Cadavre de génisse attaché à la sous-préfecture du Doubs : les associations réagissent… 

Publié le 18/11/2024 - 08:14
Mis à jour le 18/11/2024 - 08:35

Suite à une attaque de loup, de nombreux agriculteurs se sont réunis à Pontarlier le 9 novembre 2024 afin de revendiquer l’autorisation des tirs de défense. Pour marquer les esprits, ils avaient accroché un cadavre de génisse à la sous préfecture du Doubs. Les associations de protection de la nature ont souhaité réagir.

Comme nous vous l’annoncions sur maCommune.info, une soixantaine d’agriculteurs ont accouché un cadre de génisse à la sous préfecture du Doubs le 9 novembre dernier. En cause ? Une nouvelle attaque du loup et  la volonté de protester contre le refus des services de l'État de réaliser des tirs de défense.

"À chaque occasion nous avons démontré notre empathie envers la détresse des éleveurs", ANP. 

Les associations ( …..) regroupées sous une même banderole (ANP) s’insurgent de propos "diffamatoires" tenus lors de l’action des agriculteurs. "Les associations de protection de la Nature ont accepté beaucoup de choses, de dialoguer avec tous bien sûr, de partager des infos avec les éleveurs sur le terrain ou de réfléchir ensemble à des moyens de protection. Elles continueront à le faire. Ce qu’elles n’accepteront pas en revanche, c’est la diffamation de la part de certains représentants de la FDSEA qui préfèrent attiser la colère plutôt que de dire la vérité", écrivent-elles dans un communiqué.

Et d’ajouter : "À chaque occasion nous avons démontré notre empathie envers la détresse des éleveurs. Par tous les temps, nos bénévoles ont passé près de 400 nuits** -entre juin et fin octobre- à surveiller les troupeaux des éleveurs qui nous l’ont demandé", tient à souligner l’ANP en rappelant que la "FNSEA a pesé de tout son poids afin que les bovins ne soient pas reconnus comme "espèce protégeable". Cela à "leur profond regret". 

Enfin les associations se disent "consternés de la récupération politique autour du sujet du loup" : "Réapprenons à vivre avec cette espèce protégée comme le souhaite la grande partie de la population rurale et citadine, à vivre avec la nature et non pas au-dessus."

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