Moins de morts sur les routes en 2018 : Michel Raison tacle le Premier ministre sur l'effet 80 km/h

Publié le 28/01/2019 - 16:52
Mis à jour le 28/01/2019 - 17:06

Pour le sénateur de Haute-Saône, Édouard Philippe opère un raccourci entre la baisse de la mortalité sur les routes de France, à son plus bas niveau, et le passage au 80 km/h en juillet 2018.  Michel Raison estime que le Premier ministre « sacrifie l’analyse scientifique sur l’autel de la communication politique ».

© d poirier ©
© d poirier ©

Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a atteint un plus bas historique en 2018, avec 3.259 tués, soit neuf de moins que le précédent "record" de 3.268 morts enregistré en 2013, a annoncé lundi le Premier ministre Édouard Philippe.

Par ailleurs, 116 vies ont été épargnées sur les routes secondaires abaissées à 80 km/h au 1er juillet 2018 , a-t-il détaillé, défendant cette mesure très contestée, pour laquelle il a toutefois jugé "légitime de discuter" dans le cadre du grand débat national.

Le sénateur LR de Haute-Saône se félicite de cette évolution favorable dont tous les spécialistes savent qu’elle a débuté dès 2017, après trois années de hausse.

Mais Michel Raison - qui avait créé un groupe de travail commun sur la sécurité routière le 24 janvier 2018 avec ses collègues Jean-Luc Fichet (socialiste et républicain – Finistère) et Michèle Vullien (apparentée Union centriste – Rhône) - s"étonne de la "stratégie" du Premier ministre qui établit un lien entre la baisse de la mortalité et l'abaissement de la vitesse "intervenu il y a 6 mois seulement".

Une période de deux ans pour analyser les résultats

Il s'étonne de la stratégie du Premier ministre qui établit un lien direct entre la baisse de la mortalité et l'abaissement de la vitesse intervenu il y a 6 mois seulement. "Il piétine ainsi l’avis unanime de tous les services de l’État, à commencer par M. Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière" explique-t-il dans un communiqué. "Ces spécialistes n’ont eu de cesse de rappeler qu’une période minimale de deux ans était indispensable pour analyser les statistiques avec une rigueur scientifique indispensable sur un tel enjeu de société. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’abaissement à 80 km/h avait finalement été présenté comme une « expérimentation » à l’échelle nationale dont les enseignements seraient tirés au bout de deux ans avec de possibles ajustements".

Le Sénateur estime que cette communication intervient "fort opportunément" au moment où le Premier ministre "est affaibli par le Président de la République qui lui impose un changement de méthode avec des adaptations au cas par cas comme l’a proposé le Sénat en avril 2018" (rapport sur le site du Sénat). Il demandera donc à rencontrer très rapidement Emmanuel Barbe pour clarifier ces annonces.

"Mais au final, peu importe que le Premier ministre ne veuille pas perdre la face, au besoin en s‘asseyant sur toutes les précautions scientifiques défendues par ses services. Peu importe qu’il cherche une nouvelle fois à culpabiliser les automobilistes et les élus locaux. L’important est de lutter avec intelligence et efficacité contre la violence routière, ce qui se traduit par une mesure affinée, concertée et bien comprise". conclut le sénateur.

©

Politique

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 17 septembre

Le conseil municipal de Besançon a effectué sa rentrée ce jeudi 17 septembre. À l’ordre du jour, plusieurs dossiers importants, dont la décision budgétaire modificative n°2, portant sur 800 000 euros. Un sujet qui a particulièrement animé les débats entre les élus de la majorité et ceux de l’opposition.

École, sécurité, agriculture, Assemblée nationale, présidentielle… Les confidences de Laurent Croizier sur son mandat et sur 2027

Le député de la première circonscription du Doubs (Modem), réélu en 2024, revient sur son action depuis 2022. À l’échelle locale comme nationale, il met en avant l’école, la sécurité, l’industrie et le numérique. Il défend également une approche qu’il veut pragmatique sur l’agriculture et critique le fonctionnement actuel de l’Assemblée nationale.

