Des infirmiers dénoncent un coup de rabot sur leurs visites

Publié le 21/09/2021 - 11:33
Mis à jour le 21/09/2021 - 11:33

Le principal syndicat d’infirmiers libéraux dénonce la « logique comptable » du gouvernement, qui souhaite limiter le coût de leurs visites au domicile des personnes âgées, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron publiée mardi dans la presse régionale.

 © sabinevanerp/Pixabay
© sabinevanerp/Pixabay

La Fédération nationale des infirmiers (FNI) sort les grands moyens. De pleines pages dans les journaux pour interpeller directement le chef de l'Etat sur une de ses promesses.

"Vous aviez promis aux Français d'engager une réforme innovante de la prise en charge du grand âge (mais) votre gouvernement s'emploie à reprendre une part des financements qui permettent aux infirmiers d'améliorer la prise en charge à domicile de nos aînés les plus fragiles", affirme le syndicat.

Concrètement, le "forfait dépendance lourd" négocié en 2019 coûte plus cher que prévu.

Facturé 28,70 euros par jour, quel que soit le nombre de passages quotidiens au domicile, cet acte était à l'origine censé tenir dans "une ligne budgétaire d'environ 100 millions d'euros", dont la FNI dit avoir souligné dès le départ "l'insuffisance notoire".

Les dépenses ont en effet dérapé dans les grandes largeurs, à tel point que les infirmiers sont aujourd'hui sommés de rendre 120 millions d'euros, au titre d'une "clause de revoyure" activée par l'Assurance maladie, qui réclame des "mesures correctrices" afin de limiter les frais.

"La logique comptable l'emporte sur l'intérêt de nos patients", déplore la FNI, qui appelle M. Macron à "adresser un signe" aux 140.000 infirmiers libéraux, en facilitant "le déblocage de (leurs) négociations".

(Avec AFP)

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