Mobilisation des auto-école contre la réforme du permis de conduire

Publié le 11/02/2019 - 08:28
Mis à jour le 11/02/2019 - 08:28

Les auto-écoles protestent contre la volonté du gouvernement de mettre en place des plateformes de formations en ligne suite à un rapport parlementaire. Elles craignent également une « ubérisation » de leur métier et veulent défendre leur travail de « proximité », gage de « qualité » selon elles pour l’enseignement du permis de conduire.

 © Alexane Alfaro
© Alexane Alfaro

Des moniteurs d’auto-écoles en provenance de toute la France ont prévu cinq cortèges différents à Paris ce lundi 11 février 2019 (porte d’Orléans, porte d’Autueil, porte de Clignancourt, porte de Vincennes…). Les premiers véhicules sont arrivés à 7h.Ils défileront autour de la capitale puis dans la ville depuis le périphérique avec une dispersion attendue vers 17h place Vincent Auriol. Circulation difficile sur l’A 13, sur l’A 6 et sur l’A 3.

Les auto-écoles se mobilisent lundi 11 février 2019 contre la réforme voulue par la majorité. Elles protestent contre la volonté du gouvernement de mettre en place des plateformes de formations en ligne suite à un rapport parlementaire. Elles craignent également une "ubérisation" de leur métier et veulent défendre leur travail de "proximité", gage de "qualité" selon elles pour l'enseignement du permis de conduire.

Le rapport parlementaire à la source de la grogne a été a été remis au Premier ministre vendredi dernier par la députée du Gard (LREM) Françoise Dumas. Il n'a pour l'instant pas été rendu public mais les trois organisations de la profession (CNPA, Unidec, Unic), qui s'étaient déjà alarmées en novembre des déclarations d'sEmmanuel Macron annonçant une "baisse drastique" du coût du permis, font front uni.

Pour défendre leur "savoir-faire au service de la sécurité routière", elles mèneront une opération escargot sur le périphérique parisien lundi à partir de 6h30 avant un rassemblement place d'Italie, et dans plusieurs villes de France (Bordeaux, Marseille, Nice...).

Les syndicats redoutent des réformes synonymes d'"uberisation" de leur métier avec un agrément qui deviendrait national et abandonnerait l'obligation d'avoir un local, ouvrant ainsi la voie aux plateformes de mise en relation entre élèves et moniteurs synonymes, selon eux, de "dumping social", ainsi qu'une généralisation des inscriptions à l'examen par l'élève lui-même, en candidat libre.

Le président Emmanuel Macron a également évoqué jeudi, lors de son échange avec 1000 jeunes, la possibilité de passer "l'intégralité" du permis dans le cadre du futur Service national universel.

"Tuer la proximité, c'est tuer la qualité"

"Nous ne sommes pas des auto-écoles de l'ancien monde, comme on nous présente parfois, mais des auto-écoles de proximité. Et l'exécutif voudrait désormais créer un système hors-sol", s'indigne Patrice Bessone, président du CNPA-Education routière, syndicat majoritaire parmi les 10.000 auto-écoles (40.000 salariés): "Ça va à l'inverse des déclarations du président suite à la colère des gilets jaunes, qui disait qu'il fallait remettre du territoire, que le territoire a un sens". Pour lui, "tuer la proximité, c'est tuer la qualité. Et quand la qualité de l'enseignement du permis de conduire est bradée, ça devient un permis de tuer".

"On ne veut pas que la formation au permis de conduire soit associée à des formations low cost. On n'est pas contre les nouveaux arrivants mais tout le monde doit être soumis aux mêmes règles", abonde le président de l'Unidec, Patrick Mirouse.

Les syndicats contestent également leur coût prétendument plus cher que celui des systèmes en ligne, car "des élèves mal préparés vont rater l'examen, devront le repasser et paieront au final plus cher qu'annoncé", souligne Patrick Bessone.

