Maire agressé à l'Haÿ-les-Roses : "Ce qui nous unit, c'est sauver la République"

Publié le 03/07/2023 - 12:13
Mis à jour le 04/07/2023 - 14:40

Dans le quartier pavillonnaire des Blondeaux à L'Haÿ-les-Roses (Val-de-Marne), une commune de 30.000 habitants à la réputation tranquille, habitants et passants sont scandalisés par l'attaque qui a visé le domicile du maire dans la nuit de samedi à dimanche. Un appel à la mobilisation a été lancé devant toutes les mairies de France pour 12h00 ce 3 juillet 2023. 

Les élus se sont rassemblés ce lundi à 12h00 devant la mairie de Besançon.

Jean-François Colombet, préfet du Doubs, s'est rendu à la mairie de Montbéliard à 12h00 en soutien aux élus. Il a ensuite rendu hommage aux forces de l'ordre.

"Aujourd'hui, ce qui nous unit, c'est sauver la République. En sauvant la France, on sauve le monde", a annoncé Anne Vignot, la maire de Besançon en citant Victor Hugo sur l'esplanade des Droits de l'Homme. 

"Ce sont des événements isolés mais qui dépassent les frontières des villes, des régions et des frontières nationales", a-t-elle ajouté en incitant les citoyens à aller à la rencontre des élus.

Plusieurs élus ont fait le déplacement en soutien au maire agressé : Jacques Grosperrin, sénateur du Doubs, Éric Alauzet, député du Doubs, Christine Bouquin, présidente du Département du Doubs, Ludovic Fagaut, chef de file de l'opposition et vice-président du Département.

Rappel des faits

Une voiture-bélier destinée à s'enflammer a enfoncé le portail du domicile du maire LR Vincent Jeanbrun, où se trouvaient ses enfants et son épouse, blessée sérieusement en tentant de s'enfuir. L'agression a suscité la condamnation unanime du gouvernement et de la classe politique.

Une enquête ouverte

Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat, a annoncé le procureur de Créteil Stéphane Hardouin, qui l'a confiée au service départemental de police judiciaire.

Dimanche matin, la rue du domicile de l'élu est bloquée par la police: journalistes français et étrangers se pressent au carrefour, au milieu des joggueurs et des habitants qui vont acheter leur pain à la boulangerie voisine.

Certains s'arrêtent et prennent des photos. D'autres vont aux nouvelles, surpris de l'attroupement inhabituel qui s'est constitué dans ce quartier résidentiel d'où l'on aperçoit les tours de la cité voisine.

Johanna et ses trois enfants habitent la maison à l'angle de la rue. Cette nuit, elle a senti de la fumée et entendu "des bruits de pétards": "Je n'ai pas oser ouvrir la fenêtre, j'avais peur".

A l'arrivée de la police, cette enseignante de 42 ans qui a requis l'anonymat s'est aventurée sur son balcon pour filmer la scène. Les images qui défilent sur l'écran de son téléphone portable, que l'AFP a pu voir, montrent un important incendie devant une habitation. "Cela fait peur", insiste-t-elle.

"Le monde à l'envers !"

"C'est incompréhensible", élabore Johanna sur le pas de sa porte. "Il y a eu un drame" avec la mort de Nahel, cet adolescent de 17 ans tué mardi par un policier lors d'un contrôle routier à Nanterre, à l'origine de cinq nuits de violentes émeutes dans de nombreuses villes du pays. "Mais le policier est mis en examen (et écroué, ndlr), je ne comprends pas que ça continue", déplore-t-elle.

Frédéric Goulet, un directeur financier de 50 ans, passe en courant par les petites rues arborées du quartier. C'est l'heure de son footing dominical. Il s'est arrêté au carrefour et prend quelques photos.

"Ce n'est pas normal, c'est le monde à l'envers !", lâche-t-il, "j'espère qu'ils (les auteurs) seront attrapés". Brigitte Saillard, 65 ans, est venue garder ses petites-filles et se désole des destructions. Pour elle aussi il est "inadmissible" de "s'en prendre aux maisons, aux voitures: est-ce nécessaire ?", interroge cette retraitée de Vitry.

"On est tous choqués par la mort" de Nahel, "mais brûler des marchés, des bibliothèques, ce n'est pas la solution", abonde non loin de là Taoufik Aayay, 49 ans.

Lui habite dans une rue adjacente et cette nuit, il a entendu "des sirènes et des explosions". Il a appris ce qui s'était passé "à la télévision" au matin et il est depuis "en colère contre les gens qui ont fait ça".

