L’éclairage de la Citadelle de Besançon remis en fonctionnement dès 2026

Publié le 05/05/2025 - 18:00
Mis à jour le 06/05/2025 - 11:49

C’est une nouvelle qui devrait ravir bon nombre de Bisontins. Le site classé patrimoine mondial de l’Unesco sera de nouveau mis en lumière à la nuit tombée grâce à un éclairage renouvelé permettant "de concilier patrimoine et respect de la biodiversité" a annoncé la maire de Besançon Anne Vignot ce lundi 5 mai 2025. Le futur éclairage est prévu pour le printemps 2026. 

En septembre 2020, la municipalité actuelle avait fait le choix de stopper l’éclairage de la Citadelle de Besançon et ce pour plusieurs raisons, a tenu à rappeler la maire de Besançon Anne Vignot en conférence de presse ce lundi 5 mai 2025.

Le système d’éclairage datant de 1996, celui-ci commençait à présenter des signes de vétusté. Atteint de problème technique, le matériel tombait en panne et était devenu "incompatible avec le respect de la biodiversité", a insisté la maire de Besançon. En plus d’être "énergivore" et "source de pollution lumineuse" celui-ci n’était pour la municipalité, plus adapté sur le site de la Citadelle dont une grande partie des remparts sont protégés d’un arrêté de protection biotope. 

Un vaste programme de rénovation lancé dès 2022

Malgré cette décision, la municipalité souhaitait toutefois "trouver une solution technique pour permettre de valoriser un site majeur". Aussi, à la sortie du Covid en 2022, un vaste programme de rénovation est alors mené pour tenter de développer un nouveau système d’éclairage permettant de concilier valorisation du monument, économie d’énergie, respect de la biodiversité et sécurité. 

Sont alors mobilisés, l’entreprise qui avait déjà procédé à l’installation de l’ancien éclairage, le concepteur lumière (Atelier Jeol), un bureau d’études spécialisé en écologie (Explore Environnement), des élus ainsi que des partenaires associés tels que la DRAC, le réseau des sites majeurs Vauban ou encore la LPO. L’éclairage est alors complètement repensé et modernisé afin de rendre compatible plusieurs enjeux majeurs.

Réorientation de la lumière

À la différence de l’ancien éclairage qui éclairait les falaises et le ciel, le nouveau dispositif sera moins agressif car orienté sur les remparts afin de "mettre en valeur ce site remarquable classé au patrimoine mondial de l’UNESCO" a expliqué Anne Vignot. 

Plus de souplesse dans le calibrage de l’éclairage

Le nouveau dispositif permettra également plus de souplesse sur les zones à éclairer ou non. Chaque point lumineux pourra être modulable. Prévue toute l’année, l’illumination sera toutefois modulable. Certaines zones pourront ainsi rester dans l’ombre une partie de la nuit ou à certains moments de l’année afin de respecter davantage la biodiversité présente à la Citadelle. De quoi garantir la préservation des périodes de nidification et de reproduction des faucons pèlerins, grands ducs ou encore de certaines espèces de chauves-souris etc.

Un système novateur

Le conseiller municipal délégué à la Citadelle, François Bousso, a insisté sur "un système novateur et avant-gardiste" qui devrait permettre "d’adapter l’éclairage au déplacement des animaux" et "qui va pouvoir intéresser tout un champ scientifique sur comment on éclaire un monument".

Les horaires d’éclairage seront différents en fonction des saisons mais la réglementation impose une extinction à compter d’une heure du matin. 

Moins énergivore 

Doté de leds, le nouvel éclairage sera plus économe en énergie et doté de moins de points lumineux. Si elle n’a pas été en mesure de fournir un chiffre précis lors de la conférence de presse, l’entreprise a en revanche assuré que le dispositif permettrait "une division par quatre des consommations globales par rapport à l’installation actuelle". 

Des couleurs plus chaudes 

Afin de minimiser la pollution lumineuse, la nouvelle installation aura également un rendu "couleur chaude", a précisé Anne Vignot, avec des niveaux "en-dessous de la réglementation actuelle". Cela n’empêchera néanmoins pas le nouvel éclairage de "garantir la sécurité des agents qui travaillent à la Citadelle" ainsi que celle des usagers. 

Un budget de 843.265€

L’estimation du montant des travaux atteint les 843.265€. Ils devraient débuter d’ici novembre 2025 pour une mise en route de l’éclairage d’ici fin mars 2026. Avant ou après les élections municipales de 2026… l’avenir nous le dira.

Concernant le projet d’éclairage intérieur, celui-ci aura pour vocation de "créer plusieurs scénarios et ambiances lumineuses en fonction de la temporalité de la journée, des saisons, des animations et des besoins internes du site" a précisé la Ville. Il devrait concerner les zones du parc Saint-Etienne, le Corps de place et le parking du personnel pour un montant estimatif de 620.000€. 