Pour faire baisser le prix -1800 euros en moyenne selon l'UFC-Que Choisir en 2016- ils proposent d'autres pistes : une baisse de la TVA, le développement de cours collectifs et des simulateurs de conduite, une meilleure orientation vers les dispositifs d'aide (compte personnel de formation, permis à un euro...).

Soyez le premier à commenter...

Laisser un commentaire

Social

À Port-sur-Saône, une journée consacrée à la jeunesse et aux initiatives locales

Organisé à l’initiative du préfet de la Haute Saône, l’événement aura lieu le jeudi 28 août 2025 à Saôn’Expo de Port-sur-Saöne et réunira "élus, futurs élus, agents publics, associations, ainsi que les jeunes et leurs familles" le temps d’une journée consacrée à la jeunesse et aux initiatives locales. 

Plusieurs migrants évacués de l’Hotel de ville de Paris seront accueillis temporairement à Besançon

Mis à jour • Quelque 200 personnes migrantes qui dormaient depuis une semaine sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris faute de place dans des hébergements d'urgence ont été évacuées mardi 12 août 2025. Plusieurs d'entre eux devraient être dirigés vers la capitale comtoise. 

Service national et retraite : Matthieu Bloch interpelle le ministre des Armées

Le député de l'Union des droites pour la République (UDR) du Doubs, Matthieu Bloch, a adressé une question écrite début août 2025 au ministre des Armées au sujet des modalités de prise en compte du service national dans le calcul des droits à la retraite. Il alerte sur des règles qu’il juge injustes et appelle à leur réexamen.

À Pontarlier, 170 téléphones collectés pour une grande opération solidaire lors du Tour de France

À l'occasion de l'arrivée officielle de la 20e étape du Tour de France à Pontarlier samedi 26 juillet 2025, la ville a dévoilé les résultats d'une opération inédite. Aux côtés de l'éco-organisme ecosystem, la commune s'est mobilisée pour une grande collecte solidaire de téléphones portables.

Adoption de la loi Duplomb : la FRSEA Bourgogne Franche-Comté s’en réjouit

Adoptée le 8 juillet à l’Assemblée nationale, la loi Duplomb prévoit plusieurs mesures destinées à simplifier certaines démarches administratives pour les agriculteurs et autorise l’utilisation de produits phytosanitaires tels que les néocotinoïdes, comme c’est le cas au niveau européen. Dans un communiqué du 11 juillet, la Fédération régionale des syndicats d’exploitants agricoles de Bourgogne Franche-Comté assure que cette loi est ”un premier pas vers moins de contraintes pour les agriculteurs.”

Grève : les salariés de France 3 Franche-Comté dénoncent le projet de réforme de l’audiovisuel public

En grève depuis le 30 juin 2025, jour de l’examen du projet de loi par l’Assemblée nationale, les salariés de France 3 Franche-Comté réaffirment leur opposition à la création d’une holding France Médias dans un communiqué du 9 juillet 2025. 

Difficultés de fonctionnement : des associations familiales du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Ce 2 juillet 2025, l’Union départementale des associations familiales (Udaf) du Doubs a émis un communiqué, au nom des associations familiales du territoire, faisant part de ses inquiétudes face aux difficultés qui pèsent sur le bon déroulement des actions sociales. Elle appelle la ministre chargée de la vie associative, ainsi que les parlementaires et les maires du département, à une réaction "urgente".

Grève des pharmaciens : l’ARS réquisitionne des pharmacies grévistes pour assurer la continuité du service d’urgence

Face au mouvement de grève des gardes engagé par les pharmaciens d’officine, l’Agence régionale de santé (ARS) Bourgogne-Franche-Comté se mobilise pour garantir l’accès aux médicaments en situation d’urgence sur l’ensemble du territoire régional, a-t-on appris ce vendredi 4 juillet.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 20.99
peu nuageux
le 31/08 à 18h00
Vent
1.78 m/s
Pression
1008 hPa
Humidité
80 %