"Ce sont des actes de violence inacceptables", renchérit Olivier Lafaye, élu de l'opposition (Renaissance) au conseil municipal. "Quand vous êtes élus, c'est un engagement citoyen envers tout le monde", poursuit-il, "vous n'avez qu'une envie: que la ville progresse et que tout le monde vive ensemble".

(Avec AFP)

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Société

Alcool et stupéfiants : opération de contrôle au centre d’examen du permis de conduire de Besançon

VIDÉOS • Ce jeudi 22 janvier 2026, une opération de police effectuée dans le cadre de lutte contre les dérives au volant et les comportements dangereux a eu lieu au centre d’examen du permis de conduire de Besançon. 

Contrôle de police : 32 infractions en moins de deux heures boulevard Blum à Besançon

Mercredi 21 janvier 2026, en fin d’après-midi, une opération de contrôle routier a été menée à un carrefour identifié comme sensible par les forces de l’ordre, à l'intersection entre le boulevard Léon Blum et la rue Chopin. Pas moins de 32 infractions ont été relevées en 2h00.

Besançon veut renouveller son soutien à la Maison des femmes avant son ouverture en mars 2026

La Ville de Besançon a présenté, mercredi 21 janvier 2026, une délibération portant sur un nouveau soutien financier au fonctionnement de la future Maison des femmes, dont l’ouverture est prévue le 3 mars prochain. Cette présentation a eu lieu lors d’une conférence de presse conduite par Anne Vignot, maire de Besançon, entourée de plusieurs élues, à l’approche du conseil municipal, le 22 janvier.

Quitter le salariat pour entreprendre : une reconversion qui séduit aussi à Besançon

La reconversion professionnelle vers un projet entrepreneurial occupe une place croissante dans le paysage économique et social français. De plus en plus d’actifs choisissent de quitter le salariat pour créer leur propre emploi, souvent dans une recherche de sens, d’autonomie et d’équilibre entre vie professionnelle et personnelle. Un constat partagé par la coopérative d’activités et d’emplois (CAE) Coopilote à Besançon, qui met en lumière plusieurs parcours d’entrepreneurs ayant fait le choix de l’entrepreneuriat comme voie de reconversion.

Comprendre et suivre l’extrême droite en Franche-Comté : lancement de l’Obex FC à Besançon

L’Observatoire de l’extrême droite en Franche-Comté (Obex FC) a été présenté officiellement vendredi 16 janvier 2026 à la presse, puis au public lors d’une conférence organisée le soir même salle David à Besançon. Cette plateforme régionale se donne pour objectif de documenter, analyser et rendre accessibles les phénomènes liés à l’extrême droite en Franche-Comté. L’Obex FC est porté par trois fondateurs, membres de l’association Comité pour Clément : "Toufik de Planoise", journaliste, "Walden", militant anti-extrême droite, et "Yoann Muson", universitaire.

Les ateliers du mercredi au SYBERT ? Des minijeux pour enfants

PUBLI-INFO • Le 21 janvier, c’est la fête au SYBERT à Planoise ! De 14h30 à 16 heures, les enfants de 6 à 12 ans vont pouvoir venir apprendre en jouant. Apprendre ? Oui, apprendre les bons gestes en matière de tri et de recyclage. Jouer ? Oui, parce qu’en s’amusant, mine de rien, on apprend. Mais attention, nombre de places limité…

Début de l’enquête de recensement de la population en Bourgogne-Franche-Comté

Le recensement de la population commence, aujourd’hui jeudi, 15 janvier 2026 en France métropolitaine. En Bourgogne-Franche-Comté, près de 1 500 agents recenseurs sont mobilisés pour enquêter 284.000 logements dans 756 communes. Cela devrait conduire les équipes communales à collecter les réponses de plus de 470.000 habitants dans la région.

Le ”droit de correction parentale” n’existe pas, rappelle la Cour de cassation

La Cour de cassation a rendu mercredi 14 janvier 2026 une décision dans une affaire portant sur des faits de violences commises par un père sur ses enfants. Cette décision intervient après la relaxe prononcée par la cour d’appel de Metz le 18 avril 2024, fondée notamment sur l’invocation d’un prétendu ”droit de correction”.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 -1.09
nuageux
le 24/01 à 06h00
Vent
1.83 m/s
Pression
1000 hPa
Humidité
93 %