Violences conjugales : le premier bracelet anti-rapprochement testé dès le 8 décembre à Besançon

Publié le 25/11/2020 - 15:42
Mis à jour le 25/11/2020 - 16:13

À l’occasion de la journée de lutte contre les violences faites aux femmes, le procureur de la République de Besançon et le préfet du Doubs entouré de leurs partenaires (France Victime Besançon, Police, Gendarmerie et Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation) ont signé ce mercredi 25 novembre 2020 le protocole de mise en œuvre du « Bracelet anti-rapprochement » au sein du tribunal judicaire de Besançon. Objectif : mieux protéger les victimes de conjoints ou ex-conjoints violents.

Ce dispositif est comparable à celui mis en œuvre en Espagne depuis 2 ans et qui a donné des résultats "tout à fait intéressants" selon Étienne Manteaux, procureur de la République de Besançon.

En France, ce bracelet anti-rapprochement, destiné à tenir éloignés les conjoints et ex-conjoints violents, est entré en vigueur le 25 septembre, selon un décret publié la veille au Journal officiel.

Première expérimentation à Besançon le 8 décembre

Concrètement, depuis septembre 2020, cinq tribunaux judiciaires français ont testé ce dispositif anti-rapprochement et depuis novembre, la juridiction de Besançon a été choisie pour expérimenter ce bracelet. La première expérimentation commencera le 8 décembre et pour une durée de 8 mois avec un individu actuellement en prison pour violences conjugales menaçant de représailles son ex-conjointe à sa sortie. Le dispositif sera généralisé dans tous les tribunaux judiciaires de France à partir de début 2021.

Pour que ce bracelet anti-rapprochement existe, une convention doit être signée entre les différents partenaires et "assurer le bon fonctionnement" de ce dispositif, souligne le procureur.

©

Bracelet anti-rapprochement géolocalisé pour l'individu violent, balise géolocalisée pour la victime 

Le dispositif anti rapprochement est composé de deux parties : l'une destinée à l'individu jugé violent, l'autre à la victime. Il permet de géolocaliser les conjoints ou ex-conjoints et de déclencher un système d'alerte lorsque ces derniers s'approchent de leur victime.

Le bracelet pourra être administré sur décision d'un juge, à la fois dans le cadre d'une procédure pénale, pour accompagner un contrôle judiciaire, et en tant que condamnation.

Un dispositif contraignant pour la victime

Le procureur de la République explique que "c'est un dispositif très coercitif pour l'auteur bien sûr, mais pour la victime aussi avec cette obligation de porter en permanence une balise, donc il n'est pas question que ces bracelets soient imposés pendant des années". Il ajoute que "la loi fixe déjà des limites, mais au-delà de ces limites légales, je pense qu'il faut partir sur des durées assez courtes, en exemple, le premier bracelet qui sera mis en place pour un individu sera imposé pendant 8 mois… nous ferons le bilan".

Le bracelet anti-rapprochement + un suivi psychothérapeutique

Toujours selon le procureur, "l'objectif est de doubler la pose de ce bracelet d'une vraie prise en charge psychothérapeutique pour permettre une évolution du ressenti et de la compréhension du passage à l'acte chez l'individu pour prévenir la récidive et permettre à cet homme et cette femme de coexister à distance sans nécessité de ce bracelet anti-rapprochement."

Infos +

  • Le nombre de féminicides a fortement augmenté ces dernières années en France et particulièrement en 2021 pendant le confinement du printemps. En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, en 2019, ce sont 146 femmes qui sont décédées. En 2020, alors que l'année n'est pas encore écoulée, une hausse de 20% est enregistrée par rapport à l'année dernière.
  • Le Doubs est le cinquième département le plus touché par les féminicides en France.

Victimes de violences conjugales, voici des dispositifs à votre disposition :

Société

Meilleurs apprentis de France de cuisine : 3 représentants pour la Bourgogne-Franche-Comté en lice

Le 4 mai dernier, la Chambre des métiers et de l’artisanat (CMA) Formation de Gevingey dans le Jura, a accueilli la finale régionale du concours des Meilleurs Apprentis de France (MAF) en cuisine. Neuf candidats se sont affrontés devant un jury exigeant dans le but de remporter leur place en finale nationale.

Besançon : rassemblement pour dénoncer la hausse des frais d’inscription des étudiants étrangers

Un rassemblement est organisé ce mardi 12 mai à 18h, place Pasteur à Besançon par la CGT Salarié(e)s étudiant(e)s du Doubs (CGT SE 25). Celui-ci vise à s’opposer en premier lieu à "toute hausse des frais d’inscription" des étudiants étrangers hors Union européenne, dit "extra-communautaires".

Autocollant antisémite à Besançon : la Licra demande l’ouverture d’une information judiciaire

+ ajout de la réaction de la Mrap • La Licra, ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, a souhaité dans un communiqué ce 9 mai 2026 suite à la découverte il y a quelques jours d’un autocollant antisémite apposé sur la pompe à essence d’une station-service de Besançon.

La marche des fiertés revient samedi 16 juin à Besançon

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 9.64
légère pluie
le 15/05 à 15h00
Vent
2 m/s
Pression
1005 hPa
Humidité
100 %

Sondage