Lors de cette audience, qui débutera à 10H30, l'ex-ministre de l'Action et des Comptes publics prononcera un discours attendu, après la polémique qui avait suivi l'annonce de sa nomination en février. Certains responsables de l'opposition avaient alors dénoncé un conflit d'intérêts, soulignant que l'ancienne ministre devrait se prononcer sur le déficit public ou les choix budgétaires d'un gouvernement dont elle a fait partie. D'autres avaient soulevé la question de son âge, 40 ans, alors que ce mandat est irrévocable, seulement borné par une limite d'âge théorique à 68 ans.
Pour tenter d'éteindre cette controverse, la Cour des comptes avait indiqué dès sa prise de fonctions, le 23 février, que la nouvelle première présidente avait "décidé de s'abstenir de participer" aux débats sur les finances publiques 2025, "ainsi qu'aux rapports concernant les organismes sur lesquels elle a exercé une autorité au cours des trois dernières années".
Aucune annonce n'a cependant été faite au sujet du budget 2026, que Mme de Montchalin a élaboré en tant que ministre et qui avait été adopté début février après des mois de blocage politique.
Amélie de Montchalin est la première femme à la tête de la Cour des comptes, institution plus que bicentenaire chargée de veiller sur la bonne gestion des deniers publics. Elle succède à l'ex-ministre socialiste et ex-commissaire européen Pierre Moscovici, parti fin décembre rejoindre la Cour des comptes de l'Union européenne à Luxembourg après plus de cinq ans de présidence.
Avant les comptes publics, Amélie de Montchalin a été secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, ministre de la Fonction publique puis ministre de la Transition écologique, poste qu'elle avait quitté après sa défaite aux élections législatives en 2022.
(Source AFP)


