Retour au 19e siècle avec la taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne...

Publié le 15/07/2023 - 09:34
Mis à jour le 15/07/2023 - 09:49

La taillanderie de Nans-sous-Sainte-Anne a été en activité de 1829 à 1969. Elle a notamment desservi en outils 27 départements de l'hexagone ainsi que la Suisse et l'Afrique du Nord. Elle est classée monument historique depuis 1985. Il est possible de la visiter jusqu'au mois d'octobre. Rencontre avec Sylvain Debray, conservateur du site.

C'est un endroit chargé d'histoire. Dès que l'on passe la porte de l'atelier de fabrication, on s'attend presque à voir un taillandier affairé à créer des outils. Tout est dans son jus, rien n'a été modifié. On retrouve la roue à eau, les enclumes, les soufflets en bois (éléments uniquement au monde) et bien sûr, une multitude d'outils coupants destinés aux travaux agricoles, forestiers ou encore à la vie quotidienne.

30.000 pièces fabriquées pendant six mois de l'année

En 1829, la taillanderie a d'abord appartenu à la famille Lagrange. L'entreprise ne comptait alors que quelques personnes. Elle a ensuite été reprise par les frères Philibert qui ont réussi à la faire prospérer entre 1890 et 1914. Elle comptait alors une vingtaine d'employés et produisait jusqu'à 30.000 pièces pendant six mois de l'année. Au total, 100 outils différents seront créés, ici, dans l'atelier situé au rez-de-chaussée.

"C'est ce que l'on appelle une ferme-atelier. L'été, les employés travaillaient à la ferme et l'hiver à la forge", explique Sylvain Debray, conservateur du site avant d'ajouter : "il faut savoir que la Franche-Comté était à l'époque la deuxième région la plus métallurgique en France, derrière la Haute-Marne".

La révolution industrielle, l'exode rural et les deux Guerres mondiales affaibliront la taillanderie, mais ne la feront pas fléchir. Elle ne fermera qu'en 1969 avec la dernière génération de la famille Philibert.

Jean-Claude Freyburger la rachètera en 1970 et deviendra mécène du site. Au début des années 80, la taillanderie deviendra un musée et sera classée monument historique en 1985.

Infos +

La Taillanderie, Creux de la doye à Nans-sous-Sainte-Anne

  • Ouvert tous les jours de 10h00 à 18h00.
  • Visites guidées tout au long de l'été avec la mise en fonction des machines
  • Deux nocturnes sont prévues les 27 juillet et 10 août
  • 06 59 64 97 21

Culture

“Le Désespéré” de Courbet vendu à l’étranger : l’État impuissant ?

Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, le sénateur du Doubs, Jean-François Longeot, président de la Commission de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, revient sur l’acquisition de l’œuvre Le Désespéré de Gustave Courbet par Qatar Museums. Saisi de cette situation, l’élu a interrogé la ministre de la Culture afin de comprendre les conditions dans lesquelles cette œuvre majeure a quitté le territoire français.

Deux artistes de Besançon à l’honneur à la Maison de la Bourgogne Franche-Comté à Mayence

À Haus Burgund, à Mayence, sept artistes issus de cinq écoles d’art et de design de Bourgogne-Franche-Comté présentent l’exposition Territoires croisés, Über die Grenzen, du 29 avril à fin août 2026. Ce projet met en lumière une diversité de pratiques contemporaines, allant de la peinture à la vidéo, en passant par la sculpture, la céramique ou encore l’édition. Deux artistes bisontin.es, anciennes étudiant.es de l’ISBA, seront mises à l’honneur : Jean(ne) Masson et Mathilde Noir.

L’institut Gustave Courbet célèbre les 50 ans de la donation du musée Gustave Courbet au Département du Doubs

Le 15 avril 1976, Robert Fernier, président de l’association des Amis de Gustave Courbet (aujourd’hui Institut Gustave Courbet) et Pierre Beziau, préfet de la Région Franche-Comté, préfet du Doubs, signaient l’acte de cession au département du Doubs du Musée Courbet, créé et inauguré en 1971 avec la donation des collections.

À Besançon, un futur festival dédié à Victor Hugo en quête de mécènes

À Besançon, un projet de festival consacré à Victor Hugo se prépare pour début 2027, mais sa concrétisation repose encore sur un appel au mécénat. À l’initiative de Mikaël Demenge, fondateur de la page Facebook ”Besançon j’aime ma ville” suivie par 34 000 abonnés, l’événement cherche activement des soutiens financiers.

La Bourgogne-Franche-Comté s’allie à l’Onda pour soutenir la diffusion du spectacle vivant

La Région Bourgogne-Franche-Comté a annoncé, dans un communiqué du 9 avril 2026, la signature prochaine d’un partenariat avec l’Office national de diffusion artistique (Onda). L’objectif est de soutenir la diffusion des œuvres régionales à l’échelle nationale et d’accompagner les évolutions du secteur du spectacle vivant.

Une nouvelle salle d’exposition permanente au musée comtois de la Citadelle

Situé au cœur de la Citadelle de Besançon, le Musée comtois, inaugure une nouvelle salle permanente consacrée aux migrations en Franche-Comté, a-t-on appris ce jeudi 9 avril 2026. Elle propose de découvrir une histoire souvent méconnue : celle d’une région façonnée depuis des siècles par les circulations, les départs et les arrivées de femmes et d’hommes venus d’horizons variés. À travers des objets, des archives, des photographies et des témoignages, ce nouvel espace "invite à mieux comprendre ces mobilités humaines et leurs impacts sur la société régionale", précise la Citadelle.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 16.02
ciel dégagé
le 21/04 à 18h00
Vent
5.78 m/s
Pression
1014 hPa
Humidité
47 %

Sondage