Présidentielle : c'est parti pour la campagne officielle !

Publié le 28/03/2022 - 15:23
Mis à jour le 07/04/2022 - 17:30

Après un week-end de mobilisation dans tous les camps, place lundi 28 mars à la campagne officielle qui laisse aux candidats – dont le favori Emmanuel Macron- deux semaines pour sensibiliser des Français jusqu’ici plutôt en retrait.

Meeting politique (Archives) © Alexane Alfaro
Meeting politique (Archives) © Alexane Alfaro

A treize jours du premier tour de la présidentielle le 10 avril, rien n'est encore plié.

Mais les sondages d'intentions de vote se succèdent et placent, selon la dernière enquête Ipsos-Cevipof publiée lundi, le président sortant (environ 28 %) loin devant la candidate d'extrême droite Marine Le Pen (17,5 %). Celle-ci est talonnée par le leader de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon (14 %), l'ex-polémiste Eric Zemmour (11,5 %) et la candidate de la droite Valérie Pécresse (10 %) se disputant les quatrième et cinquième places.

Près de quatre électeurs sur dix sûrs d'aller voter n'ont cependant pas encore fait leur choix. "Quand je vois ce niveau d'intérêt pour la campagne si faible, quand je vois un quart des Français qui pourrait encore changer d'avis (...), les choses peuvent quand même bouger", souligne le directeur de l'Ifop, Frédéric Dabi, sur Public Sénat, en ajoutant qu'"il pourrait y avoir encore des surprises".

L'abstention qui pourrait battre un record plane aussi ostensiblement sur cette présidentielle atypique.

La crise sanitaire liée au Covid-19 et la guerre sur le continent européen, en Ukraine, ont écrasé une campagne qui a tardé à vraiment décoller, malgré des candidats faisant feu de tout bois.

Macron en terre socialiste

Quand Jean-Luc Mélenchon, le mieux placé à gauche selon les sondages, réunissait dimanche des milliers de personnes sur le Prado à Marseille, l'un de ses rivaux, Yannick Jadot, remplissait le Zénith à Paris pour le plus gros meeting de l'histoire de l'écologie française avec entre 3.500 à 4.000 personnes.

Le leader Insoumis a mis en garde contre "un second tour low-cost" entre M. Macron et Mme Le Pen, lui qui avait raté de justesse la marche du second tour en 2017.

Le candidat d'extrême droite Eric Zemmour a fait le plein pour son rassemblement dimanche au Trocadéro, émaillé cependant de cris de "Macron assassin" qu'il n'a pas stoppés. "Soit Eric Zemmour n'a pas d'autorité sur ses militants, soit il cautionne ce type de propos; dans les deux cas, c'est assez inquiétant sur sa capacité à exercer les fonctions de président de la République", a estimé lundi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal.

La candidate du RN a elle vécu un week-end chahuté pour son premier déplacement en Guadeloupe, tandis que Valérie Pécresse, qui a contracté le Covid-19, a appelé lundi sur BFMTV et RMC à faire mentir "le scénario écrit d'avance", en marquant ses différences avec Emmanuel Macron et les candidats d'extrême droite.

Dans ce contexte tendu, Emmanuel Macron se déplace lundi à Dijon, ville dirigée par le socialiste François Rebsamen qui a rallié le candidat, à la rencontre de lycéens. Il a fait de l'éducation l'un de ses axes prioritaires d'un éventuel second mandat. Dans la ville bourguignonne, il a aussi prévu une "déambulation" à la rencontre d'habitants et de commerçants, une première pour lui dans cette campagne a minima.

Le candidat n'a tenu jusqu'ici que deux rencontres avec le public, à Pau et à Poissy et organise son premier, et peut-être dernier, grand meeting samedi prochain à l'Arena de Paris.

Temps de parole et affiches ?

Temps de parole, affiches officielles, clips : avec le début de la campagne officielle lundi, les candidats sont tenus de respecter des règles strictes. Fini les affichages sauvages ou les interviews tous azimuts. Le temps de parole des douze candidats à la présidentielle, du président Macron à la candidate de Lutte ouvrière Nathalie Arthaud, est désormais décompté selon le principe d'égalité stricte, chacun disposant du même temps d'antenne dans les médias.

Les candidats avoisinant les 1 ou 2 % dans les sondages dénoncent cette difficulté à faire entendre leur voix, à l'image de Nicolas Dupont-Aignan qui a affirmé lundi sur France Inter qu'il menait "probablement" sa dernière campagne présidentielle.

Lundi commence aussi le temps des clips de campagne sur les radios et télévisions, ainsi que des professions de foi dans les boîtes aux lettres des quelque 48,7 millions de Français inscrits en mars 2022 sur les listes électorales, selon l'Insee.

La campagne officielle se termine le 9 avril à 00h00, soit la veille du scrutin. Le second tour est prévu le 24 avril.

