Dans son communiqué, Dominique Voynet rappelle qu'”au cours des discussions budgétaires, le gouvernement a promis qu’aucune suppression de postes d’enseignants n’aurait lieu cette année. La réalité est toute autre.”
Selon les projections de la nouvelle carte scolaire, dans le Doubs, ce sont 21 postes qui seraient supprimés en septembre (et près de 53 sur l’ensemble de l’académie), "avec des conséquences lourdes pour nos écoles et nos enfants", écrit-elle. L’an dernier, 12 suppressions budgétaires avaient entraîné 77 fermetures de classes.
La députée s’interroge : ”Si 21 postes de plus devaient être supprimés, que resterait?t?il des promesses affichées de faire de l’éducation une priorité??”
Des conséquences directes
Dominique Voynet souligne les impacts concrets de ces suppressions : ”à Saône, à Fontain, à l’école Courbet d’Ornans, à l’école Viotte de Besançon comme ailleurs, la fermeture de classes conduirait à la répartition des enfants dans des groupes plus nombreux, à l’annulation de projets pédagogiques, en clair à des enfants moins bien accompagnés et à des équipes pédagogiques fragilisées.”
Elle dénonce également la comparaison défavorable de la France avec ses voisins européens : ”dans les 22 pays de l’Union européenne membres de l’OCDE, les classes françaises sont parmi les plus chargées, avec 22 élèves en moyenne à l’école élémentaire contre 19 dans l’Union Européenne, avec 26 élèves en moyenne au collège contre 21 dans les autres pays européens. Les enseignants français sont aussi beaucoup moins bien rémunérés que leurs collègues européens.”
Un appel à revoir les arbitrages
Pour Dominique Voynet, l’éducation ne doit pas se résumer à des choix comptables : ”l’école mérite mieux que la duplicité du discours gouvernemental. L’école mérite mieux que des arbitrages comptables à courte vue.” Elle conclut : ”Il est encore de temps de faire autrement?!”


