Une nouvelle brigade territoriale mobile de gendarmerie s’installe à Besançon

Publié le 06/11/2024 - 11:30
Mis à jour le 10/11/2024 - 11:50

Dans le cadre du déploiement national de 200 brigades mobiles de gendarmerie, un temps a été pris mardi 5 novembre 2024 avec les acteurs locaux pour inaugurer celle installée depuis le mois de mai à Besançon. Sa mission est double : mener des patrouilles en périphérie de Besançon, mais surtout mettre l’accent sur la lutte contre les violences intrafamiliales et notamment des mineurs.

Une seconde brigade territoriale mobile a été installée le 1er septembre 2024 à Pontarlier (avec une dominante mise sur l’atteinte à l’environnement). Une troisième brigade est attendue en 2025 ou 2026 dans le Pays de Montbéliard à Bethoncourt (avec une dominante voie publique et lutte contre les trafics). Avant la création de ces nouvelles brigades, une seule existait dans le Doubs, à Étupes.

Cinq agents sont déjà en service et une sixième personne doit prochainement arriver pour renforcer cette nouvelle brigade territoriale mobile (BTM) à Besançon. Si les agents vont à la rencontre des familles, ils peuvent également auditionner des enfants dans une salle dédiée appelée "Mélanie".

Dans cette dernière, les mineurs pourront s’exprimer en présence d’un(e) gendarme formé(e) pendant 15 jours avec un psychologue à la méthode "Nichd" ("National Institute of Child Health and Human Development"). Les enfants seront écoutés et filmés durant l’audition. "Cela permet d’éviter la réitération et de figer le discours d’où l’importance que cette audition soit particulièrement bien faite. Reparler des faits, c’est quelque part, les revivre donc il y a une dimension traumatique forte", souligne Etienne Manteaux, le procureur de la République de Besançon.

69 procédures de violences intrafamiliales en six mois

Depuis le mois de mai, la brigade mobile a déjà enregistré 69 procédures de violences intrafamiliales, dont 65 mineurs au sein de ces dernières. Au total, 19 auditions ont été filmées dans la salle "Mélanie" de Besançon. Ces auditions ont été réalisées en appui aux autres brigades du département.

"L’explosion des violences conjugales ne traduit pas une explosion en valeur absolue des violences faites aux femmes, mais à une meilleure révélation de ces faits. Cette réalité sociétale que nous n’avons pas voulu voir pendant des décennies et qui nous frappe aujourd’hui nous oblige tous. Le constat est que les brigades étaient régulièrement dépassées dans leur capacité à traiter de façon réactive ce type de fait", explique le procureur de Besançon en saluant l’importance de cette nouvelle brigade.

Des patrouilles effectuées en périphérie

Si elle est surtout dédiée à la lutte contre les violences intrafamiliales, la brigade mobile a un double objectif comme le rappelle Rémi Bastille, le préfet du Doubs. "La sécurité s’incarne d’abord par une présence visible", tient-il a préciser.

Les agents seront donc potentiellement mobilisés sur la voie publique sur les zones périurbaines notamment sur le secteur d’Avanne-Aveney, Beure, Chalezeule et Larnod.

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