Les Bisontines ont retrouvé lundi les parquets bisontins pour débuter leur préparation estivale. Si "les vacances ont fait du bien" et ont même été nécessaires afin de "digérer les déceptions de la saison passée", a reconnu Pauline Robert, la capitaine de l’ESBF, l’heure est désormais venue de se remettre au travail pour aborder la nouvelle saison qui s’annonce.
L’ESBF a l’avantage d’avoir conservé une grande partie de son groupe pro en ne subissant le départ "que" de quelques joueuses mais dont certaines cadres comme Alizé Frécon ou encore la portière Tonje Lerstad. Le groupe devrait parvenir à retrouver rapidement ses automatismes et devra surtout intégrer rapidement ses quatre nouvelles recrues : Luara Bastos, Juliette Faure, Ophélie Tonds et Julie Holm.
Pour cela, une activité de cohésion a déjà eu lieu samedi dernier sous forme de courses d’orientation et d’autres événements viendront encore ponctuer le travail de fonds.
L'Europe toujours dans le viseur
Pour la forme, la reprise s’annonce costaud avec un gros accent mis sur le physique durant les trois premières semaines. Le jeu sera également présent afin de rapidement "mettre en place notre projet défensif", a expliqué l’entraineur Jérôme Delarue. Mais le principal est avant tout "d’arriver sur notre premier match le plus avancé physiquement". D’autant plus que les Bisontines débuteront leur saison par un déplacement chez le champion en titre Brest. Rien que ça !
Si pour la saison qui arrive, le coach bisontin n’est pas particulièrement inquiet sur la capacité physique de ses joueuses à enchainer les matchs, Jérôme Delarue a toutefois expliqué qu’il aimerait surtout améliorer les points qui ont fait défaut à son équipe la saison passée. Outre l’objectif de coupe d’Europe qui, bien que manqué l’an dernier, reste l’objectif de la saison, le coach souhaiterait donc surtout avoir une équipe "cohérente qui va de l’avant, qui maîtrise son handball et qui, quand elle est en difficulté se ressoude pour essayer d’aller chercher les solutions". Une envie et une force de caractère à toute épreuve qui permettrait "de ne pas s’écrouler dans les moments où ça ne va pas bien" mais au contraire de tout faire pour aller "chercher à contrer ce mauvais moment".
Un nouveau format de compétition
Cette année, la Ligue féminine de Handball a mis en place un nouveau format de compétition pour la Ligue Butagaz Énergie. Les 12 équipes qui composent le championnat s’affronteront lors d’une saison régulière de 22 journées. À l’issue de celle-ci, trois parcours distincts seront mis en place :
- Une phase finale réunissant les 4 premières équipes du classement qui s’affronteront pour le titre de champion de France.
- Une phase finale pour déterminer la 5e place du championnat, synonyme de sérieuse ambition européenne, entre les équipes classées de la 5e à la 8e place (5e vs 8e, 6e vs 7e et finale entre vainqueurs).
- Une phase finale pour le maintien entre les équipes classées de la 9e à la 12e place (9e vs 12e, 10e vs 11e et finale entre les deux perdantes sous forme de barrage aller-retour).
Un format qui ne semble pas tellement bouleversé les plans du coach bisontin qui résume les deux possibilités pour atteindre l’objectif Europe : "soit finir dans les quatre et être qualifié directement" à l’issue de la saison régulière ou alors "gagner des play-off". Alors, même si l’an passé l’ESBF n’a terminé qu’à la 8e place, pas question pour autant de ressasser pour Jérôme Delarue qui estime que les saisons ont beau se suivre, "elles ne sont que ce qu’on décide qu’elles seront, donc décidons que ce sera une belle saison". Et d’ajouter : "je ne connais pas l’histoire, par contre il y a une histoire à écrire".
Les nouvelles recrues bisontines
Julie Holm
L’arrière droite danoise de 25 ans vient de côtoyer le championnat allemand durant deux ans au sein du Thuringer HC. Pas encore suffisamment à l’aise avec le français, c’est en anglais qu’elle a expliqué aux journalistes présents à cet entraînement de reprise que pour ses premiers jours de découverte de l’ESBF c’est surtout l’ambiance "familiale" du club qui lui a tout de suite plu. Ses débuts d’apprentissage du français sont compliqués. La faute à une langue qui n’a rien de similaire avec le danois. D’autant plus qu’après avoir appris l’allemand pendant deux ans, elle reconnaît que sa tête pense encore d’abord en allemand. Pour autant, la joueuse n’en reste pas moins motivée à "jouer le plus possible" afin d’accrocher cette qualification européenne et se dit prête pour cela à "kick some ass" ("botter des culs").
Luara Bastos
Arrivée du Brésil, Luara est elle aussi en pleine apprentissage du français et ne maîtrise pas aussi bien l’anglais que sa co-équipière Julie. L’ailière gauche a toutefois pu nous dire que son arrivée à Besançon s’était bien passée et qu’elle avait trouvé le centre-ville très joli. Très attirée par le "jeu français" qui est différent du jeu brésilien de par sa vitesse, la jeune joueuse de 23 ans espère "franchir un cap" dans son handball avec l’ESBF et "contribuer pleinement à la réussite d’une grande saison".

Juliette Faure
Elle, n’a eu de difficultés ni pour la langue française, ni pour retrouver le chemin du vestiaire bisontin. Juliette Faure est de retour dans son club formateur après trois saisons passées à Brest. Elle y retrouve cependant un staff différent et un effectif qui a bien évolué depuis son départ. Elle aura donc elle aussi besoin d’un temps d’adaptation afin de s’intégrer au mieux dans l’effectif bisontin. Sortie grandie de son aventure brestoise où elle a notamment découvert la Ligue des champions, la joueuse espère pouvoir apporter son expérience au club pour réaliser les défis fixés.
Ophélie Tonds
Arrivée à la suite de la blessure de Florence Bonnet, la gardienne de 27 ans originaire de Metz a déjà côtoyé le palais des sports comme adversaire de l’ESBF lorsqu’elle évoluait avec Saint-Amand. Elle le retrouvera cette saison mais, cette fois avec pour mission de garder les cages bisontines. Après avoir obtenu la qualification européenne avec Saint-Amand la saison passée, la gardienne en redemande et espère obtenir avec l’ESBF sa "deuxième qualification consécutive en coupe d’Europe". Pour cela, elle souhaite contribuer au succès du club en apportant son leadership défensif qui "a marché dans les autres clubs", alors pourquoi pas ici ?


