Manifestation du 1er mai à Besançon : FO refuse “l’union sacrée” et appelle à la mobilisation

Publié le 29/04/2025 - 11:29
Mis à jour le 29/04/2025 - 11:30

À l’approche de la Journée internationale des travailleurs, l’union départementale Force Ouvrière (FO) du Doubs appelle à une mobilisation massive le jeudi 1er mai à 10h30 sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon. Dans un communiqué, le syndicat dénonce une politique gouvernementale marquée par l’austérité, la militarisation de l’économie et le mépris des revendications sociales.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

”Non à l’union sacrée – Non à l’économie de guerre – Oui aux revendications !” : le mot d’ordre est sans ambiguïté. FO Doubs rejette avec force l’appel à une “union nationale” face aux crises économiques, sociales et géopolitiques. Selon le syndicat, cette rhétorique vise à “faire taire les revendications, à masquer la casse sociale et à faire payer aux travailleurs les choix du gouvernement”.

Parmi les premières revendications portées par FO, l’abrogation immédiate de la réforme des retraites reste centrale. Le syndicat n’a pas digéré le passage en force de cette réforme et entend bien continuer à porter cette exigence dans la rue.

Industrie en crise, services publics attaqués

Dans son communiqué, l’union départementale dresse un tableau sombre de la situation locale : ”Dans le Doubs, comme ailleurs, c’est toute l’industrie qui est méthodiquement démantelée.” FO dénonce les plans de licenciement, les délocalisations et la fermeture de sites, autant de “sacrifices” imposés aux travailleurs ”pour garantir les profits des actionnaires”.

Les services publics ne sont pas épargnés : ”Dans les hôpitaux et les écoles, ce sont des lits et des classes qui disparaissent”, tandis que les conditions de travail dans le secteur médico-social sont jugées ”intolérables”. Le syndicat rappelle la mobilisation de 350 personnes dans le Doubs le 1er avril dernier, comme preuve de la montée de la colère sociale.

Une dénonciation de “l’économie de guerre”

FO Doubs s’insurge également contre les priorités budgétaires de l’État, dénonçant les ”milliards engagés dans les budgets militaires” alors que les droits sociaux et les services publics sont attaqués. Pour le syndicat, ”l’économie de guerre devient le prétexte pour faire passer l’austérité”.

L’organisation syndicale annonce avoir quitté le “conclave” initié par François Bayrou, fustigeant une tentative de neutralisation des syndicats au nom d’un ”intérêt national fabriqué de toutes pièces”.

Les revendications

FO Doubs revendique :

  • L’abrogation immédiate de la réforme des retraites
  • L’augmentation générale des salaires, pensions et minimas sociaux
  • Le maintien et renforcement de tous les services publics
  • Le refus de l’économie de guerre et de l’union sacrée
  • Un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et à Gaza
  • Le 1er mai, Force Ouvrière appelle les travailleuses et les travailleurs à se faire entendre : « Nous refusons cette logique de sacrifice permanent ».

Si FO n'a pas souhaité s'unir à l'intersyndicale, le syndicat donne toutefois rendez-vous ce jeudi à 10h30, sur l’esplanade des Droits de l’Homme à Besançon et promet d’y faire résonner haut et fort ses revendications, loin de tout compromis.

Social

Acte III : 4.500 manifestants (préfecture) maintenus à distance du centre-ville de Besançon

VIDÉOs • Après une première mobilisation le 17 octobre 2026 d’environ 12.000 personnes et une seconde la semaine dernière qui a réuni quelque 4.500 personnes ce sont une nouvelle fois 4.500 personnes, au plus haut de la mobilisation selon la préfecture, qui se sont donné rendez-vous au parc des Glacis de Besançon dès 14h ce samedi 31 octobre 2026 pour l’acte III de la mobilisation contre la vie chère. Ceux-ci ont répondu à l’appel au rassemblement de l’intersyndicale FO, Solidaires, CGT et FSU.

Crise lycéenne : les annonces du gouvernement ne désamorcent pas les appels à la mobilisation

Après un mois de blocus et de manifestations, les annonces très attendues du gouvernement lundi 26 octobre 2026, dont le remplacement progressif de Parcoursup d’ici 2028, n'ont pas convaincu les organisations lycéennes et étudiantes, qui ont appelé à poursuivre la mobilisation.

Le sénateur Longeot dépose un amendement pour interdire de manifester à visage dissimulé

Jean-François Longeot, sénateur du Doubs, a déposé un amendent visant à interdire de manifester avec le visage dissimulé. Ce dernier sera consulté dans le cadre de l'examen, mardi 27 octobre 2026, du Projet de loi relatif à la réparation des dommages résultant de dégradations commises dans l'espace public.

Acte " II " de la mobilisation : " pas de dégât de commerce " et 20 personnes interpellées à Besançon

Entre 4.000 et 4.500 personnes se sont mobilisées samedi 24 octobre 2026 aux Glacis lors d’une manifestation déclarée, puis dans les rues de Besançon lors d’un cortège sauvage. Au total, 20 personnes ont été interpellées, indique la préfecture du Doubs.

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