Pas d’intervention au coeur même du défilé cette fois mais une banderole au message raciste associant migrants et violeurs, a été une nouvelle fois déployée depuis la façade d’un appartement bisontin situé sur le parcours du carnaval.
Sur sa page Facebook, la Ville de Besançon a dénoncé les faits en évoquant "une grande banderole à caractère politique". Elle rappelle que le carnaval "est un moment populaire, familial et rassembleur" qui n’a pas vocation "à devenir un espace d’expression politique ou militant".
La Ville précise encore que le maire Ludovic Fagaut "a immédiatement donné l’ordre à la sécurité de faire évacuer les fauteurs de troubles et demandé à la Police municipale d’intervenir". Et ajoute que "malgré cette réaction rapide, la banderole n’a pas pu être retirée pendant le défilé".
Séverine Véziès appelle le maire à porter plainte
De son côté, la cheffe de file de La France insoumise à Besançon Séverine Véziès a condamné les faits : "à nouveau le collectif d’extrême droite Némésis est venu déverser sa haine et sa banderole mensongère". Elle estime que "les autorités doivent agir et sanctionner ces actions qui incitent à la haine" et invite le maire de Besançon à déposer plainte.
Sur ce point, la Ville de Besançon précise que le procureur de la République, la préfecture et la police nationale ont été informés de la situation et que "des mesures juridiques seront prises, en concertation avec les services compétents".


