Relogement des victimes de violences conjugales, un bilan contrasté pour la région

Publié le 16/02/2026 - 17:45
Mis à jour le 16/02/2026 - 17:47

L'Union sociale pour l'habitat de Bourgogne-Franche-Comté a publié le bilan du relogement des femmes victimes de violences conjugales dans la Région en 2025. Une problématique plus que jamais prioritaire mais toujours contrastée... 

 © Élodie R.
© Élodie R.

Les chiffres sont implacables. Selon le ministère de l’Intérieur, 107 femmes ont été tuées par leur conjoint en France en 2024. Un bilan dramatique. La même année, plus de 270 femmes ont échappé à une tentative de féminicide. Pour ces victimes, la question de l’accompagnement et surtout du relogement est cruciale. Un enjeu qui repose en grande partie sur la mobilisation des acteurs locaux.

Les femmes victimes de violences conjugales prioritaires pour la Région et les bailleurs sociaux

La Région Bourgogne-Franche-Comté est particulièrement impliquée dans le relogement et l'accompagnement des femmes victimes de violences conjugales. Les bailleurs sociaux de Bourgogne-Franche-Comté sont d'ailleurs mobilisés depuis longtemps pour oeuvrer au relogement des femmes victimes. Ces dernières sont prioritaires pour obtenir un logement social. Les acteurs du secteur rappellent d'ailleurs que "le logement est une condition matérielle décisive pour mettre en sécurité les femmes et leurs enfants". En 2025, 637 demandes de relogement ont été enregistrées dans la région en 2025, mais seules 261 ont abouti.

Une convention pour faciliter le relogement

Depuis 2022, l’Union Sociale pour l’Habitat de BFC et la Fédération Nationale Solidarité Femmes sont liés par une convention pour soutenir le relogement des femmes victimes de violences conjugales et de leurs enfants, accompagnées par les associations. Ce partenariat permet notamment aux femmes de bénéficier d’un accompagnement spécialisé, porté par les associations locales et d’un relogement dans des délais très restreints par les bailleurs adhérents.

Entre 2022 et 2025, 24 situations très prioritaires ont été traitées spécifiquement dans le cadre de la convention : 58% des femmes concernées ont été relogées en moins de 3 mois, 87,5% en moins de 6 mois.

Social

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