Le 7 octobre, à Dijon, plus de 300 acteurs se sont réunis à l’initiative de l’ARS pour échanger sur les priorités régionales. Pour Mathilde Marmier, directrice générale de l’agence, les objectifs sont de ”déstigmatiser, prévenir et repérer plus tôt, orienter et intervenir plus rapidement” et de ”graduer l’offre des soins, du premier recours aux soins spécialisés”.
Les chiffres régionaux soulignent l’enjeu : 125 000 personnes sont identifiées comme vivant avec une maladie psychiatrique. En 2024, près de 4 900 hospitalisations ont fait suite à un geste auto-infligé, dont 2 200 concernaient des jeunes de 11 à 24 ans. Pour cette tranche d’âge, ces hospitalisations ”ont doublé en cinq ans”.
L’accès aux spécialistes reste également une difficulté. La Bourgogne-Franche-Comté compte 6,7 psychiatres pour 100 000 habitants, contre 9,6 à l’échelle nationale.
Des projets dans les huit départements
Pour répondre à ces enjeux, l’ARS s’appuie sur les Projets territoriaux de santé mentale (PTSM). Les huit départements de la région en sont couverts, ces dispositifs constituant ”un cadre de référence de coordination entre acteurs sanitaires, médico-sociaux, associatifs”.
En Côte-d’Or, un nouveau projet a été signé le 5 octobre. Il prévoit notamment de ”renforcer la prévention du suicide” et de ”favoriser un environnement plus inclusif”, notamment en matière de logement, d’accès aux droits et d’insertion.
Dans la Nièvre, le projet signé le 14 octobre prévoit 56 actions sur cinq ans, définies par onze institutions pilotes après ”plus de 200 rencontres partenariales depuis septembre 2025”.
Associations et sensibilisation
L’ARS souhaite également valoriser le rôle du secteur associatif, notamment dans l’accompagnement des jeunes confrontés à plusieurs vulnérabilités. Forums, théâtre-débats, expositions et actions de sensibilisation ont par ailleurs été organisés dans les départements pendant les SISM. Une feuille de route régionale est en cours de finalisation afin de poursuivre cette dynamique, alors que la santé mentale est de nouveau érigée en Grande Cause nationale en 2026.


