Société Générale : fermetures d'agence à Besançon

Publié le 28/11/2017 - 11:34
Mis à jour le 28/11/2017 - 11:34

Cessions d’actifs, fermeture de 300 agences, suppressions de milliers de postes : la Société Générale prévoit un régime d’ampleur au cours des trois prochaines années, avec plus d’un milliard d’euros d’économies.

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D'ici à 2020, la Société Générale va se serrer la ceinture : Cessions d'actifs, fermeture de 300 agences, suppressions de milliers de postes... La banque française prévoit un régime d'ampleur au cours des trois prochaines années, avec plus d'un milliard d'euros d'économies, tout en promettant d'accroître ses recettes, surtout via l'international.

A la veille de la présentation aux investisseurs de son plan stratégique d'ici à 2020, le groupe a annoncé dans un communiqué un programme d'économies de 1,1 milliard d'euros et qu'il prévoit d'augmenter en même temps son chiffre d'affaires de 3% par an.

Société Générale compte aussi sur une nette hausse de son bénéfice net, à 6,5 euros par action en 2020 contre 4,3 euros en 2016. "Notre ambition est ainsi de générer une croissance supérieure, rentable, et durable", a déclaré le directeur général Frédéric Oudéa, cité dans le communiqué, évoquant "un monde bancaire européen en pleine mutation industrielle".

Les économies promises par le groupe se répartissent à peu près également entre ses trois principaux champs d'activités: banque de détail en France, activités internationales et "grande clientèle", soit notamment les activités de marchés. Mais c'est sur les premières que le groupe s'est montré le plus précis, annonçant 300 fermetures d'agences d'ici à 2020 et 900 suppressions de postes. Ce dernier chiffre s'entend en plus de quelque 2.500 suppressions annoncées début 2016, soit un total de près de 3.500. 

A Besançon ... 

Info +

Au total pour la banque de détail française, Société Générale compte presque éviter toute hausse de ses frais de gestion sur la période, une discipline nécessaire pour se maintenir dans le vert puisque ses objectifs de revenus sont prudents.

La banque ne table que sur une croissance "supérieure à 1%" du chiffre d'affaires", même si ce chiffre prend en compte une baisse probable cette année dans le contexte persistant de taux bas qui amoindrit la rentabilité de la banque de détail en France".

Les "taux d'intérêt bas voire négatifs" font partie du "contexte moins favorable qu'anticipé" ces dernières années, reconnaît au passage le groupe, qui continue à miser sur l'un de ses fleurons, la banque en ligne Boursorama, en confirmant l'objectif de plus de deux millions de clients d'ici à 2020.

Par contraste avec la France, Société Générale compte largement sur l'international pour augmenter ses recettes, avec une hausse de plus de 5% par an pour ses activités de banque de détail et de services financiers, comme l'assurance. La banque regarde tout particulièrement vers la Russie, où elle compte devenir le premier établissement étranger dans la foulée d'un redressement économique espéré après la crise, et vers l'Afrique. 

Troisième grand pôle d'activité de la banque, la grande clientèle, qui comprend notamment les activités de marché, doit voir ses recettes augmenter de plus de 2,5% d'ici à 2020, tout en bénéficiant de réductions de coûts grâce à la numérisation.

Sur l'ensemble de ses activités, Société Générale compte non seulement faire de nombreuses économies sur son fonctionnement, mais elle prévoit aussi de vendre et fermer de multiples activités, rappelant avoir déjà procédé à 45 cessions depuis 2014. 

La banque, qui promet par ailleurs d'investir 150 millions d'euros dans des "projets innovants", estime l'impact des futures cessions à 5% des actifs pondérés des risques. A leur niveau actuel, cela représente quelque 17,5 milliards d'euros.

En matière de rentabilité pour ses actionnaires, le groupe vise un taux de retour sur fonds propres (ROE), qui mesure le niveau de bénéfice attendu par rapport à leurs investissements, de 10% en 2020, contre 7,3% l'an dernier, et promet un dividende d'au moins 2,20 euros par an à partir de cette année. 

Enfin, la banque s'est abstenue de tout nouveau développement sur la question de ses nombreux litiges - fonds souverain libyen (LIA), manipulation du taux interbancaire Libor, violations d'embargos américains -, qui ont largement contribué à peser sur ses comptes cette année.

(Avec AFP)

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