Selon les organisateurs, la mobilisation vise à rassembler largement autour de revendications liées à l’antiracisme, aux droits des personnes migrantes et à la lutte contre l’extrême droite. Dans leur texte d’appel, ils affirment : ”Non au racisme, non aux fascistes, non aux violences d’État, solidarité ! Samedi 14 mars, unité.”
Le texte insiste sur l’idée d’une solidarité entre habitants, quelles que soient leurs origines : ”D’où que l’on vienne, où que l’on soit né.e, nous vivons ici, nous travaillons ici, nous étudions ici. Ensemble.” Les signataires déclarent également vouloir ”s’unir, résister, riposter, et construire la solidarité comme un moyen et comme un objectif”.
Des hommages à plusieurs victimes
L’appel évoque plusieurs personnes présentées comme victimes de violences racistes, d’actes d’extrême droite ou d’interventions policières. Les organisateurs citent notamment ”Aboubacar Cissé, malien, sans-papier, musulman, tué dans une mosquée”, en affirmant lutter ”contre l’islamophobie et la négrophobie”. Ils rendent aussi hommage à ”Djamel Bendjaballah, tué par un militant fasciste” et à ”El-Hacen Diarra, mauritanien, résident d’un foyer de travailleurs immigrés, tué par la police”, pour lequel ils disent exiger ”vérité et justice pour tous les crimes policiers”.
Le texte mentionne également ”Mamadou Garanké Diallo, guinéen, mort au large de Dunkerque en voulant traverser la Manche pour fuir une OQTF”, dont la mémoire est associée à la revendication d’une régularisation des personnes sans papiers.
Revendications et mots d’ordre
Dans leur appel, les organisations signataires listent plusieurs revendications. Elles appellent notamment à ”se mobiliser dans chaque quartier et chaque commune pour faire obstacle aux rafles policières” et à ”barrer la route au RN et à Reconquête et à tous les groupes fascistes”.
Elles demandent également ”la régularisation des sans-papiers”, ”la reconnaissance des mineur·es isolé·es”, ainsi que ”l’égalité des droits pour toutes et tous : logement, santé, retraite, école, travail”.
Le texte appelle par ailleurs à ”s’opposer aux contrôles au faciès”, à obtenir ”le retrait des lois islamophobes” et à ”abroger immédiatement la loi Darmanin”.
Une semaine de mobilisations
La manifestation du 14 mars s’inscrit, selon les organisateurs, dans une séquence plus large de mobilisations. L’appel évoque notamment la grève féministe et les manifestations du 8 mars, des luttes dans l’éducation, la ”Semaine Noire” organisée du 8 au 14 mars et une campagne contre l’islamophobie du 7 au 15 mars.
Les signataires concluent en appelant à ”manifester massivement sur tout le territoire contre le racisme, le fascisme, les violences policières, les crimes d’État, pour l’égalité des droits et la solidarité”.
Une trentaine d’organisations signataires
Au niveau local, une trentaine d’organisations ont signé l’appel. Parmi elles figurent notamment la Coordination antifasciste, le Comité pour Clément, La Nuée – antifa, la Confédération nationale du travail – Solidarité ouvrière (CNT-SO), l’association Espoir et Fraternité Tsiganes, le Collectif des collages féministes, l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS), Alternatiba, La Cimade, le Nouveau Parti anticapitaliste – l’Anticapitaliste (NPA-A), la Fédération syndicale unitaire (FSU), la Confédération générale du travail (CGT), Attac, les Soulèvements de la Terre, La France insoumise (LFI), les Jeunes Insoumis-e-s, les Jeunesses communistes ou encore le collectif Fiertés Racisées – Besançon Racisé Intersectionnel Queer (BRIQ).