La Bourgogne Franche-Comté renforce ses liens économiques avec le Wisconsin

C'est un nouveau pas dans le rapprochement entre la Bourgogne-Franche-Comté et le Wisconsin ce mercredi 16 septembre. L’Agence Économique Régionale (AER BFC) et son homologue américaine ont signé un protocole d’accord pour développer leurs échanges économiques et éducatifs. Une délégation régionale se rendra notamment dans le Wisconsin et à Chicago en octobre.

Besançon : LFI s’oppose au retour des voitures sur le pont de la République

Le groupe d’opposition La France insoumise au conseil municipal de Besançon réagit, dans un communiqué du 15 septembre 2026, aux déclarations de Ludovic Fagaut, qui souhaite ”rendre le pont de la République aux voitures”. Les élus défendent une réduction de la circulation automobile dans la Boucle et davantage de séparation entre les différents modes de transport.

Prélèvement d’eau dans le Doubs cet été à Besançon : le Parti communiste relance la préfecture

Le Parti communiste de Besançon réclame des réponses de la préfecture sur l’autorisation accordée à la Ville pour prélever directement de l’eau dans le Doubs. Après plusieurs courriers restés "sans réponse", le parti annonce une nouvelle relance et la saisine de la ministre de la Transition écologique.

800.000 euros : la Ville de Besançon ajuste son budget 2026

VIDÉO • La décision budgétaire modificative n°2 sera soumise au conseil municipal de Besançon jeudi 17 septembre 2026. Présentée lundi 16 septembre par Fabrice Taillard, adjoint aux Finances, elle vise à adapter le budget de la Ville à l’évolution des recettes, des dépenses et du calendrier de plusieurs opérations engagées en 2026.

À Besançon, la municipalité mise sur 30 nouvelles caméras pour renforcer la sécurité

VIDÉO • Parmi les sujets chauds du prochain conseil municipal figure le volet sécurité de la Ville de Besançon. Caméras de vidéosurveillance, armement de la police municipale, convention et recrutement, la Ville de Besançon a dressé un aperçu des thèmes abordés ce jeudi 17 septembre 2026 par les élus lors d’une conférence de presse.

Accident sur un chantier à Besançon : La France insoumise demande des explications

Cinq ouvriers ont été victimes d’un accident du travail la semaine dernière sur un chantier de la rue Bruand, à Besançon. Trois d’entre eux ont été grièvement blessés. Dans un communiqué publié dimanche 13 septembre, le groupe La France insoumise au conseil municipal, composé de Séverine Véziès, Martin Mellion et Hélène Magnin-Feysot, demande que les circonstances de l’accident soient éclaircies.

À Besançon, 3.450 signatures recueillies contre la réouverture du Pont de la République aux voitures

Lancée le jeudi 10 septembre 2026 en collaboration avec l’AVb et Trottoirs libres et Alternatiba Besançon, la pétition a recueilli 3.450 signatures sur les 4.000 attendues. Pour rappel, cette dernière vise à ne pas rouvrir le pont de la République, fermé sous le mandat d’Anne Vignot et dont la réouverture a été promise durant la campagne de l’actuel maire, Ludovic Fagaut.

" On est préparés à la violence externe, mais pas à la violence institutionnelle " : les policiers du Doubs tirent la sonnette d’alarme

Alliance Police Nationale appelle les policiers à manifester à Paris le 15 septembre 2026. Plus de 50 agents du Doubs comptent participer à cette mobilisation, organisée pour dénoncer le manque d’effectifs, les conditions de travail et l’absence de réponses du ministère de l’Intérieur aux revendications du syndicat. Emmanuel Pin, secrétaire départemental adjoint du syndicat du Doubs, liste les problèmes rencontrés au quotidien par sa profession, sans mâcher ses mots.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 13.04
nuageux
le 21/09 à 02h00
Vent
2.16 m/s
Pression
1029 hPa
Humidité
81 %

Sondage