Comment sera la population franc-comtoise en 2050 ?

Publié le 22/06/2017 - 15:22
Mis à jour le 23/04/2019 - 17:13

Les projections démographiques de l’Insee à l’horizon 2050 présentées dans cette publication sont réalisées à partir du modèle » Omphale 2017 « . Il consiste à simuler l’évolution de la population par sexe  et âge à l’aide de trois composantes : la fécondité, la mortalité et les migrations. Le modèle fait  évoluer ces composantes selon divers scénarios, en prenant comme point de départ la population  recensée au 1 er janvier 2013. Voici des pistes pour 2050…

 ©
©

"Si les tendances démographiques se poursuivaient, la population de la Bourgogne-Franche-Comté  augmenterait légèrement et compterait 2 959 000 habitants en 2050. En raison du vieillissement de  la population, le nombre de décès deviendrait rapidement supérieur au nombre de naissances, ce qui  freinerait l’évolution démographique. Seules les migrations permettraient alors à la région de continuer à gagner  des habitants.

11ème rang des régions

La population du Doubs, du Territoire de Belfort et de la Côte-d’Or augmenterait de manière  significative, tandis que la déprise démographique se poursuivrait dans la Nièvre. Moins de jeunes, davantage de seniors, en particulier de personnes âgées de 75 ans ou plus, la structure par âge de la population se trouverait modifiée dans tous les départements de la région" explique l'INSEE.

En 2050, la Bourgogne-Franche-Comté  pourrait compter entre 2 749 000 et  3 198 000 habitants, selon les différentes  hypothèses envisageables d’évolution de  la fécondité, de l’espérance de vie et des  migrations (encadrés).Si les tendances  démographiques récemment observées  se poursuivaient (scénario central), la  région compterait 2 959 000 habitants  en 2050, soit 139 000 personnes de plus qu’en 2013 (figure 1). Elle conserverait  le 11 e rang des régions métropolitaines,  devant la Corse et le Centre-Val de Loire.  La population régionale augmenterait en  moyenne de 0,13 % par an entre 2013  et 2050, une progression plus faible que  la moyenne métropolitaine (+ 0,32 %  par an), mais un peu plus forte que celle  des régions Grand-Est, Normandie et  Hauts-de-France.

Le Doubs et la Côte-d'Or : les départements les plus peuplés

Le Doubs, le Territoire de Belfort et la Côted’Or porteraient la croissance démographique de la région jusqu’en 2050.

Cette dynamique tient à la structure par âge  de la population et au poids plus important  de la population jeune : la part des moins de  25 ans y est plus élevée que dans les autres  départements de la région, celle des 75 ans  ou plus, plus faible. De ce fait, les naissances  sont actuellement plus nombreuses que les  décès dans ces territoires urbains où sont  situées les trois plus grandes agglomérations  de la région.

Le vieillissement généralisé

Pour autant, ces trois départements ne seraient  pas épargnés par le vieillissement de la population. D’ici 2050, le nombre de décès augmenterait fortement tandis que les naissances  seraient en légère diminution. Ces évolutions  conduiraient à une contraction progressive  du solde naturel sur toute la période, ce qui  freinerait la dynamique démographique.

La contribution du solde naturel et du solde  migratoire joue différemment selon les  départements.

En 2050, le Doubs deviendrait le département le plus peuplé de la région, place  actuellement occupée par la Saône-etLoire. Il compterait 612 700 habitants, soit  79 400 de plus qu’en 2013.

Le vieillissement de la population constitue  une tendance lourde qui marquera les prochaines décennies. Elle n’est pas spécifique  à la région et provient de l’arrivée aux grands  âges de la génération du baby-boom et des  gains d’espérance de vie 

Ce vieillissement serait plus prononcé qu'ailleurs

Bourgogne-Franche-Comté que dans les autres régions métropolitaines : la part de seniors (65 ans ou plus) atteindrait 30 %  en 2050 et serait supérieure de 3 points à  la moyenne métropolitaine. Dans la région, elle tiendrait en partie à la diminution du nombre d’habitants de moins de 65 ans.

