Procès Péchier : "il n'y a pas de cas d'empoisonnement à la Polyclinique de Franche-Comté" selon l'anesthésiste

Publié le 07/10/2025 - 16:45
Mis à jour le 07/10/2025 - 16:45

L'ex-anesthésiste Frédéric Péchier a contesté que trois arrêts cardiaques suspects survenus en 2009 à la Polyclinique de Franche-Comté, un établissement où il a exercé seulement six mois, aient été des empoisonnements, mardi 7 octobre 2025 devant la cour d'assises du Doubs.

Frédéric Péchier © Hélène Loget
Frédéric Péchier © Hélène Loget

L'accusé, qui clame son innocence, est jugé depuis un mois pour 30 empoisonnements, dont 12 mortels, qui se sont produits entre 2008 et 2017 dans deux établissements privés de Besançon. Il est le seul médecin à avoir exercé dans les deux cliniques au moment où sont survenus les empoisonnements présumés.

"Je suis très clair: il n'y a pas de cas d'empoisonnement à la Polyclinique de Franche-Comté", a déclaré le Dr Péchier lors de son interrogatoire sur les trois seuls cas d'arrêts cardiaques médicalement inexpliqués relevés dans cet établissement. Les 27 autres empoisonnements présumés dont il est accusé sont survenus à la clinique Saint-Vincent. L'accusé s'est appuyé sur l'expertise de deux médecins qui n'ont pas pu trancher sur l'origine de ces arrêts cardiaques, faute d'éléments suffisants.

Il a en revanche contesté une deuxième expertise, faite par des médecins qui retiennent l'hypothèse d'une intoxication malveillante pour les arrêts cardiaques des 7 et 27 avril et du 22 juin 2009. De l'adrénaline avait été retrouvée dans la poche de perfusion utilisée lors de cette dernière intervention. Les trois patients avaient survécu.

L'empoisonnement en amont possible selon un expérience, pas d'après Péchier

Les enquêteurs suspectent le Dr Péchier d'avoir pollué des poches de perfusion pour provoquer l'arrêt cardiaque de patients pris en charge par ses collègues, afin de nuire à ces derniers. L'ancien anesthésiste avait quitté la Polyclinique le 12 juin 2009, après six mois de pratique, en raison d'un conflit concernant le rachat de sa clientèle. Il était ensuite retourné à la clinique Saint-Vincent.

Il n'était pas présent dans les locaux de la Polyclinique lors de deux de ces trois arrêts cardiaques, mais l'accusation le soupçonne d'avoir pollué les poches de perfusion antérieurement. "C'est la théorie des enquêteurs, je trouve ça totalement hallucinant...", a-t-il rétorqué à la barre, soutenant "qu'on ne peut pas polluer une poche à l'avance". "L'expérience de l'enquêteur - filmée et diffusée à l'audience - montre que la pollution d'une telle poche est possible, même avec le suremballage, et que c'est possible en amont", lui a fait remarquer la présidente de la cour, Delphine Thibierge. "Pour avoir essayé, je vous le dis, ce n'est pas possible", a persisté l'accusé.

Frédéric Péchier comparaît libre, mais encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu le 19 décembre.

(AFP)

Justice

Bébés congelés en Haute-Saône : la mère reconnaît le double infanticide

Une femme d’une cinquantaine d’années a reconnu être à l’origine de la mort de deux nourrissons dont les corps ont été découverts dans un congélateur à Aillevillers-et-Lyaumont en Haute-Saône par l'un de ses enfants le 10 février 2026. Le procureur de la République de Besançon, Cédric Logelin, a confirmé ces éléments lors d’une conférence de presse tenue jeudi 12 février 2026.

Frédéric Péchier maintenu en prison dans l’attente de son procès en appel

La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Besançon a examiné ce mercredi 11 février 2026 la demande de remise en liberté de l'ex-anesthésiste Frédéric Péchier, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier pour 30 empoisonnements de patients, dont 12 mortels. La chambre a décidé du maintien en détention de Frédéric Péchier dans l’attente de son procès d’appel. 

Frédéric Péchier veut sortir de prison pour préparer son procès en appel

"La détention est un obstacle à la préparation de mon procès" en appel, a déclaré mercredi 11 février 2026 l'ex-anesthésiste de Besançon Frédéric Péchier, condamné à perpétuité pour l'empoisonnement de trente patients, dont 12 mortels, lors d'une audience judiciaire où il a demandé sa remise en liberté.

Incendie à Crans-Montana : un plaignant réclame la récusation des procureures chargées de l’enquête

L'avocat du père d'une victime de l'incendie de Crans-Montana, qui a fait 41 morts et 115 blessés la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse, a réclamé vendredi 6 février 2026 la récusation des procureures chargées de l'enquête, qu'il accuse de "grave manquements".

Incendie mortel à Crans-Montana : “pas un seul instant nous ne pensons pas aux victimes”, assure le co-propriétaire

Jacques Moretti, co-propriétaire avec son épouse du bar incendié la nuit du nouvel an dans la station suisse de Crans-Montana, a assuré vendredi 6 février 2026 que le couple ne passait "pas un seul instant" sans penser aux victimes du drame, qui a fait 41 morts et 115 blessés.moretti

Affaire Péchier : la demande de mise en liberté examinée ce mercredi par le tribunal de Besançon

Condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour 30 crimes d’empoisonnement, l’ex-anesthésiste Frédéric Péchier verra sa demande de mise en liberté examinée ce mercredi 11 février 2026 par le tribunal de Besançon. L’accès à l’audience sera limité en raison de la capacité réduite de la salle.

Besançon : 15 ans de réclusion pour le meurtre d’un Bosniaque sur fond de trafic de drogue

Un homme de 20 ans a été condamné mercredi à 6 février 202615 ans de réclusion pour le meurtre d'un quadragénaire bosniaque à Besançon en 2023 sur fond de trafic de drogue, des faits commis alors qu'il était mineur, a-t-on appris auprès des avocats impliqués.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi

Sondage

 5.38
ciel dégagé
le 27/02 à 06h00
Vent
0.93 m/s
Pression
1023 hPa
Humidité
89 %