(AFP)

Présidentielle 2022

Présidentielle 2022 : les chiffres de la participation à 17h en Bourgogne Franche-Comté

A 17h00, la participation est de 63,52 % en Bourgogne Franche-Comté et de 63,23 % au niveau national. Dans la région la participation en fin de journée est en recul de plus de trois points points par rapport au 2e tour du 7 mai 2017. Le détail des chiffres par département. Les bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h00.

Politique

Marine Le Pen éligible, mais sous bracelet électronique, donnera sa décision pour la présidentielle à 20h00

Éligible, mais sous bracelet : la justice a ouvert mardi 7 juillet 2026 la voie à une possible quatrième candidature à la présidentielle de Marine Le Pen en réduisant sa peine d'inéligibilité à seulement quinze mois ferme, déjà purgés, mais la dirigeante d'extrême droite devrait faire une partie de sa campagne sous bracelet électronique si elle se lançait malgré cette condamnation.

Manque de stationnement aux Hauts-du Chazal : Laurent Croizier demande la création d’un pôle multimodal à Franois

Laurent Croizier, député du Doubs et conseiller communautaire au Grand Besançon Métropole, alerte ce 7 juillet 2026 sur la nécessité de mettre en place un pôle multimodal "train, tram, stationnement, bus, vélos" à Franois afin de faire face aux problèmes de stationnement sur le secteur des Hauts-du-Chazale et autour de l’hôpital Minjoz à Besançon.

Jean-François Longeot appelle le Sénat à évaluer la gestion de la crise liée à la canicule

Après une canicule dont ses conséquences continueront de se faire sentir ces prochains temps, le sénateur du Doubs Jean-François Longeot, président de la commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, estime qu’il est nécessaire d’engager sans attendre une évaluation de la gestion de cette crise. Pour l’élu, ”il ne s’agit pas seulement de comprendre ce qui vient de se passer, mais de préparer dès aujourd’hui les réponses aux crises climatiques qui s’annoncent.”

Coupe du monde : les élus communistes de Besançon réclament une fan zone pour le match France-Maroc

Dans un communiqué publié le 6 juillet 2026, Hasni Alem, au nom des élus communistes de la ville de Besançon, appelle la municipalité à organiser une fan zone à l'occasion du match de quart de finale de la Coupe du monde France-Maroc, jeudi 9 juillet. L'élu demande à la Ville d'agir rapidement afin de permettre aux Bisontins de suivre la rencontre ”dans un cadre populaire, sécurisé et accessible à toutes et tous”.

“Soutien aux violeurs étrangers” : la porte-parole de Némésis condamnée après une plainte d’Anne Vignot

La porte-parole du collectif d'extrême droite Némésis, Yona Faedda, a été reconnue coupable de diffamation par la justice à la suite d'une plainte déposée par Anne Vignot, ancienne maire de Besançon, a-t-on appris vendredi 3 juillet 2026. il s'agit de la première condamnation pénale de ce collectif Némésis.

Golden Coast Festival : le RN demande la suspension des subventions après l’annonce de la venue du rappeur Médine

Le groupe Rassemblement national (RN) au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté demande la suspension des subventions publiques accordées au Golden Coast Festival après l'annonce de la participation du rappeur Médine, prévue le 30 août 2026 à Dijon.

Laurent Croizier élu vice-président de la mission parlementaire sur “le maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique” 

Face à la baisse des effectifs scolaires et à ses conséquences sur l’organisation du service public d’éducation, l’Assemblée nationale a créé une mission d’information consacrée au "maillage scolaire à l’épreuve du défi démographique". Le député du Doubs Laurent Croizier a été élu vice-président de cette mission, aux côtés du président David Habib et du Rapporteur Loïc Kervran, a-t-on appris ce jeudi 2 juillet 2026.

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La canicule assèche les nouvelles fleurs à Besançon : LFI fustige la politique municipale des espaces verts

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Plus de 200 personnes mobilisées contre la loi d’urgence agricole sur les terres d’Annie Genevard

Plus de 200 personnes, selon l'organisation, se sont rassemblées samedi 27 juin 2026 à Morteau, à l'appel d'un large collectif d'associations environnementales, agricoles, citoyennes et de forces politiques, à l'initiative de la députée écologiste du Doubs, Dominique Voynet. La mobilisation visait à dénoncer la loi d'urgence agricole, actuellement examinée au Sénat, et les conséquences environnementales que ses opposants lui reprochent.

La Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie et SNCF s’allient pour renforcer la sécurité dans les trains Mobigo

À l'occasion de l'assemblée plénière du conseil régional organisée jeudi 25 juin 2026 à Dijon, la Région Bourgogne-Franche-Comté, la gendarmerie nationale et SNCF Voyageurs ont signé une convention expérimentale visant à renforcer la sécurité du réseau ferroviaire régional des trains Mobigo.

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