Pour marquer l'inauguration de son site internet, deux portraits de femmes ayant vécu dans le quartier des Chaprais ont été publiés : celui de Julie Considérant, enterrée au cimetière des Chaprais, et celui de sœur Marie-Josèphe Jacoulet, fondatrice des sœurs de la Sainte-Famille, également inhumée dans ce même cimetière.
Depuis ce lancement, plusieurs articles sont venus enrichir ce site consacré à l’histoire locale. Le plus récent, publié le 24 mars, revient sur l’élection de Ludovic Fagaut à la mairie de Besançon, présentée comme une victoire historique. Dans cette phase de démarrage, le collectif prévoit la publication de trois à quatre articles par semaine, avant de se stabiliser autour d’un article de fond minimum hebdomadaire.
Animé par Jean-Claude Goudot, également président de l’association qui compte une dizaine de membres, le collectif s’appuie sur des contributions internes mais aussi sur des collaborations extérieures. Parmi elles figure notamment Pierre Chauve, universitaire spécialisé dans la géologie, ainsi que d’autres intervenants que Jean-Claude Goudot préfère qualifier de "sachants".

"Rassembler tous les documents épars sur l’histoire des Chaprais"
L’objectif du site est clairement défini : "rassembler tous les documents épars sur l’histoire des Chaprais", explique l'animateur du collectif. Le quartier, relativement récent à l’échelle de Besançon puisqu’il se développe à partir du XIXe siècle, présente des caractéristiques spécifiques. Il a notamment accueilli des activités qui ne pouvaient plus s’implanter dans le centre historique en raison du manque d'espace : "C’est comme ça que toutes les grandes entreprises d’horlogerie sont nées aux Chaprais", précise-t-il. À cette époque, le secteur se composait essentiellement de champs et de prés, sans contraintes militaires liées à la présence de fortifications, offrant "une possibilité d’expansion relativement aisée".
"La grande force de notre site, c’est d’avoir réussi à réunir des documents qui viennent des familles de ces entreprises" - Jean-Claude Goudot
Le collectif met en avant la richesse des archives déjà collectées. "La grande force de notre site, c’est d’avoir réussi à réunir des documents qui viennent des familles de ces entreprises", souligne Jean-Claude Goudot. Il évoque notamment des archives sur l’histoire des docks francs-comtois, transmises par la famille Mathey, ou encore des documents manuscrits relatifs à la confiserie Jacquemin, connue pour ses dragées. "Un descendant de la famille Mathay a retrouvé dans ses archives l’histoire des docks francs-comtois qu’on a mis en ligne", ajoute-t-il, c'est aussi le cas pour la confiserie Jacquemin qui confectionnait les dragées, "on a recueilli des documents familiaux qui étaient manuscrits", estimant que cette collecte constitue "un point de vue assez exceptionnel".

Dans cette démarche, le collectif revendique une volonté d’ouverture : "Notre rôle c’est de rassembler ces documents, et de les mettre à disposition de tout le monde, parce que nous, on ne verrouille rien", affirme Jean-Claude Goudot. "Nous, on pense que l’histoire doit être partagées par tous", insiste-t-il.
Ne pas confondre Vivre aux Chaprais et Collectif Histoire des Chaprais
Enfin, Jean-Claude Goudot tient à distinguer clairement le Collectif Histoire des Chaprais de l’association Vivre aux Chaprais, orientée plutôt vers des activités de loisirs et commerciales. Il précise s’en être retiré afin d’éviter toute confusion, rappelant qu'au sein du collectif historique, "on ne fait pas de politique".


