Pour le président et le directeur de Keolis Besançon Mobilités, c’était "un vrai plaisir d’avoir toute la famille de l’ESBF réunie" hier soir dans ses locaux. Laurent Sénécat a tenu à rassurer les quelque 160 partenaires du club, "on a eu un gros travail pendant l’été notamment pour que les petits détails qui ont fait défaut l’an dernier, comme sur les déplacements à l’extérieur, puissent être corrigés" et d’ajouter "cela passe notamment autour d’une valeur très forte qui est celle de la combativité". Faisant référence à la formule comtoise "Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi !", le président bisontin a assuré avoir travaillé dur pour "bâtir un effectif" capable de répondre aux attentes locales.
Des "warriors" qui seront donc à même de se battre pour accomplir les objectifs du club, désireux de faire mieux cette saison que la 8e place au championnat de Ligue Butagaz Energie obtenue l’an passé. Sachant son équipe scrutée et "attendue au plus haut niveau", c’est-à-dire au niveau européen, Laurent Sénécat a également conscience que l’équipe première doit avoir une fonction "locomotive" notamment pour son centre de formation qu’elle doit tirer vers le haut.
Coup de pression de la Ville de Besançon
Des objectifs qui ont d’ailleurs bien été rappelés par la Ville de Besançon et son représentant Ludovic Fagaut, qui n’a pas manqué de mettre un petit coup de pression au club bisontin. "Quand on s’engage à hauteur de 450.000€, on veut des résultats", a souligné le maire de la Ville qui a rehaussé de 60.000€ la subvention accordée au club bisontin cette année. D’autant que pour lui, entre "le parquet du palais des sports qui vient d’être changé" et le "travail de rénovation du palais des sports qui vient d’être engagé", l’ESBF dispose à présent des conditions nécessaires pour obtenir ces résultats.

Ludovic Fagaut compte ainsi sur les bons résultats de l’ESBF et autrement dit, au moins sur une qualification européenne, pour que le club puisse continuer à être "l’une des vitrines majeures de la ville de Besançon et de Grand Besançon Métorpole".
Ces nouvelles ambitions devront par ailleurs se combiner avec la nouvelle formule du championnat. Les douze clubs s’affronteront cette année lors d’une saison régulière de 22 journées, avant des finalités sous forme de play-off et play-down qui permettront de maintenir un enjeu sportif pour l’ensemble des équipes jusqu’au terme de la saison.
Remettre Besançon sur la carte européenne
La pression est donc désormais sur les joueuses et le coach, Jérôme Delarue, qui a indiqué partir sur cette saison "avec l’idée de changer les choses" notamment en remettant "le handball au coeur du projet" de la préparation estivale et en intégrant les joueuses du centre de formation à celle-ci. L’entraîneur bisontin a ainsi assuré avoir vu "un groupe qui s’est transformé" dans une équipe "prête physiquement" et qui "ambitionne de se rapprocher du haut de tableau".
Club, staff, joueuses et Ville, ambitionnent donc cette saison de "remettre Besançon sur la carte européenne", a résumé Jérôme Delarue. Reste maintenant à savoir si le groupe en est capable. Les premiers éléments de réponse sont attendus dès samedi avec un premier grand test pour les Bisontines qui débutent leur saison par un déplacement à Brest. Une plongée directe dans le grand bain avant un premier match à domicile, sur le nouveau parquet bisontin, le 5 septembre 2026.


