Canicule : vigilance orange jusqu'à vendredi pour six départements de la région

Publié le 04/08/2022 - 08:45
Mis à jour le 04/08/2022 - 16:20

Mise à jour • Les quatre départements de Franche-Comté ainsi que la Côte d'Or et la Saône-et-Loire sont placés en vigilance orange "canicule"jusu'à vendredi matin à 7h . Un "rafraichissement" est annoncé pour ce week-end avant une nouvelle hausse des températures en début de semaine prochaine.

Vers 15h30 ce jeudi , on relève 35 à 38°C sur les départements placés envigilance orange, 31 à 36°C sur les départements en vigilance jaune.

Le troisième épisode caniculaire de cet été brûlant, auquel s'ajoute une vigilance "sécheresse" étendue à ensemble du territoire, a gagné jeudi l'est de la France.   26  départements ont été placés en vigilance orange depuis mercredi, au pic de ce nouvel épisode du Sud-Ouest à la Bourgogne et à l'Alsace, et du Languedoc aux Alpes. Cinquante autres sont en jaune sur la carte de Météo France.

La chaleur va continuer à s'intensifier en cette fin d'après-midi, avec des températures maximales atteignant 36 à 38 degrés, localement 39 degrés en plaine de Saône ou en plaine d'Alsace. Quelques orages locaux pourraient éclater sur certains départements mais ils ne s'accompagneront pas d'un rafraîchissement durable.

La nuit de jeudi à vendredi sera encore très chaude avec des températures vendredi au lever du jour souvent entre 18 et 21 degrés, voire plus en milieu urbain.

Vendredi, le temps sera par moments lourd et plus nuageux, parfois même avec des orages, mais cela n'empêchera pas les températures d'atteindre encore 30 à 34 degrés. Les quelques degrés perdus, associés à un soleil moins présent, aideront à mieux supporter la chaleur.

Il faudra attendre samedi pour voir une réelle baisse des températures qui se situeront au plus chaud de la journée autour de 27 à 30 degrés.

A noter que les départements suivants sont en vigilance jaune pour les fortes chaleurs : Nièvre, Yonne, Aube, Haute-Marne, Meuse, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Vosges. Ces départements sont concernés par le même pic de chaleur avec cependant une intensité dans l'ensemble légèrement moindre que sur les départements en vigilance orange, et une baisse des températures plus nette vendredi.

Une troisième vague de chaleur

Cette troisième vague de chaleur devait être s moins longue que la précédente qui avait pris fin le 25 juillet et duré 14 jours. Quelques ondées parfois orageuses sont aussi attendues jeudi. Mais pas de quoi apaiser les craintes liées à la sécheresse.

Juillet 2022 est "au second rang des mois les plus secs tous mois confondus" en France depuis le début des mesures en 1958-1959, avec un cumul de précipitations agrégées de 9,7 millimètres, selon Météo-France.

Jusqu'à présent, le mois le plus sec jamais enregistré remontait à mars 1961 avec 7,8 millimètres.

Dans les Vosges, l'inquiétude est vive à Gérardmer, station qui souffrait déjà de saisons hivernales de plus en plus incertaines en raison du réchauffement climatique et qui affronte désormais une sécheresse estivale d'une intensité et d'une précocité exceptionnelles.

"Situation extrême"

Une "situation extrême", selon le maire (PS) Stessy Speissmann. La nappe phréatique est exsangue et la ville doit puiser l'eau dans le grand lac qui fait sa réputation. Pendant deux jours, mercredi et jeudi, cette eau est considérée comme non-potable, le temps de mener des analyses.

Lourdes conséquences également pour EDF qui pourrait abaisser encore sa production d'électricité nucléaire ces prochains jours, voire d'arrêter un réacteur de la centrale du Tricastin (Drôme) en raison des températures élevées des fleuves.

EDF a aussi mis en garde sur de possibles "restrictions de production" à la centrale de Saint-Alban (Isère), sur le Rhône, ou à celle de Golfech (Tarn-et-Garonne), sur la Garonne.

Autre secteur en grande souffrance : l'agriculture. "Nous avons eu chronologiquement ou presque la crise porcine, la grippe aviaire, la crise ukrainienne, le gel et la grêle et vient la sécheresse... Sur douze mois nous avons eu le condensé de ce que nous avons sur 5 ou 10 ans", a résumé le ministre Marc Fesneau.

Certains éleveurs de bovins en sont réduits à vendre leurs bêtes, faute de pouvoir les nourrir.

Depuis 1947, 45 vagues de chaleur ont été recensées en France. Elles "ont été sensiblement plus nombreuses au cours des dernières décennies. Sur les 35 dernières années, elles ont été trois fois plus nombreuses que sur les 35 années précédentes", selon Météo-France.

(Avec AFP)

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