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La Franche-Comté comptera 110 500 habitants de plus dans 30 ans

la Franche-Comté n'échappera pas au vieillissement de sa population ©insee - cliquez sur l'image pour agrandir
Selon une projection de l'INSEE, les quatre départements de la région devraient compter 1 270 000 habitants en 2040 contre 1 159 500 habitants en 2007, soit une augmentation de 9,5%.

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Cette hypothèse, qui ne doit pas être considérée comme une prévision, se réalisera si les tendances démographiques récentes concernant la fécondité, la mortalité et les migrations se maintiennent. « La Franche-Comté est plutôt dans la moyenne. C'est une région sans chocs. Elle ne fait figure d'exception que par son indice conjoncturel de fécondité de 2,1 enfants par femme contre 1,98 au niveau national », relève Audrey Mirault, chargée de mission à l'INSEE à Besançon.

Pour passer de 1 159 500 habitants en 2007 à 1 270 000 en 2040, il faudra gagner 3300 habitants par an. Cette augmentation de la population de 9,5% sur 33 ans serait inférieure à celle que connaîtrait la France sur la même période (+14,5%), mais supérieure à celle observée dans les autres grandes régions de l'est. L'INSEE relève au niveau national comme à l'échelle de la Franche-Comté que le rythme de croissance de la population sera de moins en moins soutenu. Actuellement de 0,37% par an (+4400 habitants par an), il descendra à 0,18% entre 2030 et 2040 (seulement +2300 habitants pas an).

Au niveau départemental, le Doubs passerait de 520 129 habitants à 577 600, le Jura de 258 885 à 280 500, la Haute-Saône de 237 195 à 263 000 et le Territoire de Belfort de 142 444 à 148 000. Tous les départements auraient une évolution positive mais différenciée.

« On le voit, chaque département a sa dynamique propre, les uns basant leur croissance sur le solde naturel, les autres sur le solde migratoire  », relève Audrey Mirault.

En 2040, le Doubs et la Haute- Saône seraient les départements les plus dynamiques sur le plan démographique, avec respectivement 577 600 et 263 000 habitants. La croissance serait plus atone dans le Jura et le Territoire de Belfort (respectivement 280 600 et 148 100 habitants).

Le vieillissement de la population est plus marqué dans les espaces ruraux. Ainsi, le solde naturel deviendrait négatif dès 2018 dans le Jura et dès 2025 en Haute-Saône. La composante migratoire devrait alors permettre de compenser le faible dynamisme naturel. Celle-ci est plus forte en Haute-Saône, dont l’espace rural bénéfice davantage de la proximité des principaux pôles d’emploi de la région.

Dans le Doubs et le Territoire de Belfort, la situation serait inverse. Les naissances resteraient plus nombreuses que les décès. En revanche, les sorties seraient excédentaires sur les entrées, en raison de la poursuite de la périurbanisation.

La nature et la provenance des flux migratoires seraient également différents d’un département à l’autre. Le Doubs et le Territoire de Belfort attireraient toujours principalement les jeunes de 15 à 24 ans, grâce aux structures éducatives présentes à Besançon et Belfort. Les deux autres départements resteraient attractifs pour les familles. Dans le Territoire de Belfort, seuls les flux avec le Haut- Rhin, département densément peuplé, seraient largement positifs.

La croissance démographique du Jura dépendrait de la poursuite de l’attractivité des départements limitrophes de Rhône-Alpes et de Bourgogne. Son excédent migratoire avec l’Ain, le Rhône, la Côted’Or et la Saône-et-Loire compenserait grandement le déficit migratoire avec le Doubs. L’Ain serait même le contributeur le plus important, avec un solde de + 4 300 individus à l’horizon 2040. En 33 ans, le Jura gagnerait près de 11 000 personnes au jeu des flux migratoires.

Le département de la Haute-Saône bénéficierait davantage de la poursuite de la périurbanisation de Besançon et Belfort. En effet, il gagnerait des habitants en provenance du Doubs et du Territoire de Belfort. Entre 2007 et 2040, c’est le département franc-comtois pour lequel les flux migratoires auraient le plus d’impact sur la croissance démographique.
Un vieillissement inéluctable…
L’étude de l’INSEE met en évidence d’une manière frappante ce que l’on sait depuis un moment et que les débats autour de la loi sur les retraites ont encore pointé récemment. En 2040, l’âge moyen sera de 43,6 ans en France contre 39,1 ans en 2007. La Franche-Comté n’échappera pas au vieillissement. La moyenne d’âge y sera de 44 ans en 2040 contre 39,4 ans en 2007.
La plus forte augmentation de population concernerait la Francs-Comtois âgés de 80 ans et plus. Ils passeraient de 55 600 en 2007 à 128 600 en 2040 pour représenter 10,1 % de la population contre 4,8% actuellement.
La progression des plus de 60 ans serait également sensible. La Franche-Comté compterait 405200 personnes de 60 ans ou plus, soit une progression de 60,4% par rapport à 2007. En l’espace de 33 ans, leur part dans la population bondirait de 21,8% à 31,9%.
« La forte augmentation de la population des plus âgés est transitoire et correspond au passage à ces âges des générations du baby-boom. Après 2035, la part des 60 ans ou plus devrait continuer de croître mais plus modérément. Celle-ci dépendra alors davantage des gains d’espérance de vie », note l’INSEE.
En 2007, l’espérance de vie à la naissance était de 77,6 ans pour les hommes et serait de 83,1 ans en 2040 (+5,5 ans). Pour les femmes, elle serait de 88,7 ans contre 84,4 ans en 2007 (+ 4,3 ans).
 
redaction

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