La robotique miniature connaît actuellement une forte dynamique de développement. Selon un communiqué de l'UMLP précise que "la robotique miniature s’impose aujourd’hui comme un levier stratégique majeur pour répondre aux grands enjeux industriels, économiques et sociétaux.” À travers le lancement du PEPR Robotique, l’État entend structurer cette filière autour d’objectifs scientifiques et technologiques clairement identifiés : ”lever les verrous scientifiques et technologiques afin de bâtir une robotique à la fois performante, frugale et responsable.”
3 millions d’euros pour des technologies de rupture
Le projet MINIRO bénéficie d’une dotation France 2030 de 3 millions d’euros, pour un budget total de 8.924.156 euros. Il vise à structurer la recherche française autour de solutions innovantes en robotique miniature.
L'université souligne que MINIRO ambitionne de structurer la recherche française autour du développement de méthodes et de technologies de rupture : des robots miniatures capables de répondre aux enjeux industriels et sociétaux émergents dans des domaines stratégiques variés (micro- et nanotechnologie, écologie, énergie, agroalimentaire, médecine, pharmacie, etc.).”
L’objectif est de développer des robots adaptés à des secteurs stratégiques tels que la micro- et nanotechnologie, l’énergie, l’agroalimentaire, la médecine ou encore la pharmacie.
Deux catégories de robots au cœur du projet
Le projet se concentre sur deux types de robots manipulateurs miniatures, intégrant leurs systèmes de motorisation et capables d’interagir de manière contrôlée avec leur environnement : (1) les robots miniatures déformables et de formes élancées, capables d’atteindre des zones éloignées dans des cavités étroites, (2) les systèmes robotiques submillimétriques, permettant des actions contrôlées en temps réel à l’échelle micrométrique.
Ces développements visent à permettre des interventions précises dans des environnements contraints ou à très petite échelle.
Trois défis scientifiques majeurs
Afin de favoriser le déploiement de ces technologies, le projet MINIRO s’articule autour de trois défis scientifiques principaux. Le communiqué indique que le projet s’attache à :
• améliorer la dextérité et la fiabilité des robots miniatures,
• optimiser la transmission d’énergie et de puissance en dépit de fortes contraintes d’espace,
• garantir de hautes performances malgré l’influence marquée de leur environnement de travail.
Ces axes de recherche doivent permettre de consolider la robustesse et l’efficacité des systèmes robotiques miniaturisés.
Un consortium académique national d’excellence
Le projet MINIRO est co-piloté par l’Institut Femto-ST et le laboratoire ICube. Il fédère un consortium académique réunissant notamment l’UMLP, l’Université de Strasbourg, le CEA, Sorbonne Université, le CNRS, l’Université de Montpellier, IMT Atlantique, l’Université de technologie de Compiègne, Supmicrotech, l’Inserm, l’ENSTA et Grenoble INP - UGA.
Au total, neuf laboratoires sont impliqués : Femto-ST, ICube, CEA List, ISIR, Lab-STICC, LIRMM, LS2N, le Laboratoire Roberval et TIMC.
Le communiqué souligne que ”par la complémentarité de leurs expertises scientifiques et technologiques, ces partenaires entendent démontrer tout le potentiel de la robotique miniature pour assurer un positionnement stratégique de la France sur une thématique en pleine expansion au niveau mondial.”
Infos +
- Lancement officiel du projet : 3 février 2026
- Durée : 76 mois
- Montant total du projet : 8.924.156 €
- Dotation France 2030 : 3.000.000 €
- Neuf laboratoires impliqués : FEMTO-ST, ICube, CEA List, ISIR, Lab-STICC, LIRMM, LS2N, Laboratoire Roberval, TIMC


