Place publique devient un parti politique et veut être ”présent” aux municipales 2026 à Besançon

Publié le 15/04/2025 - 08:23
Mis à jour le 22/05/2025 - 17:57

Après avoir été un mouvement citoyen, Place publique (PP), lancé par Aurore Lalucq et Raphaël Glucksmann, député(e) européen(ne)s, devient un parti politique officiel. En Bourgogne Franche-Comté, dont Besançon, des militant(e)s ont été élu(e)s lors du congés national en mars 2025 à Paris. Prochain objectif : les élections municipales en 2026. Gilles Vieille-Marchiset, Annick Avanzi-Oudet et Becaye Gueye, ont présenté les orientations du parti en local et en régional ce lundi 14 avril.

Annick Avanzi-Oudet, Becaye Gueye et Gilles Vieille-Marchiset (Place publique).  © Alexane Alfaro
Annick Avanzi-Oudet, Becaye Gueye et Gilles Vieille-Marchiset (Place publique). © Alexane Alfaro

Désormais, Place publique est structuré en parti politique. Grâce à cette étape franchie, référent(e)s des départements peuvent partir à la rencontre des élu(e)s et représentant(e)s des différentes institutions, des différents parti politiques, dans le but de ”une force qui compte lors des prochaines échéances électorales, notamment des élections municipales en 2026”, souligne Gilles Vieille-Marchiset, co-référent régionale dans le Doubs.

Un projet politique en cinq axes

Après avoir rencontrer des citoyens, des experts et autres militants, Place publique a créé un projet politique lors de son dernier congrès, mais qui n’est pas encore disponible pour le grand public. ”On se tient prêts”, assure Gilles Vieille-Marchiset qui développe toutefois les cinq axes principaux :

  • Le social
  • L’économie
  • L’écologie
  • La culture et les sports
  • La démocratie

Plus d’information dans notre interview ci-contre.

Un(e) candidat(e) "Place publique" à Besançon en 2026 ?

Place publique souhaite être "présent" aux prochaines élections municipales de Besançon. Mais quand on demande s'il y aura un ou une candidate PP, la réponse est ”non”. Gilles Vieille-Marchiset, entouré des co-référent(e)s du Doubs, Annick Avanzi-Oudet et de Becaye Gueye, le reconnaît : ”On n’a pas les forces, on est tout jeune, il faut être raisonnable”. Toutefois, figurer sur une liste du Parti socialiste, ”c’est probable”, nous précise-t-il.

Pourquoi le PS ? ”Parce que nous avons un partenariat privilégié avec ce parti”, répond le référent local. Pour rappel, depuis la création de Place publique en 2019, des alliances avec le Parti socialiste ont été formées à chaque élection, dont les européennes en 2019 et 2024, menant notamment Raphaël Glucksmann à la victoire.

La ligne rouge : La France insoumise

Si les référent(e)s de PP en région sont autonomes, une ligne rouge a été décrétée lors du congrès : pas d’alliance avec LFI. ”On est pour une politique apaisée, on reste à l’écoute, mais on suivra la ligne nationale”, affirme Gilles Vieille-Marchiset, qui attend la décision d’Anne Vignot quant à une éventuelle alliance avec LFI pour les municipales. 

Infos +

  • Un prochain séminaire de Place publique se tiendra le 19 avril 2025 à Lons-le-Saunier pour évoquer une nouvelle fois le projet pour les prochaines élections municipales.

Politique

À Besançon, À Gauche Citoyens ! condamne les violences et défend les revendications sociales

L’association À Gauche Citoyens ! condamne les violences, les dégradations et les pillages survenus en marge de la manifestation du 17 octobre. Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, elle défend les revendications portées par les manifestants et critique la politique du gouvernement de Sébastien Lecornu. Le collectif annonce également qu’il ne s’est pas associé à l’appel du maire de Besançon lundi soir.

Rassemblement contre les violences urbaines à Besançon : un appel à l’apaisement qui tourne à la confrontation

VIDÉO • Réunis lundi 19 octobre devant l’hôtel de ville à l’appel de l’Association des maires de France et de France urbaine, environ 250 personnes ont répondu à l’invitation du maire, Ludovic Fagaut. L’arrivée d’un contre-rassemblement d’une centaine de personnes a rapidement tendu l’atmosphère. Entre condamnation des dégradations, revendications sociales et désaccords sur les valeurs républicaines, les échanges ont illustré les divisions apparues après les événements du 17 octobre.

