Annoncé en septembre 2025 par la mandature précédente, le stade de VTT cross-country de Besançon aurait dû voir le jour en mai 2026. Mais à l’heure actuelle, aucuns travaux n’ont encore débuté.
Confiée au cabinet Bike solution, une étude sur la faisabilité de l’aménagement du stade sur le complexe sportif Michel Vautrot de la Malcombe avait été réalisée. Celle-ci proposait un aménagement en trois secteurs sur le site de la Malcombe et les contreforts de la colline de Rosemont, avec une zone ludique, dite de cross-country, une zone de vitesse et de sauts ludiques et une zone technique implantée dans le champ du taureau.

À l’époque, le projet, dont la maîtrise d’ouvrage devait être portée par GBM, avait été adopté à l’unanimité par le conseil de Communauté du 25 septembre 2025.
Un projet remis en question
Mais selon le président de Grand Besançon Métropole, le projet était surtout "à la base née d’une sollicitation du pôle France VTT qui est depuis parti de Besançon. À ce jour il ne nous reste plus que le pôle espoir de cyclisme, c’est-à-dire un niveau régional". Créé et installé depuis 2007 à Besançon, le pôle France Relève VTT sera effectivement transféré dès la rentrée prochaine au CREPS de Boulouris-Saint Raphaël. La région du Var ayant été préférée à la Franche-Comté pour sa météo qui permet notamment d’élargir le volume d’entraînements plus tôt dans la saison mais aussi, pour son stade qui reproduit plus fidèlement des obstacles du circuit olympique, précise la FFC dans un communiqué.
Réelle perte pour la ville de Besançon, ce départ du pôle VTT "questionne l’exécutif", soulève Ludovic Fagaut, au point de remettre le projet en question ? En partie.
Comme expliqué plus haut, les différentes zones (1, 2 et 3) du site avaient été pensées pour être toutes utilisées indépendamment mais également conjointement en vue d’une configuration nationale, voire internationale. Cela aurait ainsi permis d’espérer une labellisation par la fédération française de cyclisme et la possibilité d’accueillir des compétitions d’envergure nationales et internationales sur le secteur bisontin. Or à ce jour, d’après le président de GBM, si les deux premières zones "sont actées", les coûts ayant été enclenchés, le secteur concernant le Rosemont est, quant à lui, "à l’arrêt".
Un club support pour faire vivre le lieu
D’ailleurs, concernant les deux premières zones, rien ne semble encore sûr, "pour l’instant les deux zones devraient se faire mais on a encore besoin de valider certains points", précise le président. Parmi ceux-ci, la nécessité de trouver un club capable d’animer l’espace et d’être en mesure de "porter des épreuves". En l’absence du pôle VTT, le président estime qu’une telle infrastructure a besoin "d’un club support identifié clairement" pour "être en capacité de faire vivre ce site mais aussi l’animer sur des compétitions nationales et internationales". Des questions que Ludovic Fagaut assure avoir déjà soulevées en conseil alors qu’il était à l’époque dans l’opposition. Une telle mission pourrait se voir confiée au tout jeune club de VTT, Grand Besançon bike academy qui a vu le jour en septembre 2025. La question doit prochainement être évoquée entre le club et le conseiller communautaire délégué au sport et aux équipements sportifs Ludovic Barbarossa, a indiqué Ludovic Fagaut.

L’équipement ayant pour objectif d’être ouvert à tous les pratiquants de VTT du territoire, une autre question se pose, celle de la sécurisation du site. Actuellement, le lieu identifié pour recevoir la structure est régulièrement devenu le terrain privilégié des conducteurs de quads. Or, "si GBM investit 474.000€ dans l’équipement et que derrière l’on a des quads qui viennent dessus le week-end, ça peut questionner", interroge encore Ludovic Fagaut.
Qui pour veiller au bon entretien et à la sécurité des lieux ?
Une dernière question reste encore à régler, selon Ludovic Fagaut, celle de l’entretien du site. Là encore, le président assure avoir soulevé la question "en conseil municipal, malheureusement on récupère des dossiers engagés par l’ancienne majorité mais où ils n’avaient pas pris en compte toutes ces questions d’usage". Selon le rapport du conseil communautaire publié le 8 octobre 2025, les responsabilités avaient cependant été clairement définies : "La Ville de Besançon poursuivra l'entretien des parcelles supports des traces du stade, tandis que GBM prendra à sa charge l'entretien des itinéraires VTT". Un partage de l’entretien qui induira donc forcément "du temps d’entretien aux agents du service des espaces verts", analyse Ludovic Fagaut.
Le permis d’urbanisme de la zone a été délivré en octobre 2025. Si la zone 3 venait un jour à être créée, cela nécessiterait "une modification du PLU (plan local d'urbanisme)", a encore précisé le président de Grand Besançon Métropole. D’ici là, et si les questions soulevées venaient à avoir des réponses suffisantes, les travaux des zones 2 et 3 pourraient débuter d’ici janvier 2027, après l’étape de coupe du monde de cyclo-cross prévue le 29 décembre à la Malcombe.