Le quatrième âge

La population des 75 ans ou plus, davantage concernée par les problèmes de  dépendance et de santé, augmenterait plus rapidement encore que la population des  65 ans ou plus. Dans la région, ils seraient  256 000 de plus en 2050 et représenteraient  19 % de la population contre 16 % au  niveau national. Le nombre de personnes de 75 ans ou plus augmenterait ainsi de  87 % pendant la période. Cette progression  serait plus faible qu’en France métropolitaine (+ 102 %) puisque la population de la  région est déjà âgée. En Haute-Saône, dans  le Doubs, le Territoire de Belfort, le Jura, en  Côte-d’Or et dans l’Yonne, les personnes  du quatrième âge seraient près de deux fois  plus nombreuses en 2050 qu’en 2013

Moins de jeunes

Le vieillissement de la population entraîne  également un déficit de naissances et, au fil  du temps de jeunes de moins de 20 ans. La  Bourgogne-Franche-Comté perdrait ainsi  des jeunes, 40 000 sur la période, une évolution contraire à la tendance nationale. Les  moins de 20 ans représenteraient alors 21 %  de la population. Seuls les départements les  plus jeunes gagneraient encore des moins  de 20 ans : 6 000 de plus dans le Doubs  et 2 000 dans le Territoire de Belfort.

Moins d’un habitant sur deux en âge de travailler en 2050

Les personnes en âge de travailler (20 à  64 ans) représenteraient en 2050 un peu  moins de la moitié de la population totale,  soit 49 % pour 51 % en France métropolitaine. Cette classe d’âge diminuerait plus  vite dans la région qu’au niveau national  en perdant 149 000 habitants de 2013 à  2050. Dans les départements, les constats  d’évolution seraient les mêmes que pour la population des jeunes : seuls le Doubs et  le Territoire de Belfort compteraient plus  d’adultes en âge de travailler qu’en 2013. À  l’opposé, la Saône-et-Loire afficherait une  baisse de 17 %, la Nièvre de 25 %.

En 2050, la Bourgogne-Franche-Comté  compterait 104 habitants d’âge inactif  (moins de 20 ans ou plus de 64 ans) pour 100  habitants d’âge actif. Le nombre de personnes en âge de travailler  resterait supérieur au reste de la population  uniquement dans le Territoire de Belfort, la  Côte-d’Or et le Doubs.

Société

Marche LGBTQIA+ à Besançon : “C’est encore insupportable de savoir que deux hommes couchent ensemble”

La marche militante LGBTQIA+ (ou marche des fiertés) de Besançon se tiendra le samedi 16 mai 2026. Organisée par le collectif 17 mai, cet événement revendicatif et festif s’inscrit dans une dynamique locale initiée depuis 2020, avec le soutien de l'ancienne maire Anne Vignot et la participation de nombreuses associations du territoire. On en parle en détail avec Lucie Dernière Minute, responsable de l’organisation de l’évènement.

Besançon est-elle menacée par la mouvance “masculiniste” ?

La préfecture du Doubs organisait ce mercredi 6 avril un exercice de sécurité grandeur nature simulant une attaque terroriste menée par des assaillants se réclamant du courant “masculiniste”. Ce choix de scénario soulève des interrogations. Faut-il y voir une menace réelle pour Besançon ? Et cette mouvance vise-t-elle uniquement les femmes ? Éléments de réponse.

À Besançon, une spécialiste RH propose ses services “à la carte” aux entreprises

Pendant plusieurs années, Bérengère Reisser a travaillé pour de nombreuses entreprises à Besançon en tant que responsable des ressources humaines. Après un licenciement économique  éprouvant, elle a fait le choix de légèrement réorienter sa carrière. Depuis janvier 2026, elle exerce désormais en tant qu’indépendante, proposant ses services aux entreprises et aux structures associatives de Besançon et plus largement de la Franche-Comté.

Attaque masculiniste au collège : un exercice grandeur nature avec deux morts simulés à Quingey

VIDÉOS + DIAPORAMA • Un exercice de sécurité civile grandeur nature s’est tenu mercredi 6 mai au collège Félix Gaffiot, dans la commune de Quingey. Organisée à l’initiative de Rémi Bastille, cette simulation visait à entraîner les différents services de secours et de gestion de crise à la prise en charge d’un événement provoquant de nombreuses victimes.

Dans le Doubs, la contestation de l’expulsion d’un ressortissant kosovar adressée au préfet

Dans une lettre ouverte datée du 22 avril 2026 et adressée au préfet du Doubs, le président du Collectif de Défense des Droits et Libertés des Étrangers (CDDLE) exprime son désaccord après l’expulsion d'un père de famille originaire du Kosovo, une mesure qui a conduit, selon la lettre, à la séparation de l’intéressé avec son épouse et leurs trois enfants restés en France à ce moment-là.

Offre d'emploi

Devenez membre de macommune.info

Publiez gratuitement vos actualités et événements

Offre d'emploi
 8.88
partiellement nuageux
le 09/05 à 03h00
Vent
1.3 m/s
Pression
1016 hPa
Humidité
89 %

Sondage