La France insoumise condamne les pillages et dénonce les violences policières après la mobilisation du 17 octobre à Besançon

Dans un communiqué daté du 19 octobre 2026, le groupe La France insoumise au conseil municipal de Besançon revient sur la manifestation du samedi 17 octobre. Il soutient les revendications des manifestants pacifiques, condamne les pillages et met en cause la gestion des événements par l’État et le gouvernement.

À Besançon, le PCF appelle à une conférence sociale et refuse de participer au rassemblement #TouchePasÀMaMairie ce soir

Dans une prise de position communiqués ce lundi 19 octobre 2026, le Parti communiste français de Besançon condamne les dégradations et les violences qui se sont produites lors de la manifestation du 17 octobre, tout en défendant la légitimité de la mobilisation sociale. Le parti appelle le gouvernement à réunir syndicats, organisations patronales et mouvements de jeunesse pour répondre aux revendications.

À Besançon, un rassemblement citoyen prévu lundi 19 octobre contre les violences urbaines

#TouchePasÀMaVille • À l’appel de France urbaine et de l’Association des maires de France, relayé par la Ville de Besançon, un rassemblement républicain et transpartisan est annoncé lundi 19 octobre 2026, place du 8 Septembre, devant l’Hôtel de Ville de Besançon. L’initiative, placée sous le mot d’ordre #TouchePasÀMaVille, entend réunir les citoyens autour du refus des violences et de la défense des valeurs républicaines.

Manifestation et dégradations du 17 octobre : réactions d’élu(e)s à Besançon

MISE À JOUR À 17H30 • Entre 9 500 (préfecture) et 12 000 (FO) personnes ont participé à la manifestation du 17 octobre à Besançon. Alors que le rassemblement était présenté comme pacifique, des commerces ont été pillés, la préfecture du Doubs a été visée par une tentative d’incendie et les forces de l’ordre ont été prises pour cible. Si les réactions politiques divergent sur les responsabilités, elles condamnent les violences.

Manifestation du 17 octobre à Besançon : Ludovic Fagaut appelle au calme et réclame que les casseurs paient

Le soir de la manifestation du 17 octobre 2026, marquée par des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre et des dégradations dans le centre-ville de Besançon, le maire Ludovic Fagaut a pris la parole dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. Aux côtés de sa première adjointe, Emmanuel Huot-Cusenier, il condamne les violences, apporte son soutien aux commerçants et aux forces de l’ordre et demande que les auteurs des dégradations soient identifiés et sanctionnés.

Montbéliard : Jérôme Durain condamne les violences survenues au lycée Germaine-Tillion

Après l’intrusion d’un jeune homme dans le lycée Germaine-Tillion à Montbéliard vendredi 16 octobre 2026 et le déclenchement de mortiers d’artifice, qui ont blessé une élève, le président de la Région Bourgogne-Franche-Comté annonce que la collectivité portera plainte.

À Besançon, les Écologistes dénoncent un " deux poids, deux mesures " de Ludovic Fagaut face aux insultes et au racisme

Dans un communiqué du 16 octobre 2026, les Écologistes du Grand Besançon reprochent au maire un manque de constance dans ses prises de position contre les insultes, les menaces et les attaques racistes. Ils s’appuient sur plusieurs épisodes survenus depuis 2020, dont le rejet d’une motion au conseil municipal en avril 2026. Le mouvement condamne également les insultes visant l’édile et sa famille.

Hausse ou baisse des dotations dans les lycées de Bourgogne-Franche-Comté ? Les avis divergent à la Région…

Suite à l’assemblée plénière du 15 octobre 2026, les élus du groupe communiste et républicain de Bourgogne-Franche-Comté ont souhaité réagir dans un communiqué au sujet des dotations accordées pour les lycées de la région. Le président, Jérome Durain, a, quant à lui, refait un point sur ces dernières lors de l’assemblée. On en parle.

Ce que l’on a retenu du conseil municipal de Besançon du 15 octobre 2026

Après un conseil municipal de plus de 8h le mois dernier, celui de ce jeudi 15 octobre 2026 n’a heureusement pas instauré un nouveau record. En 5h45, les élus ont toutefois débattu de plusieurs dossiers importants dont la modification du règlement intérieur, le projet des Vaites ou encore du renouvellement de l’Assemblée des Sages.

Besançon, berceau oublié de l’anarchisme ?

Dans la boucle du Doubs, entre une citadelle classée à l'Unesco et les ateliers d'horlogerie qui firent sa fortune, Besançon a nourri l'une des traditions libertaires les plus singulières de France. De la naissance de Pierre-Joseph Proudhon au projet avorté de Commune en 1871, retour sur une histoire où la "ville horlogère" a longtemps battu au rythme des idées anarchistes... pour rappel.

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