Dans un article publié sur maCommune.info le 27 février, le candidat a affirmé, en référence à une rencontre la veille avec la structure associative, que celle-ci était "saturée" et que ses responsables "ne savent plus comment faire".
Ces propos sont aujourd’hui contestés par le président de l’association, Philippe Cholet. Dans une lettre adressée au candidat le 2 mars 2026, dont une copie a été transmise à notre rédaction, il réfute formellement ces déclarations.
Une rencontre entre l’association et le candidat
Dans ce courrier, Philippe Cholet rappelle qu’une délégation de La Boutique Jeanne Antide a rencontré Ludovic Fagaut le jeudi 26 février, dans le cadre d’échanges proposés à l’ensemble des candidats aux élections municipales de Besançon. Selon lui, la discussion a porté notamment sur une mesure du programme du candidat visant à "répartir les publics de la BJA par spécificités sociales auprès de différents partenaires situés sur plusieurs secteurs de la ville", afin de "libérer Battant de cette concentration de vulnérabilité sociale".
L’association indique avoir exprimé, lors de cet échange, des analyses et des désaccords sur cette orientation, tout en soulignant l’importance du travail partenarial et du tissu associatif existant dans le quartier.
Des propos jugés inexacts
Philippe Cholet affirme toutefois que les propos relayés publiquement le lendemain ne correspondent pas au contenu de cette rencontre. Dans sa lettre, il écrit que l’association "n’a en aucune manière indiqué que la structure était saturée et que [ses membres] ne savaient plus comment faire".
Le président estime que cette affirmation "vient abîmer la qualité du travail partenarial" et risque de donner "une image déformée" de l’action menée auprès des usagers de l’accueil de jour.
Le courrier exprime également le regret que l’association soit associée à un discours qualifié de "catastrophiste", que ses responsables attribuent au contexte de la campagne municipale.
L’association conclut son courrier en rappelant que sa mission demeure "d’assurer au mieux [son] mandat associatif, au service des publics et de la cité", dans la continuité de l’action sociale engagée depuis sa création.


