'"on confond tout sur ces sujets-là. Le statut de la fonction publique, c'est la garantie de l'emploi. Je ne souhaite pas le remettre en cause", a-t-il affirmé.

"Quand on supprime un service administratif, les agents publics, on leur confie une autre mission. Pour ainsi dire, il n'y a pas de licenciement économique dans la fonction publique et je ne souhaite pas changer ça, je pense que statutairement c'est quelque chose de très important, qui distingue le public du privé", a poursuivi le ministre.

"Mais le statut (des fonctionnaires, NDLR) n'a jamais expliqué, pas même en 1946 quand il a été instauré, qu'on ne pouvait pas licencier quelqu'un qui ne fait pas bien son travail. Cet outil-là est très mal défini et surtout extrêmement peu appliqué: il y a dans l'Etat 2,5 millions d'agents publics. L'année dernière, il y a eu 13 licenciements pour insuffisance professionnelle."

222 révocations pour faute

Quant à "la révocation pour faute", un autre type de sanction "il y en a eu 222", a détaillé Stanislas Guerini.

"Il faut être très décalé pour considérer que quand vous avez un collectif de travail de 100 personnes, qu'il y a une personne qui ne fait pas son travail et que ça n'a pas de conséquence, ce n'est pas démotivant pour les 99 autres", a-t-il fait valoir.

"Les agents publics sont les premiers à me dire qu'ils veulent un système qui soit juste, qui récompense mieux l'engagement, qui puisse justement récompenser le travail et qui au fond soit capable de distinction", a-t-il souligné.

(Sorce AFP)

Politique

Parcoursup remplacée en 2028, classes plafonnées à 28 élèves : ce que le Gouvernement promet aux lycéens

À l’issue de la rencontre de lundi dernier entre le Premier ministre Sébastien Lecornu et les représentants des lycéens, Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, et Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, ont publié, sous l’autorité du Premier ministre, la liste des engagements pris par le gouvernement le 26 octobre 2026 pour répondre aux difficultés exprimées par les lycéens.

" Casseurs-payeurs " : un projet de loi critiqué au Sénat, en plein coeur de la contestation

Au coeur d'un automne marqué par de nombreux mouvements de contestation virant parfois aux pillages, le Sénat se penche mardi sur le projet de loi "casseurs-payeurs" et ses mesures décriées sur la responsabilité collective des fauteurs de trouble et la saisie de leurs prestations sociales.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Attaques de Trappes : les élus de l’opposition municipale de Besançon demandent au maire d’organiser un rassemblement lundi à 18h00

Mise à jour • Un homme a tué une personne et fait cinq blessés dans les Yvelines vendredi 23 octobre 2026 lors d'une attaque "terroriste raciste" selon Emmanuel Macron. Les élus de l’opposition demandent à Ludovic Fagaut, le maire de Besançon, d’organiser un rassemblement à 18h00 place Granvelle lundi 26 octobre 2026.

Olivier Rietmann réélu à la tête de la Délégation aux entreprises du Sénat

Le sénateur de la Haute-Saône a été reconduit jeudi 22 octobre 2026 pour trois années supplémentaires à la présidence de cette instance parlementaire, qui rassemble plus de 40 sénateurs de différents horizons politiques, chargée de rapprocher le Sénat du monde économique et de soutenir le développement des entreprises.

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 2.97C°
ciel dégagé
le 29/10 à 04h00
Vent
4.21 m/s
Pression
1027 hPa
Humidité
100 %

Sondage