Besançon maintenant pas invité à l'hommage aux victimes de la déportation : les invitations sont ordonnées par l'État et non la mairie

Publié le 26/04/2021 - 09:11
Mis à jour le 26/04/2021 - 09:11

Dans un communiqué du 25 avril 2021, Besançon maintenant, groupe d’opposition LR au conseil municipal, se scandalise de ne pas avoir été invité à la cérémonie d’hommage aux victimes et héros de la déportation. Pour Anne Vignot, maire de Besançon, ses opposants cherchent juste à « déclencher une polémique » car « ils font comme s’ils ne savaient pas que ces commémorations sont sous l’autorité de l’État. »

Ludovic Fagaut et Anne Vignot © Alexane Alfaro
Ludovic Fagaut et Anne Vignot © Alexane Alfaro

Ce dimanche 25 avril était la journée nationale du Souvenir des victimes et héros de la déportation. Partout en France, des cérémonies de commémoration se sont déroulées, y compris à Besançon au cimetière des Chaprais.

Le groupe de la droite au conseil municipal Besançon maintenant s'indigne de ne pas avoir été convié à cette cérémonie se demandant si Anne Vignot avait oublié de l'inviter ou si c'était un "choix délibéré" et parle de "faute politique" en affirmant que la maire "musèle l'opposition".

"Pourquoi ne pas avoir invité au moins un représentant de chaque groupe politique du Conseil Municipal ? En période de crise sanitaire, il est pourtant simple de limiter le nombre d’élus présents tout en respectant chaque groupe politique. Dans tous les cas, c’est une atteinte à la démocratie et aux valeurs de la République, et nous allons demander des explications à Madame Vignot", est-il indiqué dans le communiqué.

"Les signataires de cette polémique politicienne font comme s’ils ne savaient pas que ces commémorations sont sous l’autorité de l’État"

Ces explications, nous les avons demandées à l'entourage de la maire :

"La situation sanitaire actuelle et les mesures de confinement ne permettaient pas de tenir les cérémonies dans le format habituel (public, nombreux porte-drapeaux, représentants d’associations, présence de troupes…). Cependant le gouvernement a décidé d’autoriser la tenue des cérémonies, mais en format restreint et adapté au lieu", nous explique-t-on, "C’est donc bien l’État qui était la force invitante."

Pour Anne Vignot, "l’équipe des opposants, les républicains, ont voulu déclencher une polémique concernant le protocole de la cérémonie. Cette commémoration mérite avant tout humilité et respect pour ces femmes et ces hommes qui ont subi les pires traitements et la recherche de les déshumaniser dans des camps immondes". Et d'ajouter : "Les signataires de cette polémique politicienne font comme s’ils ne savaient pas que ces commémorations sont nationales et donc sous l’autorité de l’État et que depuis des mois les cérémonies sont contraintes par des normes différentes selon la situation sanitaire, les représentations, les lieux."

L'entourage de la maire indique également que "De même, les associations d’anciens combattants et déportés étaient en nombre limité. L’essentiel était qu’elle ait lieu. L’émotion était présente. La Maire y représentait le conseil municipal et tous les Bisontines et Bisontins."

Politique

Cadmium : Dominique Voynet, seule députée franc-comtoise présente lors du vote à l’Assemblée

Les députés étaient appelés à se prononcer mercredi dernier sur une proposition de loi portée par les écologistes visant à réduire la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Le texte prévoit un abaissement progressif du seuil autorisé à 40 mg/kg dès 2027 puis à 20 mg/kg à partir de 2030, contre 90 mg/kg actuellement. Cette trajectoire est plus ambitieuse que celle envisagée par le gouvernement, qui prévoyait d’atteindre ces objectifs seulement en 2038.

Orientation : la Bourgogne-Franche-Comté formalise son engagement avec la signature de la charte du SPROTLV

La Région Bourgogne-Franche-Comté a réuni, jeudi 21 mai 2026 à l’Hôtel de Région de Besançon, les acteurs du Service public régional de l’orientation tout au long de la vie (SPROTLV) pour une matinée consacrée à la signature officielle de la charte d’engagement du dispositif.

Arrêté anti-mendicité à Besançon : plus de 500 personnes mobilisées contre la décision du maire

VIDÉO • Plus de 500 personnes (entre 600 et 700 selon l'organisation) se sont réunies ce lundi 1er juin à Besançon pour protester contre l’arrêté anti-mendicité signé par le maire vendredi 29 mai et appliqué avec effet immédiat. Élus d’opposition, travailleurs sociaux et militants ont dénoncé une mesure jugée "politique" et accusée de "criminaliser la pauvreté".

La nouvelle préfète de région, Violaine Démaret, en visite de terrain pour la première fois dans le Doubs

Pour sa première visite officielle dans le Doubs, ce lundi 1er juin 2026, la nouvelle préfète de Bourgogne-Franche-Comté et préfète de Côte-d’Or, Violaine Démaret, s’est rendue à Besançon, notamment à la Citadelle, afin de rencontrer les acteurs institutionnels du territoire mais aussi la presse locale. L’objectif : prendre connaissance des dossiers locaux, échanger avec le préfet du Doubs Rémi Bastille, les élus locaux et les parlementaires.

Annie Genevard empêtrée dans une polémique après un déjeuner organisé par Vincent Bolloré

L’ancienne députée du Doubs et ex-maire de Morteau est actuellement au coeur d’une polémique après sa participation à un déjeuner organisé par Vincent Bolloré et avec une figure de la propagande Pro-Poutine et un conseiller économique de Jordan Bardella. L’information a été révélée par le journal Le Monde le 26 mai 2026. Depuis, la ministre a été sommée de s’expliquer par le Premier ministre Sébastien Lecornu qui l’a contacté mercredi matin pour lui demander des explications.

Propos racistes et haineux : les réactions après la démission de Franck Bernard de GBM

Au lendemain du conseil communautaire, Grand Besançon Métropole a indiqué ce vendredi 22 mai 2026, que le désormais ex-conseiller communautaire, Franck Bernard, avait informé le président, Ludovic Fagaut, de sa démission. Une décision qui n’a pas manqué de faire réagir plusieurs représentants locaux.

Grand Besançon : scandale au conseil communautaire après la découverte de propos racistes tenus par le vice-président RN Franck Bernard…

Mise à jour - Ludovic Fagaut attend la lettre de démission de l'élu • Lors du dernier conseil communautaire de Grand Besançon Métropole qui s’est tenu ce 21 mai 2026, plusieurs élus, dont Anne Vignot, la présidente sortante, ont fait remonté l’information dévoilée par le Ch'ni selon laquelle le vice-président Franck Bernard est l’auteur d’un compte Facebook aux propos haineux et racistes.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 19.38
nuageux
le 05/06 à 15h00
Vent
2.63 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
54 %

Sondage