Municipales: toute la France vote... sauf 68 communes sans candidat, dont 5 dans le Doubs

Publié le 03/03/2026 - 15:02
Mis à jour le 05/03/2026 - 08:57

Sortants fatigués, relève insuffisante ou divisée... dans 68 communes, il n'y aura pas d'élections municipales les 15 et 22 mars, faute de candidats.

 © Élodie R.
© Élodie R.

Nichée dans une vallée du massif des Vosges, Rothau (Bas-Rhin), 1.500 habitants, est la commune la plus peuplée de France à ne pas avoir enregistré de liste. La faute à des désaccords au sein de l'équipe qui devait se présenter, explique à l'AFP le sortant, Marc Scheer, maire depuis 2001 et conseiller municipal depuis 1989.

À 77 ans, lui-même ne se voyait pas rempiler. "Il est temps, je n'ai pas envie de me retrouver comme (l'ex-président des États-Unis, Joe) Biden, en train de se casser la figure et de bafouiller! Je sais quelles sont les difficultés de l'âge", lâche-t-il.

Mais l'édile n'est pas inquiet pour la suite. "Je pense que la décision qu'ils ont prise est la plus intelligente", juge-t-il. "Plutôt que d'avoir une équipe qui se tire dans les pattes, il vaut mieux reprendre la constitution d'une liste de manière plus sereine, ce qui permettra d'avoir un conseil municipal en pleine forme et en pleine action dans les trois mois qui viennent."

"Les gens ne jouent pas collectif aujourd'hui, ils jouent individualiste", regrette Béatrice Pritzy, maire sortante et sans succession de Chapelle-d'Huin

Comme c'est le cas dans les communes sans candidats, une fois l'équipe sortante arrivée au bout de son mandat, Rothau sera administrée pendant trois mois par une équipe transitoire nommée par le préfet, le temps d'organiser un nouveau scrutin.

Si la situation se répétait, cette période serait prolongée et ainsi de suite jusqu'à ce qu'un conseil municipal soit élu... ou que la commune, en dernier ressort, soit fusionnée avec une voisine. "Les gens ne jouent pas collectif aujourd'hui, ils jouent individualiste", regrette Béatrice Pritzy, maire sortante et sans succession de Chapelle-d'Huin (Doubs), 530 habitants.

"Quand je suis allée voir les gens susceptibles d'être au conseil, ils m'ont dit +non, on a des jeunes enfants, on travaille tous les deux, on n'a pas le temps+...", raconte la première magistrate de ce village, dont beaucoup de résidents travaillent en Suisse. Elle n'a pas voulu d'un second mandat qu'elle pourrait terminer à 73 ans - "j'ai des soucis pour dormir, je ne veux pas y laisser ma santé".

D'autant que le prochain mandat, théoriquement de six ans, est susceptible d'être rallongé pour éviter que les élections municipales suivantes aient lieu en pleine campagne présidentielle de 2032.

"C'est épuisant !"

Le nombre de communes sans candidat est néanmoins en recul par rapport à 2020, quand il était de 106. "Plutôt une bonne nouvelle", relève Géraldine Chavrier, chercheuse spécialiste des collectivités à l'université Panthéon-Sorbonne. Et ce malgré un changement de règles qui oblige à présenter des listes plus complètes (autant que le nombre de conseillers municipaux moins deux) et respectant la parité femmes-hommes, même dans les communes de moins de 1.000 habitants.

Le nombre de démissions de maires, en forte hausse au cours de ce mandat, avec près de 2.200 édiles qui ont jeté l'éponge entre juillet 2020 et mars 2025, peut expliquer selon elle les difficultés à trouver des volontaires.

"Quand vous êtes tête de liste et que vous abandonnez parce qu'il y a trop de travail, votre premier adjoint se dit qu'il ne va pas se lancer et il devient extrêmement difficile de déposer des listes complètes", détaille-t-elle.

Des difficultés propres à la commune peuvent aussi décourager les bonnes volontés, comme à Rochejean (Doubs), 750 habitants, où l'ancien maire, épinglé pour sa mauvaise gestion des finances locales, a dû démissionner en cours de mandat. Florence Schiavon, qui l'a remplacé au pied levé en 2024 "par obligation" et pour clore un mandat "un peu compliqué", regrette qu'il n'y ait "pas eu beaucoup de monde intéressé" pour prendre sa suite.

À 71 ans, "j'ai envie de faire autre chose, autant que je peux", dit-elle, confiant avoir été fatiguée des lettres anonymes de citoyens critiquant la gestion municipale. "C'est pénible, c'est lourd, c'est épuisant!"

(Source AFP)

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