Culture

Un policier de la BAC de Montbéliard se lance dans la Diagonale des Fous pour soutenir les enfants malades

Cédric, brigadier-major à la BAC de Montbéliard, s’apprête à relever un défi sportif hors norme. Cette année, il prendra le départ de la mythique Diagonale des Fous, à La Réunion, avec un dossard solidaire obtenu grâce à l’association « Au Sommet des Cœurs ». Derrière la performance, l’objectif est avant tout de soutenir les enfants touchés par le cancer et leurs familles.

Le musée du tacot fait revivre les trains du Doubs !

Disparus dans l’entre-deux-guerres, les « tacots » du Doubs ont désormais trouvé un nouvel écrin à Cléron. Installé depuis le début de l’été dans l’ancienne gare du village, le musée du Tacot propose une exposition entièrement repensée, mêlant histoire, archives et vidéos pour faire découvrir au public l’histoire de ces petits trains qui sillonnaient autrefois le département.

Une première réussie à Pont-sur-l’Ognon pour le No Logo !

Après des mois d’incertitudes et une organisation préparée à la hâte, le No Logo a réussi son retour à Pont-sur-l’Ognon, ce week-end du 7 au 9 août. Avec plus de 6 500 festivaliers chaque soir et une programmation 100 % surprise, cette édition inédite a permis au festival de retrouver son public et, surtout, son identité.

Aymée Vanhée, graveuse de pierre : faire revivre un métier d’art à travers chaque inscription

À 26 ans, Aymée Vanhée exerce un métier dont beaucoup ignorent encore l'existence. Installée à Besançon, cette jeune artisane vient de créer son entreprise, Papier de pierre, spécialisée dans la gravure manuelle sur pierre. Derrière chaque nom inscrit sur un monument funéraire, elle revendique un savoir-faire artisanal, hérité d'une longue tradition, mais aussi une approche plus directe et plus juste pour les familles.

No Logo Festival 2026 : une 13e édition qui ouvre un nouveau chapitre à Pont-sur-l’Ognon

Ce vendredi 7 août, le No Logo Festival donnera le coup d'envoi de sa 13e édition sur son nouveau site de Pont-sur-l'Ognon. Après plusieurs mois de préparation, l'événement s'apprête à accueillir près de 6 500 festivaliers dans un format plus réduit, tout en conservant les principes qui ont fait son identité depuis sa création.

J’ai testé pour vous les visites en bateau et en bus cabriolet des Vedettes de Besançon

Quel effet ça fait d'être un touriste à Besançon, ville de mon adolescence pleine de souvenirs ? Mercredi 5 août 2026, j'ai pris le bus décapotable et le bateau des Vedettes de Besançon pour le savoir, en voici un aperçu qui, je l'espère, donnera envie...

Aux Auxons, rencontre Sébastien Lombardo, un artiste muraliste qui donne des couleurs à l’urbain

VIDÉO • Sébastien Lombardo, ancien graphiste, a lâché sa souris pour prendre les pinceaux et embellir, de fresques colorées, le mobilier urbain et les murs des particuliers, à Besançon et ses alentours, ainsi que et dans toute l'Europe. Aux Auxons, ses oeuvres embellissent des tranformateurs électriques...

Saline royale d’Arc-et-Senans : 9 soirées de cinéma en plein air du 6 au 22 août 2026

La Saline royale d'Arc-et-Senans accueillera, du 6 au 22 août 2026, une série de neuf soirées de cinéma en plein air. Organisé les jeudis, vendredis et samedis, l'événement se déroulera au sein du site inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco et proposera la projection de grands classiques du cinéma à la tombée de la nuit.

Et si la future grande bibliothèque de Besançon portait le nom de Charles Weiss, l’illustre bibliothécaire de la ville ?

Alors que la construction de la nouvelle grande bibliothèque de Besançon entre dans sa dernière phase, une proposition de nom est mise sur la table : celui de Charles Weiss, figure de l’histoire culturelle de la cité. À l’origine de cette initiative, Gilles Champion, administrateur de Renaissance du Vieux Besançon, qui a adressé une lettre au maire et président de Grand Besançon Métropole Ludovic Fagaut le 10 juin 2026 afin de défendre cette idée. 

Une journée d’étude internationale à Besançon pour explorer l’art né de la Déportation

Le Musée de la Résistance et de la Déportation de Besançon réunira, le 16 septembre 2026, des spécialistes français et européens autour d'un patrimoine rare : les œuvres réalisées pendant et après la Déportation. Une rencontre ouverte au public qui mettra en lumière l'un des plus importants fonds d'art concentrationnaire d'Europe conservé dans la capitale comtoise.

À Besançon, la Colo du Bitume initie dix jeunes aux coulisses des arts de rue

Pensée par la Maison de quartier Battant et le Festival du Bitume et des Plumes, la Colo du Bitume propose à dix jeunes âgés de 12 à 15 ans une immersion dans l’univers des arts de rue et de la programmation artistique. Le projet se déroulera du 4 au 8 août 2026 à La Chaux-de-Fonds, en Suisse, dans le cadre du festival La Plage des Six Pompes, rendez-vous reconnu de la création en espace public.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 35.24
ciel dégagé
le 13/08 à 20h00
Vent
2.54 m/s
Pression
1017 hPa
Humidité
26 %

Sondage